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BIODIVERSITË ET ENVIRONNEIVÏENT
2) La biodiversité est—elle le simple produit du hasard ou a—t—elle un rôle
dans le fonctionnement des écosystèmes ? les démarches précédentes permet—
tent d’élaborer des hypothèses (modèles). L’expérimentation doit être conduite
pour les valider ou les rejeter.
3) Comment et a quelle vitesse la biodiversité est-elle susceptible d’évoluer ? Cette troisième question est tout aussi importante car les choix et les arbi—
trages a faire dans la pratique dépendront des réponses obtenues. Il faut déve—
lopper une recherche fondamentale sur le patrimoine héréditaire des individus
et des espèces en associant de façon très intime génétique et écologie.
4) Enfin, quel que soit le progrès des connaissances il faut et il faudra
prendre des mesures de conservation. Que faut—il conserver et comment le
conserver ? Il est indispensable que soit développée une véritable Science de
l’ingénieur dans le domaine de la biodiversité.
Sur ces différents points, beaucoup adéjà été fait, mais les lacunes restent
considérables et l’ensemble manque d’unité. Une coordination et un suivi atten—
tif des progrès réalisés dans les disciplines — systématique, écologie, génétique
moléculaire, paléontologie, informatique, géographie, économie, histoire, eth—
nologie, sociologie... — doivent être réalisés, en rapprochant les acteurs concer—
nés quelle que soit leur institution de tutelle, car de nombreux organismes
publics (CIRAD, CNRS, lFREMER, INRA, MNHN, ORSTOM, Universi—
tés,…) affichent leur volonté de promouvoir la connaissance de la biodiversité.
Une instance nationale chargée de coordonner la politique en matière de bio—
diversité devrait élaborer un Programme National de Recherche sur la Biodi—
versité, sous la houlette du Ministère-de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche ; elle fédérerait les opérateurs évoqués ci—dessus. Trois grands axes
de recherches pourraient être développés :
1) Origine, histoire et géographie de la biodiversité animale, végétale et
microbienne.
—
2) Evaluation du rôle de perturbations ou de nuisances d’origine humaine
dans la diversité biologique (dynamique des peuplements et leur évolution) puis
des conséquences sur le fonctionnement à toutes les échelles, du local au global.
3) Perception et usage de la biodiversité par la société : science, technique,
économie, sociologie, culture.
Dans cet ensemble, une action nationale sur la microbiologie devrait être
individualisée, afin d’assurer dans un domaine essentiel le rattrapage dont nous
avons vu la nécessité *.
_
'
Les objectifs scientifiques et méthodologiques de ces recherches doivent être
également ceux que les Etablissements d’Enseignement Supérieur (Universi—
tés, Ecoles) proposent à leurs enseignants et leurs étudiants. La symbiose entre
recherche et formations supérieures est particulièrement importante à réaliser
puisqu’il s’agit de
une communauté scientifique, de former des jeunes,
de répandre largement des connaissances et une culture, de créer de nouveaux
métiers et des emplois.
_
En conséquence,
l’instance nationale chargée de la politique en matière de bio—
divers1té doit être entendue à l’occasion de la dénition des programmes et de
la distribution des habilitations aux Etablissements d’Enseignement Supérieur.
*
L’action nationale sur la Microbiologie lancée en 1997 par le Ministère de l’Education Nationale,
de la Recherche et de la Technologie & pour objet de répondre à ces attentes dans le domaine des
maladies infectieuses ou parasrtarres.
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