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BIODIVERSH“É ET ENVIRONNEMENT
horateurs de plantes, sélectionneurs d’animaux, microbiologistes de l’alimenta—
tion ou de la santé, etc. En précisant les objectifs dans leur contexte et en élabo—
rant méthodes ettechniques appropriées, une communauté scientifique de
niveau international est en train de se former en France autour des problèmes de
protection et d’utilisation de la diversité. Elle doit se faire reconnaître par le
monde de la recherche, mais aussi par ses tutelles et les autres composantes de
la société.
LES ENSTË'ÊËJŒ’ËÛNS E'Ë ËÆS HÛMMES
La France, par la diversité de ses sites et de ses paysages en zone tempérée et
sous les tropiques, présente une très grande variété d’écosystèmes et une riche
biodiversité. Initiée par d’éminents zoologistes et botanistes au dix—huitième
siècle, une tradition dans l’étude du vivant s’est perpétuée même si les disci—
plines classiques ont parfois cédé le pas à des approches différentes. Grâce à ses
institutions publiques (le Muséum National d’Histoire Naturelle, les Universités, les Organismes de Recherche, le Bureau des Ressources Génétiques...) et à
de très nombreuses associations, grâce aussi à ses capacités agricoles et indus—
trielles, le pays participe activement aux recherches sur la biodiversité et contribue à apporter quelques réponses aux interrogations de la société. La préoccu—
pation n’est donc pas nouvelle ; elle a conduit dans le passé à réunir de riches
collections et à mettre en œuvre une politique, encore timide, de conservation et
de protection. Tous les organismes de recherche français sous la tutelle des
Ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de l’Environne—
ment, de l’Agriculture et de la Santé, sont aujourd’hui impliqués dans cet effort
même si certains, du fait de leur histoire et de leur mission spécifique, avaient
pris les devants et si tous sont encore très soucieux de leurs prérogatives. Il sont
appuyés (parfois poussés) par un fort mouvement venu du public, des associa—
tions, de certaines entreprises. De nombreux laboratoires sont répartis sur tout
le territoire. Face à la nécessité intellectuelle et à la pression de la société, les
organismes scientifiques mettent en place un Programme National « Dynamique de la Biodiversité et Environnement » contribution française au pro—
gramme international DlVERSITAS.
Nombre des projets de recherche actuels s’inscrivent aussi dans le cadre
d’opérations internationales soutenues par la Communauté Européenne,
l’UNESCO (le programme l’Homme et la Biosphère—MAB —pilote huit stations
en France), le programme européen de l’IPGRI, etc. Les scientifiques français
n’y sont pourtant guère en vedette, même quand leur participation est de qua—
lité, et cela résulte de l’inorganisation nationale face a la rudesse et à la partialité de la compétition entre nations.
En d’autres termes, la science française et ses institutions ont inscrit
aujourd’hui la biodiversité au rang de leurs priorités. Dans un domaine qui sera
dans l’avenir de mieux en mieux reconnu comme essentiel au plan mondial, la
France a besoin d’une coordination politique de l’ensemble de ses projets, du
laboratoire au terrain.
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