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BiODN—ER5HÊ ET ENVIRONNEMENT
assuraient la dissémination des graines “de nombreuses plantes arbustrves
L’action dévastatrice de l’homme sur les espèces
en effetforte—
“ment exercée à La Réunion ; elle peut être résumée simplement : sur les trente—
'
trois eSpèces de vertébrés terrestres (mammifères, oiseaux, reptiles) présentssur
l’île avant la cOlonisation, vingt—quatre ont, disparu entre le
dba—neuvième siècle !
-
,«
«
…*
…
Il est sans doute incorrect de transposer à l’ensemble de la
tiondé la'biodiversité à'La Réunion Cet exemple permet
quatre enseignements qui Vont être repris sous des angles variés par la su1teLe
premier est qu’une connaissance approfondie de la bibdiversité et*—de son
foricti0neriiènt permet seule d’apprécier l’intérêt et le rôle des
espècesdans l’activité et le devenir—d’un écosystème. Le second est que pardes
prélèvements,=parï désintroductions et par des restructurations, l’homme peut
avoir uneffet—pertm‘bateüh ll arriVe à faire disparaître des plantes et des ami
;
maüx auxquels il a dû son alimentation au moment de son arrivée
milieu neuf.. Que dire alors des espèces dont iln’a pas envisagé l’utilité 1? Be —
troisième enseignement, peut—être le plus important, introduit la notion de _
Vitesse. Certes la nature…est en perpétuelle transformation. Si l’écocomplexé’dé
La “Réunion a mis 2,5 millions d’années à se construire, il a suffi de trois
ans aux hOmm‘es pour le mettreà‘ mal.Si tous les rapports de vitesse ne sont pas
aussi dramatiques, ils gardent systématiquement le même sens : à La Réunion;
}
il faut presquedeux cents ans pour qu’une forêt s’installe sur une coulée de lave *“
nouvelle et il suffit de quelques jours à des engins de terrassement pour décaper
‘
‘
un sol, et faire,disparaîtré le fruit de cette évolution. En un mot, l’homme
aujourd’hui anne capacité de transforrhationde la nature incomparablemem
supérieure à l’aptitudede celle-Ci à se régénérer et ceci constitue une menaCÇ —
considérable. Enfinl’exemple de La Réuhiohhous apprend qu’il est poSSib!€
d’évaluer les risques
accompagnent le développement d’une act1Vlt6
humaine
des connaissances qualitatives (nature des
rôles respectifs dans le fonctionnementde l’écosystème) et quantitatives a(effec—.
tifs, distribution spatialè,vitesse’ d’évoluti0n) les aménageurs ont les
tions quipermettent de
grossièrement cominentle milieu est susceptible
d’évoluer sous la pression de la transformation qu’ils vont imposer. Leur déci:
sion peut faire
ces données ou en tenir
en m0dulant —
-
l’anipleur et l’étalement
le temps de l’opération projetée ; en incluant des
mesures, qui ne sont pas toujours coûteuses, de conserVation et de gestion de la
biodiversité pour préserVer l’avenir. L’introduction des, notions de temps et de
Vitesserelative (transformation imposée/régénération)autorise donc une Cer—
taine
des risques inhérents à°des décisions qui Chercheraient à satis—
faire des objectifs à court ou long terme, des visées d’exploitation sauvage ou
des projets de développement durable._
.
,
,
_
_
,
,
…
.
*
Si la situatiori'de l’île de La Réunion-permet un intéressant exéfbice
lyse, la taille
multiplicité des? Situations font qu’il est rare de
disposerd’une5per‘Cepüon aussiïcomplète de l’évolution de la‘biodiversité et de
l’impact del-’
Aïl’interrogation scientifique
sur “16
renduVélléiétpermanent
for1e”svivarites s’aj0ute une‘inquiétude“ pour
l’avenir, bien réelle‘mai‘s souventdifficileà préCis‘erç-Face l’accélération des
changementsde toute nature, par exemplel’ élévation de la température de l’eau
en aval d’une Centrale thermique inStalléé Sur un fleuve, ou l’augmentation de la
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