Languedoc—Roussillon
pôles touristiques à créer, elle se
Cyprien. Les premières villes com—
préoccupait de « restaurer, parfois
mençaient à sortir de terre après
même de recréer une nature victime
que les terrains eussent été attribués
de la négligence des hommes [...],
et vendus, suivant des procédures
de reboiser, lutter contre la prolifé—
strictes, à des institutions de touris—
ration des baraques et le camping
me social ou à
sauvage », écrit Pierre Racine.
ceux—là pouvant les acquérir à des
l
Partout, on plante, grâce à des pépiprix moins élevés que ceux-ci. Les
l
nières organisées pour la circons—
premières livraisons d'appartements
l
tance, notamment dans le massif de
auront lieu en 1967—1969 à Port—
la Clape, près de Narbonne. On dé—
Camargue et à La Grande—Motte, où
veloppe les espèces existantes,
les pyramides de l'architecte Jean
chênes verts et résineux ; les es—
Balladur étonneront au point de de—
pèces fragiles sont protégées des
venir le symbole de l'aménagement
l
redoutables vents que sont la tra—
de la région. Ce seront ensuite les
montane, le mistral (qu'on appelle
ensembles de Carnon, de Port—
}
en général le « vent du nord » dans
Barcarès, de Port—Leucate, d‘Arge—
i
la région), voire le cers, par des
lès, du Canet, de Saint-Cyprien et
arbres ou des arbustes à croissance
enfin de Gruissan... Le succès appe—
rapide, tels l’olivier de Bohême, le
lant le succès, on pouvait s'attendre
__
tamarin, le mûrier, le platane, résis—
à une formidable pression sur les
tant à la fois aux vents et à la salini—
larges bandes côtières de la part des
té ambiante. Des panneaux à con—
promoteurs. La mission d'aménage—
notation « positive » informent le
ment l‘avait prévu, et des zonages
Î
public ; les particuliers peuvent bé—
précis avaient été préalablement
néficier de plants gratuits ; et
établis afin de préserver de vastes
l'Office national des forêts s'im—
espaces naturels entre les pôles ur—
plique dans un programme où des
banisés. C'est là qu‘inte‘rvient le
finalités esthétiques et « paysaConservatoire du littoral, qui a pu
gères » ne sont pas absentes de cet—
acquérir un ensemble de terrains,
te entreprise de reboisement du
parfois en être bénéficiaire Sous for—
littoral.
me d‘affectations gratuites.
Pour assainir les zones côtières hu—
mides, une opération de grande en—
Eléments de bilan
vergure €5t lancée, SOUS la responPrès de trente ans après le lance—
sabilité scientifique d'un laboratoire
ment de cette immense entreprise
de l'université deMontpellier, aux
d'aménagement littoral, et après
fins de « démoustication »— Après
que se soient apaisées des critiques
des tâtonnements, des expériences
criconstancielles, peut—on apprécier
limitées, un programme Sél€CÎlff
sereinement l'œuvre accomplie par
adapté aux conditions régionales,
la mission d'aménagement d'abord,
est lancé ; ses résultats satisferont
les autorités régionales et locales
les plus exigeants et réduiront à
ensuite ? Donnons la parole, en pre—
néant les critiques qui avaient DU
mier lieu, au président de la mis—
être formulées.
sion, Pierre Racine, qui exerça ses
En 1964, un schéma d'ensemble de
fonctions pendant vingt ans : « Une
l'aménagement de la région avait
immense opération d'aménagement
été approuvé ; en 1972, il fut précitouristique peut être réalrsee dans
sé pour délimiter le périmètre défi—
l‘équilibre et l'harmonie des
nitif des cinq zones d'intervention :
constructions, sans aucune
Le Grau—du—Roi et Palavas, le bassin
sion à la spéculation foncrere ni
de Thau, Valras—Gruissan, Leucate—
compromis avec des interets illégi—
Barcarès, et enfin Le Canet—Saint—
times, dans le respect absolu de
205
pôles touristiques à créer, elle se
Cyprien. Les premières villes com—
préoccupait de « restaurer, parfois
mençaient à sortir de terre après
même de recréer une nature victime
que les terrains eussent été attribués
de la négligence des hommes [...],
et vendus, suivant des procédures
de reboiser, lutter contre la prolifé—
strictes, à des institutions de touris—
ration des baraques et le camping
me social ou à
sauvage », écrit Pierre Racine.
