…
BIODNERSITË ET ENVIRONNEMENT ————————
pement durable ‘? Au nom de la première, la société prend des risques qui peu—.
vent compromettre l’ avenir ; au nom de la seconde, elle peut entraver le progrès
économique dont certains ont un besoin impératif et urgent... La connaissance
actuellement trop“ limitée de la diversitédu vivant et de ses aptitudes à évoluer
n’aide guère à arbitrer ces conits d’intérêt. Pour que les choix deviennent
moins incertains, il faut pousser les recherches sur la biodiversité et sur ses inci—
dences économiques, écologiques, sociales et culturelles.
L’évolution de la biodiversité ne justifie ni le catastrophisme ni le mépris et
l’oubli. Les problèmes sont réels et peuvent être traités en se fixant trois objec—
tifs : connaître l’étendue et le rôle de la biodiversité, la protéger, la laisser éVO—
luer tout en imposant la prudence dans l’utilisation des ressources. Quelques
conditions doivent être remplies pour assurer le succès d’une telle démarche :
les hommes doivent être conscients et informés, le choix des objectifs de pro—
tection et de gestion doit être approuvé ou accepté par la société, des disposi—
tions réglementaires doivent être élaborées et appliquées, les moyens (et cré—
dits) àla mesure des enjeux doivent être dégagés.
En France, nombre d’individus, d’associations, d’entreprises, d’institutions
_publiques ont séparément, parfois depuis des années, pris la mesure des pro—
blèmes et mènent des actions dans le cadre de leurs intérêts et de leurs compé—
tences. Force est de constaterque les niveaux de prise de conscience et de réali—
sation sont disparates, que les moyens financiers sont très insuffisants y compris
dans la recherche, que l’absence de coordination générale est agrante.
L’Etat a aujourd’hui le devoir de mettre en œuvre une Politique Nationale dela Biodiversité liée à celle del’enronnemet et de créer une instance
de Coordinatüm Nationale de la Biodiversité, chargée de son suivi. Cette ins—
tance doit être une structure légère, mobilisant l’équivalent d’une vingtaine de
personnes, au statut proche de celui d’un Programme ou d’une Agence, avec
cinq objectifs :
_
1) Créer et faire fonctionner un Réseau d ’Observatoires chargés des inven—
taires biologiques afin d’assurer une indispensable surveillance écologique du
territoire. La responsabilité principale devrait en revenir au Ministère de l’Envi—
ronnement. L’Institut Français de l’Environnement pourrait assurer la mise en
oeuvre si la charge et les moyens lui en sont donnés.,
2) Elaborer un Programme National de Recherche sur la Biodiversité. La
responsabilité principale en revient au Ministère de l’Enseignement Supérieur
et de la Recherche. Il s’agit de coordonner l’action des institutions de recherche
publiques et privées, des.établissements d’enseignement supérieur et des orga—
nismes de gestion opérant sur le terrain (les parcs par exemple).
3) Introduire la {Biodiversité dans la Culture : Enseignements et Médias; Le
Ministère de l’Education Nationale et celui de l’Enseignement Supérieür et de
la Recherche
ont le
devoir de faire évoluer les enseignements de biologie pour
que, _rmeux qu’aujourd’hui, les jeunes découvrent et appréhendent la diversité
du Vivant, sesorigines
et la variété des relations entretenues avec l’environnement. _ViS—à—V1S des médias qui devraient jouer un rôle‘essentiel, l’Académie
des se1ences
est bien placée pour développer les actions d’information scientif1que, en
liaison avec le Ministère de la Culture. Les scientifiques eux—mêmes
'
dowent etre plus
ouverts aux enjeuxsociauX, culturels et éthiques du dévelop—
pement sorent1frque et technique.
_
:
BIODNERSITË ET ENVIRONNEMENT ————————
pement durable ‘? Au nom de la première, la société prend des risques qui peu—.
vent compromettre l’ avenir ; au nom de la seconde, elle peut entraver le progrès
économique dont certains ont un besoin impératif et urgent... La connaissance
actuellement trop“ limitée de la diversitédu vivant et de ses aptitudes à évoluer
n’aide guère à arbitrer ces conits d’intérêt. Pour que les choix deviennent
moins incertains, il faut pousser les recherches sur la biodiversité et sur ses inci—
dences économiques, écologiques, sociales et culturelles.
L’évolution de la biodiversité ne justifie ni le catastrophisme ni le mépris et
l’oubli. Les problèmes sont réels et peuvent être traités en se fixant trois objec—
tifs : connaître l’étendue et le rôle de la biodiversité, la protéger, la laisser éVO—
luer tout en imposant la prudence dans l’utilisation des ressources. Quelques
conditions doivent être remplies pour assurer le succès d’une telle démarche :
les hommes doivent être conscients et informés, le choix des objectifs de pro—
tection et de gestion doit être approuvé ou accepté par la société, des disposi—
tions réglementaires doivent être élaborées et appliquées, les moyens (et cré—
dits) àla mesure des enjeux doivent être dégagés.
En France, nombre d’individus, d’associations, d’entreprises, d’institutions
_publiques ont séparément, parfois depuis des années, pris la mesure des pro—
blèmes et mènent des actions dans le cadre de leurs intérêts et de leurs compé—
tences. Force est de constaterque les niveaux de prise de conscience et de réali—
sation sont disparates, que les moyens financiers sont très insuffisants y compris
dans la recherche, que l’absence de coordination générale est agrante.
L’Etat a aujourd’hui le devoir de mettre en œuvre une Politique Nationale dela Biodiversité liée à celle del’enronnemet et de créer une instance
de Coordinatüm Nationale de la Biodiversité, chargée de son suivi. Cette ins—
tance doit être une structure légère, mobilisant l’équivalent d’une vingtaine de
personnes, au statut proche de celui d’un Programme ou d’une Agence, avec
cinq objectifs :
_
1) Créer et faire fonctionner un Réseau d ’Observatoires chargés des inven—
taires biologiques afin d’assurer une indispensable surveillance écologique du
territoire. La responsabilité principale devrait en revenir au Ministère de l’Envi—
ronnement. L’Institut Français de l’Environnement pourrait assurer la mise en
oeuvre si la charge et les moyens lui en sont donnés.,
2) Elaborer un Programme National de Recherche sur la Biodiversité. La
responsabilité principale en revient au Ministère de l’Enseignement Supérieur
et de la Recherche. Il s’agit de coordonner l’action des institutions de recherche
publiques et privées, des.établissements d’enseignement supérieur et des orga—
nismes de gestion opérant sur le terrain (les parcs par exemple).
3) Introduire la {Biodiversité dans la Culture : Enseignements et Médias; Le
Ministère de l’Education Nationale et celui de l’Enseignement Supérieür et de
la Recherche
ont le
devoir de faire évoluer les enseignements de biologie pour
que, _rmeux qu’aujourd’hui, les jeunes découvrent et appréhendent la diversité
du Vivant, sesorigines
et la variété des relations entretenues avec l’environnement. _ViS—à—V1S des médias qui devraient jouer un rôle‘essentiel, l’Académie
des se1ences
est bien placée pour développer les actions d’information scientif1que, en
liaison avec le Ministère de la Culture. Les scientifiques eux—mêmes
'
dowent etre plus
ouverts aux enjeuxsociauX, culturels et éthiques du dévelop—
pement sorent1frque et technique.
_
:
