Languedoc—Roussillon
consacrant un volume au Langue—
des municipalités passives, ou de—
doc—Roussillon, reprenaient à leur
meurer sceptique sur la qualité de
compte l'ensemble de ces critiques
certains matériaux de construction.
dans un sens polémique assez peu
Mais cela ne saurait, à notre sens,
en rapport avec l'esprit habituel de
remettre en cause ni l‘économie gé—
cette collection. Ils déniaient la réa—
nérale du projet d'aménagement, ni
lité d'une participation de la popu—
le souci qu'a eu la mission de
lation au projet d'aménagement :
concilier les goûts, les exigences et
«
Il n'y a pas eu de véritable mobili—
les moyens d'une clientèle touris—
sation, au sens constructif du terme,
tique qui apparaît aujourd‘hui di—
a fin de discussion, quand le projet
versifiée en un large éventail social,
a été connu », tempérant toutefois
provenant aussi bien de la région
leur propros en ajoutant : « Les
que de toute la France et de l‘Euro—
Languedociens auraient accepté à
pe. La « doctrine Racine », suivant
peu près n'importe quoi, ce qui ne
l'expression du maire de Montpel—
signifie pas que les aménageurs
lier, Georges Frêche, consistant à
aient fait n'importe quoi. » S'agisconstruire des équipements touris—
sant de la participation des élus aux
tiques dans des zones préalable—
travaux de la mission, les auteurs ti—
ment
aujour—
raient, c'est le cas de le dire, à bou—
d'hui un fait acquis, de telle sorte
lets rouges sur « le pouvoir langue—
que le littoral maintenu hors de ces
docien de gauche [qui] cautionne
zones devra rester protégé.
l'œuvrede l'Etat gaulliste centralisa—
Commentant l‘œuvre accomplie
teur ». Et devant les premières pyra—
lors d'un colloque consacré à la
mides de La Grande—Motte, ”5
«
loi littoral », Georges Frêche pou—
jugent que « La Grande—Motte ac—
vait déclarer en septembre 1986 :
quiert valeur de symbole : symbole
«
Or maintenant, et c‘est tout le dé—
de
la projection d'intérêts
bat, il y a des pressions fantastiques
gionaux sur un support concret qur
pour construire entre les stations.
pas concerné dans l'introduc—
[...] il y avait une volonté politique
tion de techniques architecturales
au Conseij de rivage du Conserva—
sans lien avec la lente alchimie de
toire du littoral, et je me fais un
la tuile languedocienne, du renou—
plaisir de dire que pratiquement
vellement de la clientèle touris—
toutes les décisions que nous avons
tique. En dehors dU gâchis dU site
prises l'ont été à l'unanimité pen—
l-——l ll Y a ÎOUÎ d‘abord la fin du tou—
dant quatorze ans. Il y avait des re—
risme populaire. Le camping sauva—
présentants de tous les partis. [...]
ge disparaît, mais aussi de façon
Nous avons souvent voté contre les
plus insidieuse sont détruits bara—
avis d‘une commune lorsque nous
quettes et cabanons de fortune […]
estimions que c'était un bétonnage
qui permettaient aux Languedociens
qui était inacceptable […] Ce-qui
aux ressources modestes de profiter
s'est fait est bien, mais on ne va pas
de la plage. » Et ces trois géo—
encore construire. […] La protection
graphes de conclure : « En une dé“
du littoral n‘est pas une lutte contre
cennie, on est passé d'une clientèle
le tourisme, c'est la vision intelli—
populaire, locale, fidèle, à une
gente d‘une protection qui, au
clientèle aisée, internationale, chan—
contraire, favorise le tourisme. » Le
geante. »
maire de Montpellier renforçait en—
On pourra, certes, contester telle ou
core son propos : « Avec ce
telle architecture des nouvelles sta—
fait M. Racine, sans partir de Prej
tions, voire rester atterré devant tel
supposés philosophiques ou p0l"
front de mer, dénaturé par des pro—
tiques différents ou semblables,
moteurs inconscients s‘étant joués
nous avons toujours éte d'accord ;
207
consacrant un volume au Langue—
des municipalités passives, ou de—
doc—Roussillon, reprenaient à leur
meurer sceptique sur la qualité de
compte l'ensemble de ces critiques
certains matériaux de construction.
