Le guide du littoral
d‘Audieme
partiellement fixée par une
590 ha (communes de Plovan—Ttémaigre végétation, se promène, en
Ploné°%Ï'LanVÊn>smomeur’
attendant de devenir une « dune
grise », stable, où la végétation peut
te)_
se développer en plongeant ses ra—
cines dans l'eau douce ou en voie gî
Un littoral instable
de désalinisation. Mais les cordons
De p|ovan jusqu'à la pointe de la
dunaires de la baie d'Audierne ont
Torche, le littoral est constitué d‘un
connu quelques malheurs dans
les
estran sableux — la plage, si l‘on
années
On OUVFIÎ a l'epoque
,
préfère — en arrière duquel un cor—
crnq carrieres de
sable un peu au
don de galets s'étend de façon
nord de la_pornte
de la Torche.
presque ininterrompue. Contraire—
Cette
mœnswe, 5UCC‘Ë'
ment à ce que l'on pourrait suppo—
des prelevements effectues
ser, la mer retrouve des galets
au_srecle dernier, provoquerent une
quieHe avait apporté jadis. Ce qui
ruine
complete de
ces dunes, fragr—
méæ quelques mots d‘explication.
l15eeset
envahres lors des marees
Depuis des millions d‘années, le ni—
d‘equnnoxe ou par grand
vent. Des
veau de la mer est instable : il ne
arrêtés ont été pi'lS par les com—
cesse de varier, en fonction des suc—
munes concernées, Plomeur
et
cessions de périodes de glaciation
Sarnt—iean—Trolrmon, pour limiterles
et de réchauffement. Pour s'en tenir
explortaüons aux zones situees bien
aux douze mille dernières années
en arrière. En les acquérant à_partrr
(une bagatelle dans l‘échelle des
de 1984, le Conservatorre
du littoral
temps géologiques), le niveau de la
proceder
a des
restaurations la
mer a remonté de quelque soixante
ou cela eta1tpossnble.
mètres. La mer a remis à nu des ga—
lets qu'elle avait roulés il y a cent
Les zones humides
mille ans OU plus. AÏnSÎ s‘explique
A intervalles réguliers, la zone arriè—
l'HSPGCΠCUF΀UX dU littoral de la
re du littoral comporte des étangs.
baie d'Audierne. Les marées hautes,
Ceux—ci ne communiquent pas tou—
la houle et les tempêtes détruisent
jours avec la mer. il faut attendre les
_
les sédiments qui se sont dép05é5
pluies d'automne et d'hiver, et les
'
au fil des millénaires et des siècles
ruissellementg qui s'ensuivent, pour
SUV les parties hautes, OCCUPÊGS la—
que le niveau de l‘eau monte, se rédiS,pai la mer ; quant à la partie
pande alentour avant de crever le
basse de l'estran, celle qui €St
cordon dunaire ou celui de galets
constamment soumise au mouve—
pour se jeter dans l'océan. Ainsi,
ment des marées et de l'onde, elle a
depuis Plovan jusqu'à la pointe de
usé les galets et les coquillages au
la Torche, trois étangs se sont for—
point de les transformer en sable...
mé5 : celui de Kergalan, au sud de
Nous avons ainsi vu, « de nos yeux
Plovan, Gel… de Trunvel, au nord
vu », le cordon de galets reculer de
de TrégU€nneCl et Gel… de Samt—
près de cinquante mètres pendant la
Vio, au 5Ud"OUGSÏ de Kerbascol et
terrible tempête du printemps 1990,
de Lanvern.
enfouissant
un
panneau
du
Les zones humides et leurs abords
Conservatoire du littoral, situé lar—
accueillent de nombreux oiseaux,
gement en arrière avant la tempê—
notamment des migrateurs. Les gra—
te... Cette instabilité de la barrière
velots au bec noir, au plumage gris
de galets se double d‘une fragilité
sur le dos et la tête, blanc sur le
du cordon dunaire. Celui—ci se dé—
ventre et la gorge, les vanneaux
place en effet sous l‘effet des vents:
huppés, blancs et noirs avec une
la « dune blanche », celle qui n'est
longue aigrette sur la tête, les barges
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