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BIODIVERSITÊ ET ENVŒONNÈMËNT
sources bi010giq‘ùes encore à découvrir. D’autre part, cette politique aurait pour
mérite defaiie reconnaître à sa réelle valeur le rôle des français dans des projets
assez souvent « confisqués >> abusivement par d’autres. La France a d’abord une
responsabilité spécifique à assumer dans les départements et territoires outre—
mer. Elle a plus largement un profond intérêt intellectuel, économique et poli—
tique à manifester sa présence dans la coopération entre pays du Nord et du Sud.
Des engagements et des moyens existent déjà. ils sont mis en oeuvre avec le
concours du Ministère des Affaires Etrangères dans le cadre d’accords et de
programmes bi ou multilatéraux de coopération scientifique et de développe—
ment où la question des ressources biologiques tient une place privilégiée (les
institutions les plus engagées sont l’ORSTOM, le ClRAD, le MNHN,…).
L’enjeu est d’autant plus grand que le suivi de Rio, et en particulier la
Convention sur la Biodiversité, concerne de nombreuses instances nationales et
internationales et ne prendra son sens que par un effort délibéré vers plus
d’information et de complémentarité.
Actuellement, dans le monde entier, les besoins se font pressants et les ten—
sions politiques s’accentuent. La France peut manifester une présence plus
active et plus systématique dans les grands programmes internationaux, en
y déléguant de façon concertée ses scientifiques et ses diplomates.
POUR UNE POLITIQUE
DE LA BIODÏVERSÏTE
Au cours du vingtième siècle, les français ont, dans leur majorité, quitté la
campagne et perdu leurs relations traditionnelles avec « la nature ». Cette rup—
ture a des conséquences que la société n’avait pas prévues et qu’elle a du mal à
accepter : pour des raisons culturelles autant qu’écologiques et économiques, il
n’est pas possible cle se détacher d’un
vivant riche et varié, la biodiver—
sité s’impose comme un enjeu que l’homme moderne doit intégrer aujourd’hui
dans sa perception de l’environnement, comme il y a déjà placé le climat ou la
Ville.
Au travers des sensibilités, des idées et des efforts des individus ou des
groupes sociaux, différents scénarios d’avenir s’esquissent. Des choix sont à
faire, mais tous conduisent à l’action. L’Etat a la responsabilité de préparer et
d’orienter une politique nationale de la biodiversité qui assure l’avenir et qui
recueille l’approbation des citoyens.
Une instance nationale, appelée Coordination Nationale de la Biodiversité,
devrait être chargée d’élaborer cette politique. Elle aurait plusieurs missions :
—
assurer la cohérence et les capacités d’action du réseau des observatoires,
—
coordonner le Programme National de Recherche sur la Biodiversité en
s’appuyant sur les initiatives et les contributions des institutions,
—
veiller
àla mise en oeuvre des enseignements appropriés,
—
conse1ller
l’Etat en matière de formation et soutenir le dialogue entreles
professronnels de la biodiversité et ceux de l’information,
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