Camargue, Provence, Côted‘Azur
à l'exception de quelques dona—
turel de la Provence, d'autant que
tions.
Frédéric Mistral y a fait naître son
mythique héros, Calendal, qui se
Marseille :
présente ainsi :« Je suis de Cassis,
la Côte bleue
,
ville de mer / et clef de FranCe [...]/
Entre Martigues et Marseille, le mas—
Car
tel a YU Paris, Compagnons/, /
sif de l‘Estaque domine la Côte
qur peutdrre,
S'“ ”'a pas "” C355l55,
bleue. Sur le territoire des com—
n'a1r1en VU-” »
;
munes d'Ensuès—la—Redonne et du
Il est vrai que l'on aura rienvu- de la
_
Rove, un immense domaine a été
Provence si l'onne découvre pas
acheté par le Conservatoire a di—
ces admirables calanques, dont—on.
verses sociétés civiles immobilières
sait aujourd'hui de surcroît qu'elles
qui envisageaient d‘y construire 500
abritent les témoignages de l'art de
logements... Une série d'accords
la plus haute antiquité.
'
»_
avec les communes d'Ensuès
et du
«
Caranques » ou « calanques » ?
Rove ont permis de Completer ces
On a opté pour cette seconde formé
acqursrtuons.
afin de caractériser ces criques, ou
La Côte bleue
plutôt ces véritables fjords, langues
3 137 ha (communes d‘EnS‘lès'la'
de mer enserrées entre de hautes
Redonne
et du Rove)' ACCÈS mul"
parois rocheuses verticales. il s'agit
autour des communes concer'
de vallées profondes et étroites, for—
_
'
_
_
mées il y a bien des millénaires, qui
'
En raison de l'mmensrté des zones
ont été envahies à la suite du re=
ainsi mises à l'abri de l‘urbanisahaussement progressif du niveau de
tion, le domaine de la Côte bleue
la mer, ” y a douze ou quinze mille
est difficile d‘accès : le substrat cal—
ans. Ainsi s'explique que lion ait pu
caire, s'ajoutant a des séries d'in—
découvrir, et annoncer publique—
cendies (dont le dernier en date, en
ment cette découverte au public
30Ût 1989! a déV35té ] 500 hecpendant l'été 1991, des fresques et
tares) n'incitent guère à la déÇOU'
dessins dans des grottes sous-ma—
verte de ces collines, au moins
rines : témoignage capital sur l'art .
provisoirement. L'Office national
de la période pà|éOlithiquel qui au—
des forêts a été mandaté par les
rait fait vibrer le
des Voix
communes du Rove et d'Ensuès
du silence.’
'
'
I
.
pour réhabiliter
| ensemble.
une
Des générations d'historiens se sont
entreprise a long terme qur prendra
,
.
't |
une vingtaine d‘années.
affrontes pour savorr ou se
sr uar
e
Carsrszs portus des Romains. Etait—ce
Pour ce qui concerne la côte pr0—
l'actuel port de Cassis ? Ou bien
prement dite, des sentiers littoraux
l'anse de l‘Arène ? Voire la pointe
devraient être aménagées entre le
des Lombard5 ; Puisque nous
cap Méjean et le port de la Vesse,
sommes à Cassis, penchons pour
;
puis de ce dernier en direction du
Cassis (qui paraît quand même
Ï
cap Ragnon et de la pointe d'Esqua—
pothèse laplus vraisemblable). Mais
‘
lidou. La zone des calanques a été
cela, àvrai dire, importe peu. Càr
Ï:ÂΫ occupée par l'homme depuis les
les souvenirs romainss—Fèffacent'iCi
temps les plus reculés : des ÏOUÏHÇS
“deVantCeux des
ont permis de mettre au jour des
‘
nité, à—«l‘àà lumière ‘des-déôoUVertes
bitats du cinquième millénaire, . _‘ …
__
de “été
etausg
si——
_
.
‘
,
.
…
té,-naturel d?une rare beaUté.
‘
Cassis : les calanques
; '
_
-
,
alentours des calanques de Port-.
son
p0rt’ et ses calanques
de
et d'En—Vau, le
sontun haut lieu du patrimoine cul—.
ÇOnservatorœ & DU se porter acque—
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