CHAPITRE II —
mrircu mar…
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PRESEN'ËÀ'ËËÛN
Du Golfe de Gascogne à la Baltique, les pêcheries sont en déclin à la fois
pour des raisons économiques et biologiquesf Les bancs de harengs qui ont fait
la fortune des villes côtières au dix—septième siècle et permis le développement
de pratiques culinaires et culturelles encore vivantes dans tous les pays
d’Europe ont pratiquement disparu. Sur tous les océans du globe, la chasse à la
baleine a entraîné une réduction des populations telle que les opinions se sont
émues et que les Etats tentent de mettre en œuvre des mesures de conservation.
Ces deux exemples illustrent l’impact des pressions que l’homme impose sur de
très courtes périodes aux êtres vivant dans la mer. Mais il arrive aussi que des
modifications inopinées et rapides du monde marin viennent perturber les activités humaines (pollutions de sites de baignade par les algues ou les méduses)
ou mettent l’homme en danger (récentes apparitions inexpliquées de microorga—
nismes sécréteurs de toxines, Dinophysis ou Alexandrium, dans le bassin_ostréi—
cole de Marennes et plus généralement sur les côtes de la Manche et de l’Atlan—
tique). A ce niveau très global d’appréhension, les questions que l’on peut poser
sur la biodiversité marine et sur sa relation à l’environnement et à l’homme,
rejoignent celles que l’on rencontre à propos
des continents, des sols et des eaux
douces. L’inquiétude intellectuelle et sociale est à peu près la même.
Cependant l’habitude s’est installée en France
de traiter des organismes
marins à part pour trois raisons principales. La première tient à leur
localisation
périphérique : selon qu’ils habitent près ou loin de la mer, les citoyens ne
sentent pas également concernés. En'second, l’étude
et l’explorta‘uon
du milieu
marin imposent des moyens originaux et des investissements couteux
: bateaux,
campagnes à la mer. Enn l’océan est un milieu où d11ut10ns
et déplacements
a
grande distance sont en principe faciles et où la fragmentation de l’env1ronAne—
ment est peut—être moins accusée que sur terre. Ces spec1c1tes doivent etre
prises en considération pour
examiner les problèmes que pose
la biodiversne
marine et éventuellement avancer des propositlOns réalistes en matiere de
recherche et de gestion.
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