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BIODIVERSITE ET ENVIRONNEMENT
diversité. Le choix des objectifs de protection, d’utilisation et de gestion doit
être débattu, approuvé ou accepté par le corps social. Des dispositions réglementaires doivent être élaborées et des moyens nanciers dégagés.
La présence d’espèces différentes, la diversité des individus et l’existence de
communautés très variées sont les fondements de la biodiversité. Ceci impose
de traiter les objets biologiques selon leur nature propre et les problèmes à leur
échelle réelle dans l’espace et dans le temps. L’efficacité de la démarche
dépend enfin de l’attention que lui porte la société : lorsqu’elle y trouve un inté—
rêt puissant, les résultats sont rapides, importants, et valorisants pour leurs
obtenteurs. Il en est autrement lorsque quelques personnes se dévouent pour une
cause juste mais qui ne rencontre que l’indifférence aussi bien chez les déci—
deurs que dans le public. Seul un cadre global peut permettre aux responsables
de s’appuyer sur l’intérêt affectif que porte l’opinion à quelques espèces pour
promouvoir une approche qui intègre les secteurs délaissés.
La France a aujourd’hui besoin d’une politique nationale en matière de biodi—
versité, et elle peut la développer autour de quelques grandes orientations.
INVENTAIRES BIOLOGIQUES
ET SURVEILLANCE ECOLOGIQUE
DU TERRITOIRE EN LIAISON AVEC
SON AMENAGEMENT : CREATION
D’UN RESEAU D’OBSERVATOIRES
En France, la diversité biologique retient l’intérêt des pouvoirs publics
(Ministères, Agences et Services régionaux ou départementaux, Universités et
Institutions de Recherche,...)
et des établissements privés (Entreprises, Associa—
tions,...). La flore par exemple a fait depuis longtemps l’objet de très nom—
breuses études : des recueils existent qui décrivent les plantes présentes en un
lieu et relatent l’histoire de leur expansion ou de leur disparition. Obtenues à la
suite d’initiatives dispersées, les informations sont hétérogènes et parfois diffi—
ciles à utiliser surtout dans l’élaboration d’une vision à grande échelle des évO—
lutions en cours. Malgré quelques réussites sectorielles (l’Office National des
Forêts a exercé depuis de nombreuses années une surveillance continue du
domaine forestier) nous manquons souvent d’un corps de données rassemblées
selon des méthodologies cohérentes et sur des périodes longues et continues. Le
monde vivant et la diversité biologique n’ont pas été globalement suivis et étu—
diés comme le climat l’ a été par la Météorologie Nationale...
L’acte fondateur d’une politique nationale de la biodiversité pourrait être la
création par lIFEN d’ un réseau d’observatoires qui seraient chargés, sous la
tutelle du Ministère de l’Environnement, de la surveillance biologique et écologique générale.
Cet ensemble pourrait être constitué en fédérant les multiples
structures ex1stantes et en procédant à des créations complémentaires.
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