» BÎÔDNERSIÏ'Ê'ÉÏÏ‘ENVÏR0NNÏËMÏËNT
gie et d’écolog1eMaîtuser “cette connaissance répond à deux desseins de
société : le premier est‘ëülturel et vise à donner à chaque homme une connais—
sance et une compréhension globales du monde où il vit et dont il vit ; le second
est écOnomique, il s’agit de créer et de promouvoir les stratégies et les
niques du développement.
‘
Interrogés d’une façon générale sur la diversité des microorganismes, les]
microbiologistes apportent deux précisions :
l) A cause de la difficulté d’isolement et d’identification des individus selon
des critères morphologiques ou physiologiques (difficulté dont il sera question
ultérieurerent), il est raisonnable de penser que seulement 10 % des espèces
sont aujourd’hui connues (quelques centaines de milliers par rapport à une esti—
mation chiffrée en millions). Que l’on s’adresse àla ore microbienne du sol ou
à celle du tube digestif des mammifères, ce sont les mêmes ordres de grandeur
et par conséquent la même ignorance.
_……__
2) Les microorganismes, dont on a déjà rappelé qu’ils assurent des fonCtibs
essentielles pour le maintien de la vie sur la terre, sont les seuls à pouvoir déve—
lopper certaines activités essentielles comme la fixation de l’azote atmosphé—
rique, la nitrification et la dénitrification, certaines dépollutions. Leur contribu;
tion aux cycles biogéoclmiques globaux, celui du carbone en particulier,est
essentielle. Ces grandes fonctions sont sans doute aujourd’hui globalement bien
identifiées. Pour savoir si nous vivons de lentes transformations de l’univers
ayant à notre échelle l’apparence d’une situation en équilibre ou si des changc—
ments imp0rtants et rapides sont en train de se produire, il faut être en mesure
de répondre à deux séries de questions : la première concerne les ux, la
seconde le potentiel et les mécanismes d’adaptation du vivant aux variations
milieu. Ceci estillustré par l’interrogation actuelle sur la participation impor=
tante mais mal comprise du picoplancton marin àla photosynthèse, àla fixation
du carbone atmosphérique et par conséquent auxchangements climatiques glo—
baux (effet de serre).
.
ï
“?
Que ce soit dans le sol, la mer, l’intestin d’un homme ou celui d’un insecte, la
connaissance des voies de la transformation et de la fixation des nutriments ou -
de la détoxification est très incomplète. Ilen est de même des processus qui
entretiennent les symbioses, le commensalisme, le paraSitisme ou la pathdgénie.
La diversité -microbienne est étonnante et on rencontre des situationstrè’s
contrastées : si un seul taxon (Nitrobacter) est aujourd’hui reconnu capable
d’assurer dans le sol la nitrificaüon, la fixation de l’azote est l’affaire de plu—
sieurs. Quel sens donner à cette observation simultanée de la spécialisation et de
la redondance ?
-
L’HOMME ET LES MICROORGANISMES :
‘
PRISE DE CONSCIENCE
‘
,
‘
;
La prise de conscience d’une évolution de la diversité animale et végétale en
réponse
aux changements extérieurs et au développement des activités
humaines (déforestation et désertification par exemple) a débouché rapidement
Précédent

- 32/90

Suivant