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BIODIVER81TË ET ENVIRONNEMENT
rilisation ou d’eutrophisation qu’entraînent les perturbations du milieu
tique (acidification). Il existe, comme dans le cas des sols, un corps cons1de
rable de données et de pratiques qui permettent une gestion conservatoire.;dç
ces écosystèmes. En absence d’une évaluation approfondie du rôle de
dante richesse biologique, l’approche sur le terrain reste empirique et
PROGRÈS EN PERSPEC'ÈÏVE
_
,
La diversité des microorganismes est extrême et elle correspond à celle des
situations où ils vivent. Comprendre et maîtriser la relation entre cette divef$ité
biologique et l’environnement est une gageure considérable. Pour dégager les
lois qui y président, nous disposons de connaissances et de théories d’une part;
_
de démarches expérimentales originales d’autre part.
Les bases fondamentales :
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1) les microorganismes dépourvus de milieu intérieur ont une petite taille qui
les expose au milieu ambiant. Ils ont développé des tactiques complexes et
nombreuses d’adaptation aux changements de l’environnement.
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-
—
‘
2) Le génome d’une bactérie ne lui permet pas cependant de faire face-à
toutes les variations possibles de milieu. Les gènes permettant l’adaptation sont
distribués entre souches et espèces différentes et, en corollaire sans doute,
l’aptitude aux échanges horizontaux est bien développée. Parallèlement, il est
temps de poser aujourd’hui la question des mutations induites en réponse à un
changement environnemental brutal.
3) La sélection agit par un différentiel de survie, de prolifération et de morta—
lité entre individus différents. Elle maintient le partage des fonctions et/ou la
redondance et entretient un haut niveau de diversité.
'
4) Il existe des espèces microbiennes clés assurant telle ou telle fonction Spécifique dans un écosystème particulier. Corrélativement, la diversité des
microorganismes croît avec la qualité et la quantité des ressources et l’hétéfogé—
néité des milieux.
…
,
5) Le niveau de diversité d’un milieu est la résultante de son histoire, les
turbations favorisant les ”espèces à cycle court. La richesse biologique est la
résultante d’apparitions (immigration, évolution et spéciation) et de disparitions
'
(émigration, extinction) d’espèces.
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6) La production primaire d’un milieu est fonction de sa richesse spécifique,
et tout spécialement de sa richesse microbiologique, même si”toutes les espèces
n’ont pas la même importance dans l’élaboration de la biomasse.
_
Les démarches expérimentales:
—
Les propriétés spécifiques des microorganismes permettent souventune
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étude simultanée des niveaux moléculaires, cellulaires et écosystémiques
d’une fonction et de sa diVersité. Leur temps de génération réduit facilite
l’expémentaüon sur la structure et l’évolution d’une population monospécifique ou d’un consortium d’espèces (réduction d’effectif et régénération) et sur
les mécanismes de sélection des individus et des espèces.
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