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BIODWERSIÏ‘É ET ENVIRONNEMENT
ressent. Au plan économique général comme pour les familles qui vivent dans
la région l’incendie de la forêt aura eu des effets néfastes et douloureux...
Les risques pris par l’homme en agissant sur la biodiversité sont d’une façon
générale complexes et d’ordres bien différents. Ils peuvent dans la majorité des
cas être évalués, ce qui ne veut pas nécessairement dire que la mesure obtenue
permettra de mettre en œuvre une solution durable au problème posé. On ne
traite pas de conits de société, comme celui qui a opposé les éleveurs aux éco—
logistes à propos de l’Ours des Pyrénées, de la même manière que des pro'
blèmes biologiques et économiques à grande échelle, tels la déforestation ou la
pêche abusive. Il est clair que les risques encourus ne seront pleinement assu—
més que lorsque la compréhension du rôle de la diversité biologique aura mieux
diffusé dans la société. Enfin le besoin d’évaluation qui se manifeste partout
témoigne bien de deux nécessités : une meilleure connaissance du vivant et une
mise en oeuvre des mesures qui assurent la protection et la gestion raisonnée des
ressources.
UNE APPRÛCHE EFFËCÀCE
En pratique, les problèmes de l’avenir de la biodiversité sont traités non pas
de façon globale mais par type d’organisme et de milieu. Or, lorsqu’on réunit
les personnes qui connaissent assez bien les grandes lignes d’un sujet et qui ont
également travaillé elles—mêmes avec succès à l’étude et à l’amélioration de la
situation, on constate une convergence d’opinion sur les mesures souhaitables.
Certes, des différences d’appréciation se manifestent (et cette diversité humaine
fait d’ailleurs avancer les idées), mais, sur la base des connaissances biolo—
giques disponibles, l’accord sur les grandes orientations est généralement aisé.
Le groupe des experts et des acteurs doit ensuite dégager un minimum de
moyens pour la mise en œuvre. Il lui faut aussi recueillir l’approbation (ou tout
au moins l’indifférence) des autres cercles qui pourraient se sentir concernés :
tâche redoutable lorsque le projet contrarie ou inquiète beaucoup d’hommes qui
estiment que leurs idées ou leurs intérêts immédiats ou potentiels pourraient
être menacés. Il est ainsi logique de constater que les problèmes relatifs à des
territoires délaissés par les hommes ont pu être traités parmi les premiers
(tableau 2 ). Par ailleurs les espèces agricoles, auxquelles une seule corporation
s’intéresse directement, ont été globalement moins mal protégées que les
formes sauvages qui occupent des espaces plus ou moins indivis. Un accord
mondial sur les régions polaires a pu être acquis (certes récemment et avec dif—
ficulté) mais la Méditerranée attendra encore quelques années alors que son état
désastreux affecte ou va affecter beaucoup d’hommes. Et que dire enfin de
l’évolution de l’environnement physico—chimique et biologique des régions àla
fois pauvres et très peuplées ?
_
L’existence d’organisations bien établies regroupant bon nombre des experts
d’un secteur
facilite considérablement l’action, et un peu de particularisme est
alors
La concertation et l’action commune des pays européens en
matiere forest1ere a récemment illustré cette afrmation. Principalement à l’ini—
BIODWERSIÏ‘É ET ENVIRONNEMENT
ressent. Au plan économique général comme pour les familles qui vivent dans
la région l’incendie de la forêt aura eu des effets néfastes et douloureux...
Les risques pris par l’homme en agissant sur la biodiversité sont d’une façon
générale complexes et d’ordres bien différents. Ils peuvent dans la majorité des
cas être évalués, ce qui ne veut pas nécessairement dire que la mesure obtenue
permettra de mettre en œuvre une solution durable au problème posé. On ne
traite pas de conits de société, comme celui qui a opposé les éleveurs aux éco—
logistes à propos de l’Ours des Pyrénées, de la même manière que des pro'
blèmes biologiques et économiques à grande échelle, tels la déforestation ou la
pêche abusive. Il est clair que les risques encourus ne seront pleinement assu—
més que lorsque la compréhension du rôle de la diversité biologique aura mieux
diffusé dans la société. Enfin le besoin d’évaluation qui se manifeste partout
témoigne bien de deux nécessités : une meilleure connaissance du vivant et une
mise en oeuvre des mesures qui assurent la protection et la gestion raisonnée des
ressources.
UNE APPRÛCHE EFFËCÀCE
En pratique, les problèmes de l’avenir de la biodiversité sont traités non pas
de façon globale mais par type d’organisme et de milieu. Or, lorsqu’on réunit
les personnes qui connaissent assez bien les grandes lignes d’un sujet et qui ont
également travaillé elles—mêmes avec succès à l’étude et à l’amélioration de la
situation, on constate une convergence d’opinion sur les mesures souhaitables.
Certes, des différences d’appréciation se manifestent (et cette diversité humaine
fait d’ailleurs avancer les idées), mais, sur la base des connaissances biolo—
giques disponibles, l’accord sur les grandes orientations est généralement aisé.
Le groupe des experts et des acteurs doit ensuite dégager un minimum de
moyens pour la mise en œuvre. Il lui faut aussi recueillir l’approbation (ou tout
au moins l’indifférence) des autres cercles qui pourraient se sentir concernés :
tâche redoutable lorsque le projet contrarie ou inquiète beaucoup d’hommes qui
estiment que leurs idées ou leurs intérêts immédiats ou potentiels pourraient
être menacés. Il est ainsi logique de constater que les problèmes relatifs à des
territoires délaissés par les hommes ont pu être traités parmi les premiers
(tableau 2 ). Par ailleurs les espèces agricoles, auxquelles une seule corporation
s’intéresse directement, ont été globalement moins mal protégées que les
formes sauvages qui occupent des espaces plus ou moins indivis. Un accord
mondial sur les régions polaires a pu être acquis (certes récemment et avec dif—
ficulté) mais la Méditerranée attendra encore quelques années alors que son état
désastreux affecte ou va affecter beaucoup d’hommes. Et que dire enfin de
l’évolution de l’environnement physico—chimique et biologique des régions àla
fois pauvres et très peuplées ?
_
L’existence d’organisations bien établies regroupant bon nombre des experts
d’un secteur
facilite considérablement l’action, et un peu de particularisme est
alors
La concertation et l’action commune des pays européens en
matiere forest1ere a récemment illustré cette afrmation. Principalement à l’ini—
