___________…
Les microorganismes
35
«
& ie terËège mêemëîen des végétaux
:»
L’existence d’un cortège 1Ï1icrobien accompagnant les
bien
acquise. Dans ce cas comme dans les précédents,
très importantedivsité
d’espèces a été découverte. Les recherches ont surtout porté sur la Spécificité
des relations entre la plante et ses pathogènes ou ses commensaux. La connaissance de ces interactions est même souvent plus approfondie que chez les ani—
maux. Deux types de résistance de la plante à la virulence du pathogène ont
ainsi été découverts : la résistance générale‘mulügénique, quiest une réponse
indirecte au pathogène ; la relation dite gène pour gène où un gène de l’hôte
répond à un gène du microorganisme, ce qui entraîne l’ensemble dans une
course continue de mutations qui se répondent et provoquent l’évolution pro—
gressive des deux espèces.
,
La recherche de la spécificité a aussi été développée dans la relation entre la
plante et ses commensaux non—pathogènes. Très schématiquement, on obserVe
trois niveaux d’intégration entre les deux partenaires :une simple relation tro—
phique assortie de spécificité (cas du blé et de Bacillus polymyxa), une interac—
tion trophique et morphologique (cas des mycorhizes des arbres), une symbiOse
très poussée (cas des Rhiz‘obiacées fixatrices d’azOte et des légumineuSes).
Dans ce dernier exemple, les mécanismes moléculaires qui installent et entre—
tiennent l’association commencent à'êtl‘6 bien comms. Par contre, le recrute—
ment des microorganismes par les ”plantes, l’effet de l’environnement et des
commensaux non—spécifiques,” la domesticati0n‘ Simultanée des plantes et de
leurs bactéries sont encore mal connus.
.
'
'
MÊemorganismes des sols et des eaux
Dans le sol, les micr00rganismes sont extrêmement nombreux et divers. Ils
assurent des fonctions essentielles de transformation aussi bien des roches et
des constituants minéraux que…des-molécules organiques (cellulolyse par
exemple). Ils constituent des systèmes complexes dans lesquels le rôle de la
biodiversité est peu connu. Des questions importantes comme le niveau minimum de richesse spécifique nécessaire au maintien de la structure et des pro—
priétés d’un sol, le sens des redondances d’espèces capables d’assurer une
même fonction, la stabilité ou la plasticité de l’écosystème n’ont pas reçu de
réponses générales. La pratique agronomique a développé une approche globale
qui permet la gestion, mais sans maîtriser systématiquement
les mécanismes.
La ore des microorganismes du sol est largement exploitée par l’industrie
pharmaceutique et par les laboratoires de biotechnologie pour isoler ou créer
des souches capables de biotransformations (corynebactérres) et de production
de molécules intéressantes (antibiotiques des Streptomyces},
ou des consor—
tiums d’espèces assurant desdépollutions (stations d’épuration).
_
Des ressources biologiques semblables, souvent aussi mal connues, se trou—
vent dans les lacs, les euves et les nappes phréatiques. Dans ces milieux, les
problèmes de ux et de renouvellement ainsi que de modifications chimiques
consécutives aux activités agricoles ou industrielles prennent
une très grande
importance. Les sociétés humaines ont bien pris consœence des dangers de ste-
Les microorganismes
35
«
& ie terËège mêemëîen des végétaux
:»
L’existence d’un cortège 1Ï1icrobien accompagnant les
bien
acquise. Dans ce cas comme dans les précédents,
très importantedivsité
d’espèces a été découverte. Les recherches ont surtout porté sur la Spécificité
des relations entre la plante et ses pathogènes ou ses commensaux. La connaissance de ces interactions est même souvent plus approfondie que chez les ani—
maux. Deux types de résistance de la plante à la virulence du pathogène ont
ainsi été découverts : la résistance générale‘mulügénique, quiest une réponse
indirecte au pathogène ; la relation dite gène pour gène où un gène de l’hôte
répond à un gène du microorganisme, ce qui entraîne l’ensemble dans une
course continue de mutations qui se répondent et provoquent l’évolution pro—
gressive des deux espèces.
,
La recherche de la spécificité a aussi été développée dans la relation entre la
plante et ses commensaux non—pathogènes. Très schématiquement, on obserVe
trois niveaux d’intégration entre les deux partenaires :une simple relation tro—
phique assortie de spécificité (cas du blé et de Bacillus polymyxa), une interac—
tion trophique et morphologique (cas des mycorhizes des arbres), une symbiOse
très poussée (cas des Rhiz‘obiacées fixatrices d’azOte et des légumineuSes).
Dans ce dernier exemple, les mécanismes moléculaires qui installent et entre—
tiennent l’association commencent à'êtl‘6 bien comms. Par contre, le recrute—
ment des microorganismes par les ”plantes, l’effet de l’environnement et des
commensaux non—spécifiques,” la domesticati0n‘ Simultanée des plantes et de
leurs bactéries sont encore mal connus.
.
'
'
MÊemorganismes des sols et des eaux
Dans le sol, les micr00rganismes sont extrêmement nombreux et divers. Ils
assurent des fonctions essentielles de transformation aussi bien des roches et
des constituants minéraux que…des-molécules organiques (cellulolyse par
exemple). Ils constituent des systèmes complexes dans lesquels le rôle de la
biodiversité est peu connu. Des questions importantes comme le niveau minimum de richesse spécifique nécessaire au maintien de la structure et des pro—
priétés d’un sol, le sens des redondances d’espèces capables d’assurer une
même fonction, la stabilité ou la plasticité de l’écosystème n’ont pas reçu de
réponses générales. La pratique agronomique a développé une approche globale
qui permet la gestion, mais sans maîtriser systématiquement
les mécanismes.
La ore des microorganismes du sol est largement exploitée par l’industrie
pharmaceutique et par les laboratoires de biotechnologie pour isoler ou créer
des souches capables de biotransformations (corynebactérres) et de production
de molécules intéressantes (antibiotiques des Streptomyces},
ou des consor—
tiums d’espèces assurant desdépollutions (stations d’épuration).
_
Des ressources biologiques semblables, souvent aussi mal connues, se trou—
vent dans les lacs, les euves et les nappes phréatiques. Dans ces milieux, les
problèmes de ux et de renouvellement ainsi que de modifications chimiques
consécutives aux activités agricoles ou industrielles prennent
une très grande
importance. Les sociétés humaines ont bien pris consœence des dangers de ste-
