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BIODIVERSITË ET ENVIRONNEMENT
la destruction des animaux reconnus porteurs du virus. De tels évènements ont
contribué à une certaine prise de conscience, qui s’est amplifiée aux cours des
vingt dernières années à la suitédes interrogations suscitées par la diffusion
d’organismes recombinants issus de l’ingénierie génétique.
Alors que l’écologie et l’épidémiologie microbiennes allaient un tra1nd€
sénateur, la biOlogie et la génétique moléculaires de quelques souches de labo
ratoire*chez des bactéries {Escherichia coli ) et des levures
cerêvz‘sz‘ae ) ont apporté une extraordinaire moisson de concepts et de
sauces fondamentales. Le génome du colibacille est aujourd’hui connu à 60%
des chr0mosomes entiers de levure ont été déchiffrés base après base, l’ADN de
nOIHÏQÆÉUX Virus est totalement séquencé *. Les progrès technologiques sont‘telS
qu’ont été Créés des organismes recombinants possédant des gènes que les,
espèces dont ils sont issus n’ont jamais eu l’occasion d’échanger. Des perspeéî
tives nouvelles et extraordinaires sont offertes : étude des gènes humains grâCeä
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leur insertion dans des chromosomes artificiels de levure, production d’hor—
mon”es de mammifères et de vaccins par des bactéries, etc.Tant sur le plan
éthique que biologique, des questions que l’on n’imaginait pas il y a trente ou
quarante ans se posent : peut—on impunément manipuler des virus et des bactéà
ries, les rendre pathogènesde façon délibérée ou non ? Peut—on utiliser et libérer
dans les sols, l’air, les euves et la'mer des organismes nouveaux sans rééchir
à leur dispersion ? etc. Les communautés scientifiques, les citoyens, les Etats,Sé
sont mobilisés et ont établi des règles. En France, le Comité Consultatif National
d’Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé, la Commission de Génie
Génétique et celle du Génie Biomoléculaire ont responsabilité en la matière,
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,
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L’ENORMITE DÏSCRETE BE L’ËGNÛRÀNCE
ET DE LA TACHE À ACCOMPMR
La diversité des espèces de microorganismes, de leurs activités et de leurs
conditions de vie est extrême. En voici deux illustrations : Comment vivent des
bactéries dans les sources chaudes à quelques 80 ou 100 °C par 2 000 m de pro—'
fondeur sous le niveau de la mer ? Quelle est la nature des rapports entre Pneù—
macystis carinii et l’homme ‘? Nous savons simplement que Pneumocys$ est
un organisme unicellulaire commensal discret de l’homme qui se transforme en
pathogène fatal dans les poumons d’un individu dont le système immunitaire
cesse de fonctionner.
..
Il est évident que nos connaissances sur la relation entre
biodiversité et environnement s0nt hétérogènes, allant de quelques cas bien ana—
_
lysés comme l’aptitude d’eucaryotes parasites (trypanosomes) Ou de prOÇa—
.Ï_
ryotes (Neisseria) à cOntournér les défenses de leur hôte en changeant cons‘tam—
}
ment leurs antigènes de surface, à une multitude de situations plus ou moins
’
brendécr1tes
où les processus àl’œuvre nous échappent encore. S’il n’est PaS
{
poss1ble_ d’être exhaustif, certaines situations méritent une attention particulière
et permettent de hiérarchiser les problèmes.
…
levure,
du colibacille et
d’une dizaine d’autres bactéries sont complè'
_
.
…
cage p10gresse tres 1ap1dement pour un grand nombre d’espèces et des
donnees part1elles sont deja ut1hsables.
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