Le milieu marin
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l’Océan Arctique. En première analyse, la température «s’avère être un facteur
essentiel de la richesse biologique. Mais on constate aujourd’huique ce n’est
pas
tout et que la production d’un écosystème n’est-pas nécessairement propor—
tionnelle au nombre des espèces présentes. Elle dépendde leurs propriétés
spécifiques et de leurs relations réciproques. Certaines communautés com—
plexes (récifs coralliens) s’avèrent ainsi très fragiles. Si bien qu’une réévalua—
tion générale du rôle écologique de la richesse biologique des zones littorales
s’impose.
Pour les estuaires, les lagunes et les côtes, la composition et le fonctionne—
ment des communautés d’êtres vivants s0nt de plus piof0ndémeht inuencés
par les activités de l’homme tout proche, à“ travers la modification physique et
chimique radicale imposée au milieu : les fonds, les niveaux, les courants sont
transformés par l’épandage de Volumes impertants de dépôts inertes, par les
dragages, les constructions ou l’aSsèchemet des sols littoraux. L’accumulation
en solution des produits utilisés par l’agriculture (engrais, herbicides,
pesticides) et des rejets industriels ou urbains (détergents, solvants, sels
variés...) modifie la qualité des eaux. A cette transformation Continue se super—
poSent les conséquences d’événements << catastrophiques >> et circonstanciels :
marées noires, immersion de produits radioactifs, accidents de navigation...
Autant d’interventions, dont la liste exhaustive serait très longue et qui modi—
fient si radicalement la vie dans les eaux que des mesures de régulation (jugées
parfois timides) ont étéadoptées par les pouvoirs pùblics. Appliquées avec
détermination, elles ont prouvé leur efficacité comme en témoigne la protection
du milieu naturel dans la Baie de Somme. Il arrive par contre qu’elles restent
lettre morte comme l’illustre le mépris des” transporteurs maritimes pour les
réglements internationaux denavigation dans ,la Manche, la Mer du Nord ou
l’Atlantique.
,
,
'}
'
La nécessité de puiser dans d’autres ressources naturelles pour nourrir une
population plus nombreuse a poussé les pêcheurs à eXplorer
les réserves des
grands fonds, loin des installatiOns humaines. On pêche en routine à des profon—
deurs de 1 000 a 2 000 mètres. Des tonnages croissants de poissons sont préle—
vés dans des stocks dont on ne connait précisement ni l’ampleur, ni la diversité
spécifique, ni le taux de renouvellement. ll
est fort
à craindre qu’en dépit d’une
réelle abondance on ne gaspille et on n’épuise une ressource
avant même qu’on
ait eu les connaissances permettant d’en imaginer une gestion raisonnée...
'
Enfin, depuis de nombreuses années, la participation de la haute mer
au
déroulement des grands cycles biogéochimiqües a été
reconnue, quantrfrée et
modélisée. Le rôle climatique de laperpétuelle
évolution des masses d’eau et de
leurs paramètres physico-chimiques (courants, température)
est connu et contr—
nue à être analysé. Le fait que les êtres vivants qu1 peuplent ces
eaux part1c1pent
à ces grands cycles est une évidence (recyclage
du gaz 03{b0_mquî Êt PhOÊOSYH‘
thèse…) La compréhension de cette fonction est encore
tres 1mpree1se. A11151_13
simple découverte du picoplancto: qui P0mTalt
etre responsable
d un bon
cm—
qUième de la fixation de carbone
l’océan, date de
morns @@
le ans et 1 on
ne
connaît guère plus du centième des espèces qu1 le constituent
! Une tache
énorme d’identification dela
d’evaluaüon de ses apt1tudes
et de modélisation du fonctionnement
et de l’évolution des écosystèmes marins
attend les scientifiques.
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