Lêa‘m-icrèbrgañismês
sur des études approfondies d’écosystèmes. En ce qui:cbnœrnè lè inondé des
microorganismes, on s’est au contrairelOngtempS hrmté aux relations avec la
santé et l’activité économique des hommes. Alors que la découvertedes antibiotiques avait constitué un progrès majeur pour l’humanité, l’apparition et la
prolifération de mutants résistants à partir des années 50 ont été perçues d’abord -
comme des menaces avant d’être analysées comme des exemples de modificaé
tion de la diversité biologique'en réponse à un changement environnemental.
Ces résistances sont aujourd’hui étudiées sous ces deux angles de façon à en
tirer toutes les conséquences en clinique. Cinquante ans plus tôt, l’eXpansion
des maladies vénériem1es dont la cause microbienne était cependant identifiée
n’avait pas provoqué une interrOgation scientifique auSsi étendue dans le
public ; elle avait cependant induit une évolution des mœurs. Par contre, dans la
dernière décennie l’épidémie de VIH, virus responsable du SIDA, a immédiate—
ment été considérée souSses aspects biologiques, épidémiologiques et sociaux.
Cette approche pragmatique du monde microbien peut se comprendre pour
deux raisons bien différentes. D’une part, les effectifs sont sans commune
mesure avec ceux des espèces d’autres règnes (1016 individus d’une même bac—
térie pour un hectare de terre, au moins dix fois plus de microorganismes dans
les voies digestives et respiratoires d’un homme que de cellules dans tout son
corps). L’impression prévaut de populations infiniment nombreuses, capables;
donc de subir les aléas extérieurs sans extinction et ceci d’autant plus que le
temps de génération est court et que de nombreuses espèces disposent de tactiques alternatives de vie active ou ralentie. D’autre part, les expémentateurs
rencontrent souvent une difficulté technique fondamentale
l’impossibilité
matérielle de cultiver de nombreuses bactéries rend évidemment difficile leur
caractérisation taxinomique et fonctionnelle et limite le développement denotre
savoir ; c’est particulièrement vrai de la très grande majorité des espèces
robies de la ore intestinale des mammifères.
-
—
En conséquence, peu d’interrogations ont porté sur la diversité des popula—
tions naturelles. Les connaissances concernant leur statut spécifique et les fac—
teurs qui l’inuencent, les relations qui les structurent, leur rapport avec la mul—
tiplicité des niches écologiques et l’envir0nnement sont encore très modestes.
En dépit de cette relative ignorance, des décisions ont été prises par le passé
conduisant à l’introduction d’espèces ou à leur manipulation quantitative. Les
exemples sont nombreux dans la pratique agronomique : lutte biologique
(spores de Bacillus thuringiensis
les chenilles de lépidoptères,
virus dela myxomatose pour contrôler la prolifération des lapins...) ou
recherche de productivité (introduction de Bradyrhizobium japonicum aux USA
pour inoculer les légumineuses avec des souches performantes dans la fixation
de l’azote). Il est vite apparu que l’on pouvait parfois introduire efficacement
une espèce dans un milieu, mais qu’on ne savait ni l’en retirer ni prévoir sa dis—
persion...
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Les inquiétudes issues de cette situation,
à une
connaissance épi—
démiologique insuffisante, ont conduit les Etats à prendre des mesures
protection répressives relativement aveugles. Leur efficacité réelle mais
ureguhere
est,difficile à évaluer a long terme ; elles sont parfois contournees avec
le
temps. La dispersion continue du Virus de la rage en Europe
en est
1’IIIUStŒtion : elle se poursuit en dépit des réglementations (vaccmaüons animales) et de
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