îN'I‘RODUCTION
A
LA
GÊNÊTIQÜE
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psychique. Encore que la ressemblance mentale demeure forte entre
les vrais jumeaux élevés depuis le premier âge dans des milieux dis—
semblables, ils peuvent différer sensiblement pour le caractère, l’af—
fectivité, les réactions sociales. Telle est du moins la conclusion qui
découle des observations de Muller et de Newman, En tout état de
cause,
pour le moral lui—même, la phrase de Galton reste vraie, et
<< l’hérédité l’emporte énormément sur le milieu tant que les diÎé—
rences
de nourriture n’excèdent pas celles qui séparent communément
des individus du même rang social et du même pays >>.
L’étude des vrais jumeaux humains ne conduit pas seulement à
conrmer les conclusions doctrinales de la génétique touchant l’im—
portance des gènes, elle est fructueuse à bien des égards; dans cer—
tains pays, et notamment en Russie, elle est promue au rang d’une
méthode générale pour la pathologie, la physiologie, la psychologie,
etc.
Si l’on constate, par exemple, que telle affection frappe les deux
membres de la paire beaucoup plus souvent chez les jumeaux vrais
que chez les faux, on pourra, par là seul, présumer que le terrain
génétique est pour quelque chose dans le développement de cette
affection.
En physiologie, la scrutation minutieuse des manifestations organiques chez les jumeaux a permis de déceler certaines corrélations
autrement insoupçonnables : c’est ainsi qu’en comparant les électroCardiogrammes des jumeaux, on a relevé un rapport constant entre
les dimensions du coeur et certains traits de l’image électrique.
On conçoit, au surplus, tout l’intérêt qu’il y a pour le pédagogue
à disposer de deux sujets absolument identiques sous le rapport des
gènes. En séparant dans le jeune âge plusieurs paires de vrais jumeaux
pour soumettre chaque lot à des méthodes d’enseignement différentes,
et en comparant ensuite les sujets deux à deux, on a recueilli des
données très signicatives. On a déjà pu s’assurer que les méthodes
qui s’adressent à l’invention plus qu’à la mémoire favorisent le progrès
de l’esprit; on a constaté que l’exercice des fonctions motrices,
le jeune enfant, aide au jeu de l’activité intellectuelle, et aussi qu’une
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