INTRODUCTION A LA GÉNÉTÎQUE
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La Génétique conrmerait donc précisément cette idée, souvent
formulée par le philosophe, que chacùnde nous
lui une
image particulière de l’univers. La valeur d’une telle constatàti0n‘
n’est pas mince; et comment n’être point tenté de voir, dans la dissem‘—
\
blance innée des données immédiates de la sensation, l’un des facteurs
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diérenciatifs des aectivités et des intelligences? Si déjà les hommes,
de par leur complexion intime, sont empêchés de conVenir’ sur le
goût d’un breuvage ou sur le"pzirfum d’une eur, faudrà—t—il s’étonner
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qu’ils disputent en esthétique, en
morale? Dans ces
domaines aussi, combien de susceptibilité's et de cécités électivesl
'
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-
."Dans la mesure où la Génétique ruine tout l’évolutionnisme
lamarckien, elle doit déterminer une nouvelle orientation—' des théories
psychogénétiques. Nombreuses,f‘en effet, sont encore celles qui, plus.
-.
ou
moins implicitement, se réfèrent à 'l’hé‘rédité de l’acquis,
supposent un; enregistrement germinal“ “des habitudes" psÿChiques.
'
Pour Ribot, qui
la tradition-_ de DarWin,
,
de Spencer
_
'
et
des
l’histoire …de'rl’a civilisation” humaine,.
dans l’ordre affectif, intellectuel et moral, s’eXplique par la formation
mentales qui, telles”de véritables instincts, Se xent
peu dans l’espèce. Ainsi apparaît l’aptitude à former les idées
abstraites, ainsi s’engendrerit les
la pensée; Ïain5i
de l’égoïsme originel, les sentiments altruistès, base de la morale;
‘
;Ï L’hérédité façonne,
de.l’èspèce, commela mémoire
celle de l’individu.
.
*
'
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-
'
Même conception, en som‘me,
Dantec, qui croyait aux
<<
inuences ancestrales >>, et rattachait l’élaboration de la conscience
morale à la xation
d’une morale d’abord fondée
l’intérêt.
seusÏune forme'un peu différente, la thèse_reparaît
_
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dans l’école
avec‘Sigmu'nd Freud, afrme que
! les expérienCes “personnelles, _=quand elles= Sont suffisamment intenses
répétées sur des-générations
successives, nissent par devenu- here…
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