dans un sens polémique assez peu
Mais cela ne saurait, à notre sens,
en rapport avec l'esprit habituel de
remettre en cause ni l‘économie gé—
cette collection. Ils déniaient la réa—
nérale du projet d'aménagement, ni
lité d'une participation de la popu—
le souci qu'a eu la mission de
lation au projet d'aménagement :
concilier les goûts, les exigences et
«
Il n'y a pas eu de véritable mobili—
les moyens d'une clientèle touris—
sation, au sens constructif du terme,
tique qui apparaît aujourd‘hui di—
a fin de discussion, quand le projet
versifiée en un large éventail social,
a été connu », tempérant toutefois
provenant aussi bien de la région
leur propros en ajoutant : « Les
que de toute la France et de l‘Euro—
Languedociens auraient accepté à
pe. La « doctrine Racine », suivant
peu près n'importe quoi, ce qui ne
l'expression du maire de Montpel—
signifie pas que les aménageurs
lier, Georges Frêche, consistant à
aient fait n'importe quoi. » S'agisconstruire des équipements touris—
sant de la participation des élus aux
tiques dans des zones préalable—
travaux de la mission, les auteurs ti—
ment
aujour—
raient, c'est le cas de le dire, à bou—
d'hui un fait acquis, de telle sorte
lets rouges sur « le pouvoir langue—
que le littoral maintenu hors de ces
docien de gauche [qui] cautionne
zones devra rester protégé.
l'œuvrede l'Etat gaulliste centralisa—
Commentant l‘œuvre accomplie
teur ». Et devant les premières pyra—
lors d'un colloque consacré à la
mides de La Grande—Motte, ”5
«
loi littoral », Georges Frêche pou—
jugent que « La Grande—Motte ac—
vait déclarer en septembre 1986 :
quiert valeur de symbole : symbole
«
Or maintenant, et c‘est tout le dé—
de
la projection d'intérêts
bat, il y a des pressions fantastiques
gionaux sur un support concret qur
pour construire entre les stations.
pas concerné dans l'introduc—
[...] il y avait une volonté politique
tion de techniques architecturales
au Conseij de rivage du Conserva—
sans lien avec la lente alchimie de
toire du littoral, et je me fais un
la tuile languedocienne, du renou—
plaisir de dire que pratiquement
vellement de la clientèle touris—
toutes les décisions que nous avons
tique. En dehors dU gâchis dU site
prises l'ont été à l'unanimité pen—
l-——l ll Y a ÎOUÎ d‘abord la fin du tou—
dant quatorze ans. Il y avait des re—
risme populaire. Le camping sauva—
présentants de tous les partis. [...]
ge disparaît, mais aussi de façon
Nous avons souvent voté contre les
plus insidieuse sont détruits bara—
avis d‘une commune lorsque nous
quettes et cabanons de fortune […]
estimions que c'était un bétonnage
qui permettaient aux Languedociens
qui était inacceptable […] Ce-qui
aux ressources modestes de profiter
s'est fait est bien, mais on ne va pas
de la plage. » Et ces trois géo—
encore construire. […] La protection
graphes de conclure : « En une dé“
du littoral n‘est pas une lutte contre
cennie, on est passé d'une clientèle
le tourisme, c'est la vision intelli—
populaire, locale, fidèle, à une
gente d‘une protection qui, au
clientèle aisée, internationale, chan—
contraire, favorise le tourisme. » Le
geante. »
maire de Montpellier renforçait en—
On pourra, certes, contester telle ou
core son propos : « Avec ce
telle architecture des nouvelles sta—
fait M. Racine, sans partir de Prej
tions, voire rester atterré devant tel
supposés philosophiques ou p0l"
front de mer, dénaturé par des pro—
tiques différents ou semblables,
moteurs inconscients s‘étant joués
nous avons toujours éte d'accord ;
207
