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INTRODUCTION A LA GÉNÉTIQUE
Encore qu’avec une précision moindre, on a signalé des faits
analogues touchant les différenCes de -; sensibilité gustative à l’égard
d’autres substances chimiques : sucres, strychnine, benzoate de soude._Blakeslee- a raconté, dans la revue Science, un singulier dîner de
biologistes où l’on se préoccupa d’éprouVer entre les plats les suscepè
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tibilités linguales des convives, au nombre de deux cent cinquante.
Le repas s’ouvrit par un cocktail au benzoate de- Sonde. Les trois
quarts des buveurs le déclarèrent parfaitement insipide, les autres
y trOuvèÏet un léger goût sucré ou amer. Des tablettes de mannose
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et de féCulos'e ayant été Croquées après lerôti, elles parurent sans .:
goût à qUelques-uns; d’autres y perçurent une saveur douce, d’autres
,
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enc0re
une
saveur
amère, et d’autres enn une douceur mêlée
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d’a—mertume.
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Il faut noter que l’insensibilitégustative à l’égard d’une substance
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dOnnée n’entraîne pas forcément l’inseœibilité à. l’égard d’une autre :'
tel qui ne perçoit pas la thio—urée peut percevoir le mannose; et,? au
rebours, tel qui ne perçoit pas le mannose peut percevoir la thio»uÿée.
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Le goût est très proche de l’odorat, et l’on ne s’étonnera tpas
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Que les humains témoignent des diérences appréciables pour la
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bilité olfac”tive. Certains, sentent/à peine, ou pas du tout, l’arome
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ténu que dégagent la verveihe,'la pomine sauvage, le
jaune, l’azaléé.
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Si l’on fait burner par un bon n0mbré_ de personnes des eurs ”de
on
s’aperçoit que, pour; un'_quart environ des narines, la
corolle est sans parfum, Comme pour le goût, la différence est élective;
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qui se montre inSensible au mûflier n’a pas
pour cela le
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air _obtus, il pourra l’avoir très délié à l’égard d’une autre-senteur
flôralé:
,
,
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On _n’a démontré
que pour ladiéren‘ce de sensibilité
.
la thio-urée, mais 11 est à pïé_Sümer que les autres différences sont
également héréditaires. Outre les écarts grossiers auxquels nous venons
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de faire allusion, combien doit—il exister de nuances, trop délicates
même pour se prêter” à une étude quantitative? Apparemment
les sensibilités humaines sont aussi, individualisées que les visages et
qu’elles comportent, elles aussi, des combinaisons innies;
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