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Les
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La biologie moléculaire met aujourd’hui à la disposition
.
microbiens de puissants moyens d’analyse de la diversité et de son
Grâce aux avancées techniques (utilisation de sondes ADN permettantdé 1epérer-des séquences relativement semblables à celles qui sont déjà
amplifications et séquençages par la suite), il est possible de repérer et de suivre
les espèces qui ne sont pas cultivables et d’aborder ainsi l’étude d’une part
importante du monde microbien à laquelle on n’avait pas jusqu’à maintenant
accès. Ces progrès permettent de poursuivre désormais l’inventaire et la carac—
térisation des structures des espèces, écotypes et populations,
ce qu’elles
peuvent avoir d’original. Ce développement devrait valoriser etrédyhamiser
l’écologie microbienne qui depuis bientôt cent ans s’est attachée à décrire et à
maîtriser globalement les activités de groupements fonctionnels d’espèces.
LES ÊNE'Ë‘Ë'ÊE'Ë‘ËÛNS ET LES HÛMMES
La France a une forte tradition de culture et de recherche en microbiologie.
Malheureusement, le potentiel humain dans ce domaine a subi des uctuations
importantes, partiellement dues à des effets demode sans relation avec les
nécessités de la connaissance. Au cours des cinquante dernières années, alors
que fleurissait une biologie moléculaire prestigieuse développée à partir d’un
très petit nombre de souches de laboratoire, l’écologie microbienne appliquée à
l’immense diversité des populations naturelles est souvent restée descriptive.
Dans le domaine médical, microbiologie, épidémiologie et parasitologie n’ont
pas eu le développement universitaire et hospitalier que ces disciplines méri—
taient. Elles ont survécu grâce a un petit nombre de laboratoires et de cher—
cheurs passionnés. D’une manière générale, la diversité biologique des
microorganismes est bien un champ thématique original qui ne concurrence pas
la biologie moléculaire. C’est un domaine idéal de fertilisation croisée entre
écologie, biologie << naturaliste >> et biologie moléculaire. Cela justifie qu’un
effort soit fait en matière de formation et de recherche. Les premières décisions
et les premières actions en ce domaine sont relativement récentes. L’INRA,
l’ORSTOM, l’Institut Pasteur qui par leurs missions avaient gardé une activité
et un potentiel humain important sont bien placés. Les Universités soutenues _
par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche rev1tahsent
la
parasitologie. L’INSERM et l’Assistance Publique lancent des
velles en épidémiologie. Le CNRS dans lecadre du Programme National
« Dynamique de la Biodiversité et Environnement >> (contribution française
au
programme international DIVERSITAS/IUÏBS/8COÈE)
et le Ministere
de
l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à l’occasion d’actions
temporaires suscitent des projets de recherche sur la diver81te fonctionnelle
et
l’écologie microbienne. La prise de conscience semble reelle;
se tra—
duire par la reconstruction d’une communauté soientifique spec1ahsee
mais
ouverte et par la reconnaissance institutionnelle de ce Champ de connaissance.
Ces efforts arrivent à point nommé car les besoins_de recherche
et d’applica—
tion se manifestent, qu’il s’agisse d’agriculture, d’alimentation, de sante ou de
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La biologie moléculaire met aujourd’hui à la disposition
.
microbiens de puissants moyens d’analyse de la diversité et de son
Grâce aux avancées techniques (utilisation de sondes ADN permettantdé 1epérer-des séquences relativement semblables à celles qui sont déjà
amplifications et séquençages par la suite), il est possible de repérer et de suivre
les espèces qui ne sont pas cultivables et d’aborder ainsi l’étude d’une part
importante du monde microbien à laquelle on n’avait pas jusqu’à maintenant
accès. Ces progrès permettent de poursuivre désormais l’inventaire et la carac—
térisation des structures des espèces, écotypes et populations,
ce qu’elles
peuvent avoir d’original. Ce développement devrait valoriser etrédyhamiser
l’écologie microbienne qui depuis bientôt cent ans s’est attachée à décrire et à
maîtriser globalement les activités de groupements fonctionnels d’espèces.
LES ÊNE'Ë‘Ë'ÊE'Ë‘ËÛNS ET LES HÛMMES
La France a une forte tradition de culture et de recherche en microbiologie.
Malheureusement, le potentiel humain dans ce domaine a subi des uctuations
importantes, partiellement dues à des effets demode sans relation avec les
nécessités de la connaissance. Au cours des cinquante dernières années, alors
que fleurissait une biologie moléculaire prestigieuse développée à partir d’un
très petit nombre de souches de laboratoire, l’écologie microbienne appliquée à
l’immense diversité des populations naturelles est souvent restée descriptive.
Dans le domaine médical, microbiologie, épidémiologie et parasitologie n’ont
pas eu le développement universitaire et hospitalier que ces disciplines méri—
taient. Elles ont survécu grâce a un petit nombre de laboratoires et de cher—
cheurs passionnés. D’une manière générale, la diversité biologique des
microorganismes est bien un champ thématique original qui ne concurrence pas
la biologie moléculaire. C’est un domaine idéal de fertilisation croisée entre
écologie, biologie << naturaliste >> et biologie moléculaire. Cela justifie qu’un
effort soit fait en matière de formation et de recherche. Les premières décisions
et les premières actions en ce domaine sont relativement récentes. L’INRA,
l’ORSTOM, l’Institut Pasteur qui par leurs missions avaient gardé une activité
et un potentiel humain important sont bien placés. Les Universités soutenues _
par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche rev1tahsent
la
parasitologie. L’INSERM et l’Assistance Publique lancent des
velles en épidémiologie. Le CNRS dans lecadre du Programme National
« Dynamique de la Biodiversité et Environnement >> (contribution française
au
programme international DIVERSITAS/IUÏBS/8COÈE)
et le Ministere
de
l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à l’occasion d’actions
temporaires suscitent des projets de recherche sur la diver81te fonctionnelle
et
l’écologie microbienne. La prise de conscience semble reelle;
se tra—
duire par la reconstruction d’une communauté soientifique spec1ahsee
mais
ouverte et par la reconnaissance institutionnelle de ce Champ de connaissance.
Ces efforts arrivent à point nommé car les besoins_de recherche
et d’applica—
tion se manifestent, qu’il s’agisse d’agriculture, d’alimentation, de sante ou de
