‘
’Les milieux continentaux
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des situations bien maîtrisées où la diVersité biologique est systématiquement
conservée et enrichie (les plantes de grande culture comme le blé et le riz) et
une gamme très variée de cas intermédiaires.
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j
.
Toutes
les fois qu’une action délibérée prenant la responsabilité de l’avenir
de ressources biologiques est entreprise, elle associe trois démarches:
connaitre, protéger, iaisser évoluer. La connaissance est le fruitde la prise de
conscience suivie de l’effort de recherche et d’analyse. La conservation consiste
d’abord à éviter ou empêcher les destructions indifférentes ou stupides, ensuite
à organiser un maintien de la ressource biologique pour l’avenir. Cependant
conserver au sens étroit du terme ne suffit pas. Des parcs, des territoires, des
écosystèmes ont été artificiellement fermés sur eux—mêmes. Dans le but louable
de préserver, toute intervention en a été bannie et le résultat n’a pas été en rap—
port avec l’espérance initiale : Certaines espèces que l’on voulait conserver
localement ont rapidement disparu... Les leçons de ces échecs doivent être com—
prises par la société. Le plus souvent, la cause en est une méconnaissance des
nécessités d’échanges de l’écosystème choisi avec l’extérieur et des relations
dynamiques existant entre ses composants. Il est erroné de croire que tout
ensemble naturel a atteint un équilibre définitif qu’il suffirait de figer en l’état.
Ceci justifie la troisième démarche qui vise à laisser évoluer, qui prend la
mesure de ce renouvellement biologique permanent
et inéluctable, qui cherche
à enrichir les ressources biologiques en intégrant dans ses objectifs l’homme et
les nécessités de sa vie économique et sociale.
_
Les actions à conduire doivent s’inscrire dans un projet qui vise au dévelop—
pement durable. Il est indispensable que la société soutienne ou accepte les opé—
rations, et donc qu’elle ait pris conscience de leur intérêt et de leur importance.
On doit évidemment disposer d’un corpus de connaissances et d’une recherche
qui, sur la base d’hypothèses, vise à répondre a des questions précises. Il faut
enfin mettre en œuvre des moyens à la hauteur des objectifs. Telles sont les
principales conditions du succès.
LES ËASES ÈÛNÜAMENTÀLES
,
DE LA ŒÛNNAÏSSANCE DE LA BIÛEÏVERSE'Ë‘E
Ëa @iversité biologique et variation génétique
Le vivant que nous observons, dans ses formes comme dans ses
activités, est
le résultat du façonnage que le milieu opère sur le fond génet1que propre
des
organismes. La diversité biologique est le fruit de l’interaction d’une_mult1tude
de conditions environnementales et d’une abondante variation génétique. Sans
cette dernière, il n’y aurait ni espèces ni individus différents.
Elle trouve
sa
source
le processus
de mutation. Elle constitue une echappatorre
a une
réplication conforme de 1’ ADN qui à chaque génération cellulaire
cree
copies identiques de l’information génétique ex1stante. La_mutatmn
nouvelles formes alléliques des gènes, qui sont ensuite cop1ees et distribuées
dans la descendance. Les échanges génétiques
entre md1wdus (qui se produi—
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