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Il. TRAÏNE
=
LOURDE
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Laplupart des pêcheurs amateurs ne conçoivent la pêche
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qu’une canne à la main. Ils seraient frustrés de leur plaisir
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,
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s’ils étaient obligés de renoncer à cet instrument. Pour eux,
une canne est un roseau élégant, exible, délicat, nerveux,
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un jouet merveilleux qui magnifie par cent les voluptés de
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la touche et du c0mbat. C’est vrai d’une canne à lancer et,
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à _la,rigueur,d’une Canne à soutenir. Ce ne l’est pas d’une
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canne à traîner au fond.
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Première raison. Même si, avec une canne, on peut utiliser
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un corps de ligne deux fois plus fin que celui de la caille,
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,
un 60/ 100 par exemple, puisqu’il est enroulé sur un mouli'
net, même si la diminution de frottement qui résulte de cet
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,
affinement permet d’employer un plomb relativement léger
par rapport
celui de la caille, 300 grammes par exemple,
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ce plomb de 300 grammesexerce néanmoins de fortes pesées
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en bout de scion lorsqu’il ,stoke, racle et accroche. Ainsi donc,
malgré la canneet le moulinet, malgré l’affinement du corps
de ligne et l’allégement du plomb, la traîne au fond reste
ce qu’elle est, une traîne
et brutale. La canne doit
être d’unerobustessé proportionnée àla brutalitédu tra—
vail demandé avant la capture, et cette robustesse prive le
pêcheur de sensations fortes après la capture. Le percheron
de labour ne sera jamais un pur-sang de concours.
Deuxième raison. Seul le corps de ligne est rentré au mouli—
net. Dès que le plomb est à bord, le rôle de la canne et celui
du moulinet sont achevés. Le poisson est amené à la main, -
comme à la caille..Pas question, donc, de gréer la ligne avec
des nylons plus fins que ceux de la caille. Ils seraient trop
fragiles pour que l’on parvienne à maîtriser les mains nues
un animal vigoureux et récalcitrant.
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