CHAPITRE III
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{mrËreua terrestres, lacustres, fluviaux)
PRESENÊÂ’ÊÊÛN EÊ PRISE DE CÛNSCEENCE
Au cours des années 70—80, l’effet combiné des sécheresses et des crises éco—
nomiques, politiques et sociales a projeté la désertification au rang des préoccu—
pations internationales les plus médiatisées. Nous assistions au déplacement
vers le sud des écosystèmes sahéliens subsahariens et àla réduction des espaces
de savane et de forêt tropicale. Ce phénomène d’origine climatique se poursuit,
amplifié par la croissance et le déplacement des populations, par le surpâturage
et par la récolte de bois qui épuisent les ressources biologiques. Tout un sys—
tème écologique qui avait jusque là permis la vie de sociétés humaines capables
de s’entretenir (le Sahel historique) disparaît. Il est remplacé par un autre, très
pauvre, où la présence des espèces vivantes et la productivité du milieu sont
réduites et où l’homme n’a que peu de place. En l’occurrence, la démonstration
ne souffre pas de contradiction : réduction de la biodiversité et désertification
sont dramatiques pour la vie et pour la société. Il est cependant utile de prendre
quelque recul et de replacer ces évènements dans leur contexte général et tem—
porel. A l’échelle des milliers et millions d’années, les variations climatiques, et
en particulier la succession de périodes sèches et humides au Sahara, sont des
phénomènes naturels. L’homme les perçoit aujourd’hui comme des catastrophes. En effet, pressé par la croissance démographique et le besoin d’un
développement économique, il exploite, sans constituer
de réserves,presque
tous les espaces disponibles, même ceux qui sont fragiles ou Vite épu1sés. Ses
activités accélèrent et amplifient les effets dévastateurs des phénomènes natu—
rels. Enfin les conséquences en sont appréciées à
la Vie
économique (le jour, l’année) et pas à celle de la vie biologique (le siecle
ou le
millénaire). L’homme prend de plus en plus de risques en contradiction avec
son espoir de s’installer dans la durée.
Avant même que le processus
de désertification du
Sahel ne soit enrayé, que
les mécanismes de son installation soient tous compris, que les
effets en soient
mesurés, que d’éventuelles Capacités d’adaptation du Vivant aient pu prendre
le
relais, que des décisions de conservation et de restauration aient
ete prises et
mises en oeuvre, l’opinion découvre un autre
SUJ6'E d inquiétude
en prenant
connaissance des méfaits (parfois spectaculaires comme
en Asœ du Sud—Est, au
Canada ou au Brésil) de la destruction des grandes forets naturelles. Au debut
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PRESENÊÂ’ÊÊÛN EÊ PRISE DE CÛNSCEENCE
Au cours des années 70—80, l’effet combiné des sécheresses et des crises éco—
nomiques, politiques et sociales a projeté la désertification au rang des préoccu—
pations internationales les plus médiatisées. Nous assistions au déplacement
vers le sud des écosystèmes sahéliens subsahariens et àla réduction des espaces
de savane et de forêt tropicale. Ce phénomène d’origine climatique se poursuit,
amplifié par la croissance et le déplacement des populations, par le surpâturage
et par la récolte de bois qui épuisent les ressources biologiques. Tout un sys—
tème écologique qui avait jusque là permis la vie de sociétés humaines capables
de s’entretenir (le Sahel historique) disparaît. Il est remplacé par un autre, très
pauvre, où la présence des espèces vivantes et la productivité du milieu sont
réduites et où l’homme n’a que peu de place. En l’occurrence, la démonstration
ne souffre pas de contradiction : réduction de la biodiversité et désertification
sont dramatiques pour la vie et pour la société. Il est cependant utile de prendre
quelque recul et de replacer ces évènements dans leur contexte général et tem—
porel. A l’échelle des milliers et millions d’années, les variations climatiques, et
en particulier la succession de périodes sèches et humides au Sahara, sont des
phénomènes naturels. L’homme les perçoit aujourd’hui comme des catastrophes. En effet, pressé par la croissance démographique et le besoin d’un
développement économique, il exploite, sans constituer
de réserves,presque
tous les espaces disponibles, même ceux qui sont fragiles ou Vite épu1sés. Ses
activités accélèrent et amplifient les effets dévastateurs des phénomènes natu—
rels. Enfin les conséquences en sont appréciées à
la Vie
économique (le jour, l’année) et pas à celle de la vie biologique (le siecle
ou le
millénaire). L’homme prend de plus en plus de risques en contradiction avec
son espoir de s’installer dans la durée.
Avant même que le processus
de désertification du
Sahel ne soit enrayé, que
les mécanismes de son installation soient tous compris, que les
effets en soient
mesurés, que d’éventuelles Capacités d’adaptation du Vivant aient pu prendre
le
relais, que des décisions de conservation et de restauration aient
ete prises et
mises en oeuvre, l’opinion découvre un autre
SUJ6'E d inquiétude
en prenant
connaissance des méfaits (parfois spectaculaires comme
en Asœ du Sud—Est, au
Canada ou au Brésil) de la destruction des grandes forets naturelles. Au debut
