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2. Dynamique des peuplements
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ef 9%” de ”environnemem
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LeS recherches menées dans ce.domaine par les biologistes des pOpulæitiÇhg ‘çt
les écologues
ont un double objectif : découvrir les mécanismes responsables de Ï
la stabilité ou de l’évolution d’un peuplement, élucider la nature de
entre biodiversité d’une part, production et productivité d’autre part. L’échelle
de temps des phénomènes considérés n’est plus celle des milliers ou des mil—
lions d’années comme pour l’origine des populations et des espèces. Les questions portent sur des périodes courtes, correspondant aux échéances des activités
actuelles de l’homme et des changements environnementaux prévisibles. Les
démarches peuvent être véritablement expérimentales, ou exploiter opportuné—
ment des « accidents ». Elles néc‘essitent l’existence d’inventaires spécialisés, de
réseaux d’observation, de suivis dans le temps et de bases de données informati—
sées. C’est ainsi que l’on peut suivre la « qualité » ou la << santé » d’un milieu et
obtenir une information essentielle pour le surveiller ou le gérer.
3. Conservation et gestion de la biodiversité
La préoccupation de conservation est l’objet d’un débat permanent. ConSer—
ver est une nécessité pour le scientifique pour qui la reproductibilité est impéra—
tive ; C’est aussi un besoin psychologique ou économique de nombre d’indivi—
dus, même s’il est parfois difficile de savoir ce qu’il faut Conserver. C’est enfin
une précaution collective nécessaire lorsque l’humanité prend conscience que
les ressources ne sont pas illimitées. En pratique, la diversité génétique des
espèces qui sont considérées comme des ressources économiques importantes
est le plus Souvent conservée ex situ alors que la biodiversité des écosystèmes
est protégée in situ. Dans Ce dernier cas, deux pratiques ont été développées
selon l’attitude philOsophiqu‘e- des acteurs : les uns interviennent de façon déli—
bérée'et se donnent un objectif (exemple : réintroduction du lynx en France), les
autres laissent faire..:'Cela dit, l’individualisme dans les actions humaines, le
coûtmême— de la conservation et surtout le caractère inévitable de l’évolution
biologique limitent souvent lesambitions : l’essentiel est de ne pas saccager le
monde vivant, de le protéger et de
pour mieux le gérer.
Conserver n’est pas une idée nouvelle en France où ont été constituées
depuis deux siècles des collections publiques ou privées, musées, arboretums,
jardins botaniques, domaiesioologiques, parcs préservés, banqües de gènes.
A la conservation statique se substitue progressivement une démarche dyna—
mique qui s’accointnode du perpétuel renouvellement du
en tire parti
pour étudier, surveiller, enrichir et utiliser la diversité génétique et biologique.
Cette attitude nouvelle, liée au progrès des connaissances, eXprime le refus
d’envisager toute évolution du monde biologique comme un dépérissement.
Pour que la société puisse bénéficier de ce changement, il eSt nécessaire que la
réexion qui l’a fait naître ne soit pas réservée à'quelques individus ou institu—
tions, aussi bien intentionnés soient—ils. Elle doit entrer dans la culture du plus
grand nombre et dans les références des décideurs. Le Bureau
des Ressources
Génétiques avait été créé dans cet esprit, pour promouvon les coordmaüons
entre biologistes, physiciens de l’environnement, aménageurs d’espaces, ame—
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