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BIODNERSITÉ ET ENVIRONNEMENT
PRISE DE coNscrENŒ
Trois processus
ont conduit a la prise de conscience d’importants change—
ments de l’environnement marin et de sa richesse biologique. Dès la fin du dix—
neuvième siècle, la pression de pêche a épuisé certaines ressources proches :
poissons, crustacés et algues, baleines, et poussé les bateaux européens vers
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Terre—Neuve, les côtes africaines et les mers lointaines. Plus récemment la
croissance démographique humaine et le développement économique se sont
Ï,';
accompagnés d’une urbanisation et d’une transformation de zones qui étaient
souvent proches du littoral et des embouchures des grands euves. Cette instal—
lation de l’homme a considérablement perturbé l’environnement local, frag—
menté les écosystèmes côtiers, amené dans les eaux des polluants dissous ou
macroscopiques qui ont profondément modifié le paysage physique et biolo—
gique des fonds et la qualité des eaux (cas de l’estuaire de la Seine). La
démarche scientifique qui visait depuis le dix—septième siècle à établir la description naturaliste du monde marin a été progressivement appliquée à l’évolu—‘
tion des organismes et des populations en relation avec les changements du
f
milieu. Ainsi, les études systématiques menées par les stations marines situées
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sur la Manche ont montré que des changements climatiques globaux et de faible
amplitude affectent considérablement la biodiversité : une élévation d’un demi
degré de la température moyenne annuelle de l’eau suffit à modifier les champs
_ "
d’algues, à faire régresser les poissons d’origine boréale et apparaître
,espèces lusitaniennes, a.pertuber la conduite et la production de la pêche.
l ;
A la fin de ce vingtième siècle, l’humanité commence a réaliser qu’en dépit
de sa masse énorme l’océan n’est ni une ressource infinieni un système
immuable. Elle constate aussi qu’un progrès des connaissances est indispen—
sable pour comprendre les changements qui l’affectent et pour corriger les
excès et les erreurs qui compromettent l’avenir.
'
'
LES DHŒ‘EËENTS PR@BËEMEË
La description naturaliste du monde marin offre un moyen commode de
poser les problèmes et de les placer dans leur contexte spatial et temporel. Il
faut ensuite établir les éventuelles relations et hiérarchies. On sait depuis long—
temps que les lagunes, les estuaires, les côtes, la haute mer de surface et la haute
mer profonde sont des sous—ensembles du milieu marin habités par des cortègGS
d’espèces différentes. Il est donc possible de s’interroger sur ces différents systèmes auxquels l’homme a d’ailleurs des accès très variés.
'
Les mangroves et les récifs coralliens des régions tropicales, les marais sau-'
mâtres méditerranéens et certaines franges littorales sont des milieux extrêmement
r1ches en espèces d’animaux, de plantes et de microorganismes qui entre—
tiennent
une production primaire importante avec un taux de renouvellement
elevé. Cette abondance dépend étroitement d’un environnement physique favo—
rable. Il suft pOur s’en rendre compte de la comparer à la relative pauvreté
de
BIODNERSITÉ ET ENVIRONNEMENT
PRISE DE coNscrENŒ
Trois processus
ont conduit a la prise de conscience d’importants change—
ments de l’environnement marin et de sa richesse biologique. Dès la fin du dix—
neuvième siècle, la pression de pêche a épuisé certaines ressources proches :
poissons, crustacés et algues, baleines, et poussé les bateaux européens vers
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Terre—Neuve, les côtes africaines et les mers lointaines. Plus récemment la
croissance démographique humaine et le développement économique se sont
Ï,';
accompagnés d’une urbanisation et d’une transformation de zones qui étaient
souvent proches du littoral et des embouchures des grands euves. Cette instal—
lation de l’homme a considérablement perturbé l’environnement local, frag—
menté les écosystèmes côtiers, amené dans les eaux des polluants dissous ou
macroscopiques qui ont profondément modifié le paysage physique et biolo—
gique des fonds et la qualité des eaux (cas de l’estuaire de la Seine). La
démarche scientifique qui visait depuis le dix—septième siècle à établir la description naturaliste du monde marin a été progressivement appliquée à l’évolu—‘
tion des organismes et des populations en relation avec les changements du
f
milieu. Ainsi, les études systématiques menées par les stations marines situées
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sur la Manche ont montré que des changements climatiques globaux et de faible
amplitude affectent considérablement la biodiversité : une élévation d’un demi
degré de la température moyenne annuelle de l’eau suffit à modifier les champs
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d’algues, à faire régresser les poissons d’origine boréale et apparaître
,espèces lusitaniennes, a.pertuber la conduite et la production de la pêche.
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A la fin de ce vingtième siècle, l’humanité commence a réaliser qu’en dépit
de sa masse énorme l’océan n’est ni une ressource infinieni un système
immuable. Elle constate aussi qu’un progrès des connaissances est indispen—
sable pour comprendre les changements qui l’affectent et pour corriger les
excès et les erreurs qui compromettent l’avenir.
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LES DHŒ‘EËENTS PR@BËEMEË
La description naturaliste du monde marin offre un moyen commode de
poser les problèmes et de les placer dans leur contexte spatial et temporel. Il
faut ensuite établir les éventuelles relations et hiérarchies. On sait depuis long—
temps que les lagunes, les estuaires, les côtes, la haute mer de surface et la haute
mer profonde sont des sous—ensembles du milieu marin habités par des cortègGS
d’espèces différentes. Il est donc possible de s’interroger sur ces différents systèmes auxquels l’homme a d’ailleurs des accès très variés.
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Les mangroves et les récifs coralliens des régions tropicales, les marais sau-'
mâtres méditerranéens et certaines franges littorales sont des milieux extrêmement
r1ches en espèces d’animaux, de plantes et de microorganismes qui entre—
tiennent
une production primaire importante avec un taux de renouvellement
elevé. Cette abondance dépend étroitement d’un environnement physique favo—
rable. Il suft pOur s’en rendre compte de la comparer à la relative pauvreté
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