Bretagne
Il apparaît en effet que le nom exact
ment des troupeaux, ni enfin aucun
de cette baie, en langue bretonne,
de ces bruits pittoresques qui, dans
est Bae an aod (signifiant « baie de
une campagne, rappelle le voisina—
la Source >>), faisant référence aux
ge et l'habitation de l'homme. Le
eaux douces qui s'y déversent à la
mugissement des lames qui roulent
fois par l'étang de Lahoual et par
avec fracas les galets du rivage, les
l
une résurgence). Raison pour la—
cris lugubres des goélands et des
1
quelle le premir nom français dela
aigles de mer, frappent seuls
baie aurait été « baie de Fontenay »,
l'oreille du voyageur sur les bords
déformation de « fontaine ». « Au
désolés de la baie. » Cette impres—
XIXe siècle, écrit Henri Queffélec,
sion du XIXe siècle est due a
des rigolards, des durs d‘oreille ou
Fréminville, auquel nous laisserons
des gens peu scrupuleux, qui sen—
toute la responsabilité du choix du
taient venir la montée du tourisme,
mot « lugubre » pour caractériser
ont préféré entendre au lieu de bae
an aod, bae an anaon, "baie des
âmes des morts". Et comme c‘était
un
peu long, ils ont dit "baie des
'
Trépassés". »
Mais il serait dommage de vous li—
miter à ces seuls sites, certes gran—
dioses, avec en perspective rectili—
gne, depuis le sémaphore, Notre—
Dame—des—Naufragés et le phare de
l'île de Sein. De belles randonnées
et d'admirables points de vue se dé—
couvrent, plus tranquillement au
plus fort de la saison touristique, à
partir des autres sites du Conserva—
toire.
.
Au su-esd de Primehm une_en-m
::Œæîtï…îïäâtt
tion particulière doit être tarte du
de un mètre du solavantla tempête).
terrain de Trez ar Goarem, en arriè—
,
'
re de l'anse du C_abestap. Çontraire_les cris des goélands. La baie d'Au—
ment
aux terrains precedents,
"
dierne, si elle est parfois austère,
s'agit en effet d’une crique
sablon—
sait aussi se montrer accueillante :
neuse etd‘une plage agreable.
les estivants ne s'y sont pas trom—
pés, et ce littoral, que Fréminville
décrivait comme désert au XIXe
La baie
siècle,
a commencé à s‘urbaniser.
___—
Raison pour laquelle le Conserva—
d 'Aud ier…e
toire du littoral, répondant d'ailleurs
___—__—
à une sollicitation générale, a pu
D'Audierne à la pointe de Pen—
acquérir une bande littorale de cinq
marc'h, 5… environ vingt—cinq kll0‘
kilomètres de long entre Saint—
mètres, la baie d‘Audierne déroule
Plovan et Saint—Guénolé.
en arc de cercle son littoral plat, où
Un site majeur, en plein pays
alternent
les cordons duna:res et les
Bigouden, incluant en outre des
ÎÊîÊËËÊÊËŸÊlÊÊZ ‘iâlî äÊÊÎJLÎË
humides d'un grand intérêt
»
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écologique. A terme, le domaine
contrée cnvrlrsee, on n y VOlt …
devrait s‘étendre sur 750 hectares et
sons nr cultures ; on n'y entend …
.
.
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…
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les chants du laboureur, ni le bêletreize kilometres
e
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ora.
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