Le guide du littoral
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llLe site ale Saintmlaise
A proximité de la pittoresque petite ville de
Saint—Blaise, qui se trouve plus près du
Saint—Mine, on ne manquera pas de visi—
delta du Rhône. » Selon la plupart des ar—
ter le site antique de Saint—Blaise. Entre les
chéologues, le célèbre rempart héllénistique
étangs de Lavalduc et de Citis, au nord
de Saint—Blaise, que l‘on datait du 1116,
d‘une petite forêt domaniale, la chapelle
voire du I Ve siècle, n‘aurait été construit
Saint—Blaise a donné son nom à un pla—
qu'entre —170 et —140. On suppose que
teau que la tradition locale désignait sous le
Saint—Blaise jouait alors un rôle important
nom de Castelveyre. A proximité de cette
dans l‘entreposage du sel pour Marseille, et
chapelle du XIIe siècle, des fouilles ont per—
que la muraille fut construite “” de
mis de mettre au jour une cité antique dont
ger 683 entrepôts.
les origines remonteraient & 688 avant
Saint—Blaise sera réoccupé au temps des
”OW ère, comme le PTOUWTŒÏ la découver—
grandes invasions et recevra le nom d'Ugium ,'
te de vases fabriqués & Rh0d83 & C€?Ïï€
un nouveau rempart est édifié. Défini—
époque. Dans des circonstances encore mal
tivement abandonné à la fin du XIVe
connues, la Cité aurait été détruite et aban—
date de sa destruction par Raymond
donnée aux environs de 125 avant 110176
de Turenne, Saint—Blaise se reconstruira
èïeun peu plus loin, à partir de 1407, à
On a longtemps pensé que la ville avait été
Saint—Mitre.
fondée par les Phocéens. Lors d‘un colloque
D‘importantes fouilles ont été conduites à
organisé en 1986 par le centre Camille—
Saint—Blaise, notamment par Henri
fullian de l‘université de Provence, B.
Rolland. Un musée modeste mais d‘un
Bouloumié rectifiait pourtant cette inforgrand intérêt permet de prendre la mesure
mation : « Tout le monde, ou à peu près est
de l‘histoire de Saint—Blaise. Dans la pinèd‘accord aujourd‘hui pour reconnaître que
de, on verra des stèles et les vestiges d‘une
les Etrusques sont arrivés avant les Grecs.
basilique paléochrétienne. Sans oublier les
[...] Ils n‘ont pas choisi Marseille, mais
célèbres remparts.
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végétation caractéristique des zones
tient à ses roches éruptives, telle la
humides, roseaux et tamaris.
rhyolite amarante, appelée porphy—
re rouge, les grès rouges, et aussi,
-
une roche que l'on voit moins, mais
=
qui a reçu le nom d'esterellite, ou
porphyre bleu, dans la région de
à Fréjus
'
Saint—Raphaël.
Divers d'as ect, ces littoraux ont en
är015
se succedent
commun
dî subir une formidable
e Marseille a Frejus : la zone des
.
.
.
,
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Calanques, falaises de calcaire
pressron touristique etd urbanrsmde.
blanc, entaillées de profondes val—
Entre Marseille et Cassrs,
un plan
lées envahies par la mer douze à
sauvegarde _a
permis de mettre et
quinze mille ans avant notre ère ; le
' ab” des
lotrssement5 toute
une zo—
massif des Maures, que le géo—
ne borsee,
hélas ravagee
par les
m—
graphe Elisée Reclus décrivait jadis
cend|es successifs ; mars le littoral
comme
«' une île de gneiss, de
est presque complètement urbanrse
schiste et de granit au milieu des
entre La Ciotat et Fréjus—Saint—
calcaires >> ;. le massif de l‘Esterel
Raphaël _: la…plupart_des « COUPUFGS
enfin, de formation volcanique, do—
vertes » que l‘on observe encore
mine Fréjus et, vers l‘est, la côte
sont “en général des propriétésdu
entre Saint—Raphaël et la pointe de
Conservatoire, acquises à grandl'Esquillon : l'originalité de…l'Esterel
peine et le plus souvent à prix d'or,
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