Le guide du littoral
piétaient souvent sur la zone théori—
_—
quement
réservée
à
ceux
de
@ goémore
Plogoff... Ces conflits sont souvent
L
.
,
,
.
.
e site de Trez ar Goarem comporte un
;— ,
evoques dans les souvenirs d'Henri
\
,
.
.
ces fours a goemons, si communs dans cette
Goardon
dans un livre
région jadis. Afin d'obtenir de la soude à
attachant, ou l'on
rechercl1era
partir du goémon, il convient de brûler
pourtant … l'ob1ectrwte, … meme
lui—ci. Le magma qui résulte de cette com—
parfois la mesure (Le Cap Sizun au—
bustion est ensuite « lavé » par les
trefois, éd- Le Signor, Le Guilvinic,
précipitations. La soude est alors réunie en
1980)« pains » et livrée aux usines.
Henri Goardon rappelle que les ha—
Les fours sont construits sur des hauteurs.
bitants dU cap pratiquaient une acti—
Afin d‘assurer une bonne combustion, l'ou— ?,
Vlîé moins avouable que les précé—
verture latérale du four est située face aux {
dentes... celle de pilleurs d'épaves.
vents dominants. Le four est construit en
«
Dans toutes les fermes, écrivait—il,
pierres plates jointoyées par de l‘argile.
on disait des prières en commun le
Après avoir amorcé le feu avec de la paille,
soir avant d'aller se coucher, mais
des bn‘ndilles et du bois, les goémoniersjet—
dans beaucou p de maisons, on
tent progressivement des algues séchées sur
ajoutait une, prière supplémentaire
le feu, entretenant celui—ci de façon à obte—
pour que les épaves flottantes arrivent
"” une température qui assure le bridage
sur nos côtes plutôt qu‘ailleurs. » La
des algues
sans PO…” “mam provoquer
traduction française de cette prière
l‘évaporation
de la soude. On recueille en_—
était la suivante : « Disons encore
”‘”?
la soude
et "” l‘agglomere 6” Palm de
une prière pour que Dieu nous en—
ma 80
voie des épaves, que nous soyons
__‘—®’_—__—‘
les premiers sur les “eux et que
Dans tous les cas, une activité des
nous ayons la meilleure part >>—-plus honorables fut exercée long—
Henri Goardon raconte encore que,
temps dans cette région comme
dans 53 jeunesse, il €UÎ le bonheur
dans toute la Bretagne : le ramassa—
de découVrir le premier l‘épave
ge et le fauchage du goémon/ que
d'un trois—mâts anglais, et qu'il s'en
l'on brûlait ensuite pour en extraire
attribua la primeur avant d'avertir
la soude, vendue à Audierne.
les gens de son village : « Une
semaine plus tard, les autorités ma—
Itinéraires dans
ritimes vinrent sur place et ne trou—
le cap Sizun
verent que la qwl|le du _vorlrer,
Il vous appartient maintenant de dé—
autour de laquelle s affa1raut le for—
.
.
.
,
.
.
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termmer votre propre itineraire par—
geron du Village, essayant d‘en de—
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d
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t
ire du
tacher les ferrures, avec l'intention
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es Sltes
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onserva 0
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d'en fabriquer des fers à cheval ! »
itt0ral entre Dournenez,
la pointe
du Raz et le cap Sizun. La pomte du
Là encore, légendes et réalités 56
Van et la pointe du Raz constituent
confondent. Qu‘il Y ait €U, comme
sans doute de véritables aimants.
ailleurs, des « pilleurs d'épaves » ne
Entre les deux, la baie des Trépasfait pas de d0U΀ } que les» habitants
sés, au nom évocateur, rappelle les
du cap, comme on le lit quelque—
terribles dangers du raz de Sein,
fois, eussent systématiquement dé—
que <<
nul n'a passé sans peur ou
“?UÎé
des navires SUV des écueils, en
sans douleur », dit un proverbe bre—
agitant des fanaux par mauvais
ton. Les âmes des marins morts en
temps, pour induire en erreur les pi—
mer se rassemblent—elles pour au—
lotes en difficulté, est une autre af—
tant dans la baie les évoquant ? Tel
faire…
n'est pas l'avis d'Henri Queffélec.
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