Conclusions
75
lieu elle contribuerait à l’élaboration de cadres juridiques et administratifs
'
pour les actions de protection et de gestion. Un débat et des arbitrages clairs
sont essentiels pour que, en dépit d’une connaissance qui sera toujours partielle
et évolutive, ies risques inhérents aux nécessaires décisions immédiates soient
individuellement compris et collectivement acceptés et assumés.
LÆ. @@N'ËËËËËJ'ËËÜN
‘
AiJX ËË‘ËÛËÎËË iNÊEËNA‘E‘ÏÛNÀUX
Tous les problèmes d’évolution de la biodiversité ne se posent pas à l’échelle
planétaire, mais nombre d’entre eux ont une dimension internationale. Dans le
domaine végétal et agricole, l'IPGRI en témoigne. Placée au centre de l’Europe
de l’Ouest, la France a l’obligation de traiter des questions de diversité biologique dans le contexte de ses relations avec ses voisins et dans le cadre des ins—
titutions européennes. Sa responsabilité de pays développé est également enga—
gée par un devoir de solidarité vis—à—vis de pays moins riches, singulièrement en
Afrique, qui ont d’énormes difficultés à assurer leur présent et très peu de
moyens pour préparer leur avenir. C’est tout à fait évident dans le cas des rive—
rains de la Mer Méditerranée. La concertation entre pays est indispensable :
l’effort de connaissance peut et doit être partagé, celui de protection et de
gestion aussi
L’Europe dans son ensemble a pris la mesure des enjeux de la biodiversité.
L’Union Européenne a depuis plusieurs années dégagé les grandes lignes d’une
politique. Elle a publié en 1992 une directive << Habitats >> concernant « la
conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la ore sauvages >>.
Elle mène et finance aussi des actions sur les plantes cultivées et les animaux
domestiques, qui apparaissent sous d’autres titres, en relation avec la politique
agricole et celle du développement démographique et urbain. Il est évident que
le choix des actions retenues en matière de biodiversité est inuencé par les
pays nord-européens. D’autres orientations que la France pourrait soutenir
apparaissent prioritaires ; nous avons vu que l’état et l’évolution
de lab1od1ver—
sité marine justifient hautement deux programmes qui devraient mobiliser les
ressources de l’Europe : l’un portant sur l’Atlantique proche, la Manche et la
Mer du Nord, l’autre sur la Méditerranée. D’une façon générale, au plan exté—
rieur, la France a le devoir de participer plus activement avec quatre objectifs :
faire connaître ses ressources et ses capacités, afficher ses choix écologiques,
économiques et culturels, intéresser d’autres partenaires aux actions qu’il a
engagées, s’affirmer dans 168 projets internationaux.
L’existence d’une politique
nationale permettrait d’une part, aux institutions
françaises engagées dans l’étude, la protection ou la gestion dela
biodivers1te
de consacrer davantage d’efforts
coordonnes
a la solution
des grands
problèmes mondiaux (évolution des m1heux marins
press1ons de peche ;
désertification, déforestation et développement rural)
qu1 se posent
pr1ncrpale—
ment dans les régions tropicales,
où se srtuent d ailleurs 1 essentiel des res—
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lieu elle contribuerait à l’élaboration de cadres juridiques et administratifs
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pour les actions de protection et de gestion. Un débat et des arbitrages clairs
sont essentiels pour que, en dépit d’une connaissance qui sera toujours partielle
et évolutive, ies risques inhérents aux nécessaires décisions immédiates soient
individuellement compris et collectivement acceptés et assumés.
LÆ. @@N'ËËËËËJ'ËËÜN
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AiJX ËË‘ËÛËÎËË iNÊEËNA‘E‘ÏÛNÀUX
Tous les problèmes d’évolution de la biodiversité ne se posent pas à l’échelle
planétaire, mais nombre d’entre eux ont une dimension internationale. Dans le
domaine végétal et agricole, l'IPGRI en témoigne. Placée au centre de l’Europe
de l’Ouest, la France a l’obligation de traiter des questions de diversité biologique dans le contexte de ses relations avec ses voisins et dans le cadre des ins—
titutions européennes. Sa responsabilité de pays développé est également enga—
gée par un devoir de solidarité vis—à—vis de pays moins riches, singulièrement en
Afrique, qui ont d’énormes difficultés à assurer leur présent et très peu de
moyens pour préparer leur avenir. C’est tout à fait évident dans le cas des rive—
rains de la Mer Méditerranée. La concertation entre pays est indispensable :
l’effort de connaissance peut et doit être partagé, celui de protection et de
gestion aussi
L’Europe dans son ensemble a pris la mesure des enjeux de la biodiversité.
L’Union Européenne a depuis plusieurs années dégagé les grandes lignes d’une
politique. Elle a publié en 1992 une directive << Habitats >> concernant « la
conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la ore sauvages >>.
Elle mène et finance aussi des actions sur les plantes cultivées et les animaux
domestiques, qui apparaissent sous d’autres titres, en relation avec la politique
agricole et celle du développement démographique et urbain. Il est évident que
le choix des actions retenues en matière de biodiversité est inuencé par les
pays nord-européens. D’autres orientations que la France pourrait soutenir
apparaissent prioritaires ; nous avons vu que l’état et l’évolution
de lab1od1ver—
sité marine justifient hautement deux programmes qui devraient mobiliser les
ressources de l’Europe : l’un portant sur l’Atlantique proche, la Manche et la
Mer du Nord, l’autre sur la Méditerranée. D’une façon générale, au plan exté—
rieur, la France a le devoir de participer plus activement avec quatre objectifs :
faire connaître ses ressources et ses capacités, afficher ses choix écologiques,
économiques et culturels, intéresser d’autres partenaires aux actions qu’il a
engagées, s’affirmer dans 168 projets internationaux.
L’existence d’une politique
nationale permettrait d’une part, aux institutions
françaises engagées dans l’étude, la protection ou la gestion dela
biodivers1te
de consacrer davantage d’efforts
coordonnes
a la solution
des grands
problèmes mondiaux (évolution des m1heux marins
press1ons de peche ;
désertification, déforestation et développement rural)
qu1 se posent
pr1ncrpale—
ment dans les régions tropicales,
où se srtuent d ailleurs 1 essentiel des res—