ceux—là pouvant les acquérir à des
l
Partout, on plante, grâce à des pépiprix moins élevés que ceux-ci. Les
l
nières organisées pour la circons—
premières livraisons d'appartements
l
tance, notamment dans le massif de
auront lieu en 1967—1969 à Port—
la Clape, près de Narbonne. On dé—
Camargue et à La Grande—Motte, où
veloppe les espèces existantes,
les pyramides de l'architecte Jean
chênes verts et résineux ; les es—
Balladur étonneront au point de de—
pèces fragiles sont protégées des
venir le symbole de l'aménagement
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redoutables vents que sont la tra—
de la région. Ce seront ensuite les
montane, le mistral (qu'on appelle
ensembles de Carnon, de Port—
}
en général le « vent du nord » dans
Barcarès, de Port—Leucate, d‘Arge—
i
la région), voire le cers, par des
lès, du Canet, de Saint-Cyprien et
arbres ou des arbustes à croissance
enfin de Gruissan... Le succès appe—
rapide, tels l’olivier de Bohême, le
lant le succès, on pouvait s'attendre
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tamarin, le mûrier, le platane, résis—
à une formidable pression sur les
tant à la fois aux vents et à la salini—
larges bandes côtières de la part des
té ambiante. Des panneaux à con—
promoteurs. La mission d'aménage—
notation « positive » informent le
ment l‘avait prévu, et des zonages
Î
public ; les particuliers peuvent bé—
précis avaient été préalablement
néficier de plants gratuits ; et
établis afin de préserver de vastes
l'Office national des forêts s'im—
espaces naturels entre les pôles ur—
plique dans un programme où des
banisés. C'est là qu‘inte‘rvient le
finalités esthétiques et « paysaConservatoire du littoral, qui a pu
gères » ne sont pas absentes de cet—
acquérir un ensemble de terrains,
te entreprise de reboisement du
parfois en être bénéficiaire Sous for—
littoral.
me d‘affectations gratuites.
Pour assainir les zones côtières hu—
mides, une opération de grande en—
Eléments de bilan
vergure €5t lancée, SOUS la responPrès de trente ans après le lance—
sabilité scientifique d'un laboratoire
ment de cette immense entreprise
de l'université deMontpellier, aux
d'aménagement littoral, et après
fins de « démoustication »— Après
que se soient apaisées des critiques
des tâtonnements, des expériences
criconstancielles, peut—on apprécier
limitées, un programme Sél€CÎlff
sereinement l'œuvre accomplie par
adapté aux conditions régionales,
la mission d'aménagement d'abord,
est lancé ; ses résultats satisferont
les autorités régionales et locales
les plus exigeants et réduiront à
ensuite ? Donnons la parole, en pre—
néant les critiques qui avaient DU
mier lieu, au président de la mis—
être formulées.
sion, Pierre Racine, qui exerça ses
En 1964, un schéma d'ensemble de
fonctions pendant vingt ans : « Une
l'aménagement de la région avait
immense opération d'aménagement
été approuvé ; en 1972, il fut précitouristique peut être réalrsee dans
sé pour délimiter le périmètre défi—
l‘équilibre et l'harmonie des
nitif des cinq zones d'intervention :
constructions, sans aucune
Le Grau—du—Roi et Palavas, le bassin
sion à la spéculation foncrere ni
de Thau, Valras—Gruissan, Leucate—
compromis avec des interets illégi—
Barcarès, et enfin Le Canet—Saint—
times, dans le respect absolu de
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