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PRÊN€EËES D’ENE PÜLE'Ï‘EQËJE NÀŒËONÀLE
/
BE Ë.A EËÛÜEVERSËTE
La diversité du monde vivant a toujours été exploitée par l’homme pour se
nourrir, se soigner, se vêtir, se chauffer... Elle a également inspiré son ingénio—
sité et son imagination dans les domaines les plus variés. Au fil des siècles, une
lente évolution a développé un tissu de relations matérielles et symboliques
entre les sociétés et la nature. En imposant une exploitation accélérée et de pro—
fondes transformations de l’environnement, l’expansion économique
graphique du vingtième siècle a créé une rupture. Les ressources biologiques
sont menacées. Parallèlement, les hommes qui ont massivement quitté la cam—
pagne ont perdu leurs racines et leurs liens avec la nature. Aujourd’hui la
société constate qu’elle ne peut pas concevoir son avenir sans un monde vivant
riche et varié, pour des raisons économiques, écologiques, sociales et cultu—
relles.
La biodiversité s’observe à tous les niveaux d’organisation : des molécules et
des gènes àla cellule et à l’organisme, des populations et des communautés aux
écosystèmes, aux paysages, à l’environnement et à la biosphère. En général, la
richesse biologique d’un site est jugée à l’abondance et à la variété des êtres
vivants qui l’habitent, à l’intensité de leurs activités et à la régularité de leur
reproduction. Aux changements de l’environnement, la nature répond à long
terme par une évolution génétique et fonctionnelle, par une réorganisation
impliquant extinctions et apparitions d’espèces ou d’associations vivantes. Ces
processus sont lents en regard de la rapidité et de l’intensité des interventions
humaines actuelles€ Or on constate aujourd’hui une érosion de la diversitébio—
logique : le rythme des pertes paraît supérieur à celui des renouvellements. Les
perspectives sont d’autant plus difficiles à cerner que le devenir du vivant ne
peut se concevoir indépendamment de l’évolution des sociétés humaines. Bien
entendu, il ne peut pas être question par réaction de tout interdire, ou de pré—
tendre tout « conserver >>. Il s’agit au contraire de préparer l’avenir, en
s’appuyant sur le développement continu des connaissances et des techniques,
notamment sur les progrès que permet la convergence des approches natura—
listes et moléculaires, et de répondre à des questions de fond. Comment choisir
entre consommation immédiate d’une ressource et gestion en vue d’un dévelop—
PRÊN€EËES D’ENE PÜLE'Ï‘EQËJE NÀŒËONÀLE
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BE Ë.A EËÛÜEVERSËTE
La diversité du monde vivant a toujours été exploitée par l’homme pour se
nourrir, se soigner, se vêtir, se chauffer... Elle a également inspiré son ingénio—
sité et son imagination dans les domaines les plus variés. Au fil des siècles, une
lente évolution a développé un tissu de relations matérielles et symboliques
entre les sociétés et la nature. En imposant une exploitation accélérée et de pro—
fondes transformations de l’environnement, l’expansion économique
graphique du vingtième siècle a créé une rupture. Les ressources biologiques
sont menacées. Parallèlement, les hommes qui ont massivement quitté la cam—
pagne ont perdu leurs racines et leurs liens avec la nature. Aujourd’hui la
société constate qu’elle ne peut pas concevoir son avenir sans un monde vivant
riche et varié, pour des raisons économiques, écologiques, sociales et cultu—
relles.
La biodiversité s’observe à tous les niveaux d’organisation : des molécules et
des gènes àla cellule et à l’organisme, des populations et des communautés aux
écosystèmes, aux paysages, à l’environnement et à la biosphère. En général, la
richesse biologique d’un site est jugée à l’abondance et à la variété des êtres
vivants qui l’habitent, à l’intensité de leurs activités et à la régularité de leur
reproduction. Aux changements de l’environnement, la nature répond à long
terme par une évolution génétique et fonctionnelle, par une réorganisation
impliquant extinctions et apparitions d’espèces ou d’associations vivantes. Ces
processus sont lents en regard de la rapidité et de l’intensité des interventions
humaines actuelles€ Or on constate aujourd’hui une érosion de la diversitébio—
logique : le rythme des pertes paraît supérieur à celui des renouvellements. Les
perspectives sont d’autant plus difficiles à cerner que le devenir du vivant ne
peut se concevoir indépendamment de l’évolution des sociétés humaines. Bien
entendu, il ne peut pas être question par réaction de tout interdire, ou de pré—
tendre tout « conserver >>. Il s’agit au contraire de préparer l’avenir, en
s’appuyant sur le développement continu des connaissances et des techniques,
notamment sur les progrès que permet la convergence des approches natura—
listes et moléculaires, et de répondre à des questions de fond. Comment choisir
entre consommation immédiate d’une ressource et gestion en vue d’un dévelop—
