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ÉVOLUTION DES MARGES‘ STABLES
voile très mince de sédiments pélagiques. Au contraire, la progradation est très
importante sur certaines marges «nourries». En ce cas, la plate—forme continentale progresse vers le large pendant toute l’histoire géologique de la marge
(fig. 111.7), et sa partie externe peut reposer sur la croûte intermédiaire ou même
sur la croûte océanique (c’est le cas, par exemple, du delta sous—marin du Niger).
Il convient, par conséquent, de distinguer une progradation à petite échelle
(fig. 111.6), qui intéresse seulement le haut de la pente continentale, et une
progradation à grande échelle, beaucoup plus importante par son volume
(fig. 111.7), qui s’apparente davantage à la croissance des deltas.
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FIG. 111.7.
—
Croissance d’une accumulation sédimentaire au rebord continental par
progradalion & grande échelle (marge « nourrie >> par d’importants apports sédimen—
taires). (D’après Walcott, 1972.)
c) Les effets de l’émersion des plates-formes continentales.
Emergée, une plate—forme continentale est soumise à tous les agents de
l’érosron et de la sédimentation subaériennes. A nouveau submergée, elle garde
les traces de la regressmn dans les sédiments (dépôts résiduels : cf. a, p. 53), mais
egalement dans sa morphologie : vallées uviatiles, emplies d’alluvions et de
depots recents, localement exhumées, ce qui donne des dépressions fermées;
karsts, souvent bien développés parce que les roches de faciès néritique qui
constituent le plateau sont le plus souvent de nature carbonatée ; auges glaciaires
sous les hautes latitudes ; sillons marginaux, qui sont des dépressions creusées à la
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limite du socle et de sa couverture, et qui peuvent parfois dépasser 100 ou 200 m
de creux ; plaies—formes d’abrasion littorales, élaborées aux niveaux de stationnement des mers quaternarres ; reliefs anciens (= bancs rocheux), fossilisés à leur
base par les sed1ments actuels, mais dénudés à leur sommet, etc.
ÉVOLUTION DES MARGES‘ STABLES
voile très mince de sédiments pélagiques. Au contraire, la progradation est très
importante sur certaines marges «nourries». En ce cas, la plate—forme continentale progresse vers le large pendant toute l’histoire géologique de la marge
(fig. 111.7), et sa partie externe peut reposer sur la croûte intermédiaire ou même
sur la croûte océanique (c’est le cas, par exemple, du delta sous—marin du Niger).
Il convient, par conséquent, de distinguer une progradation à petite échelle
(fig. 111.6), qui intéresse seulement le haut de la pente continentale, et une
progradation à grande échelle, beaucoup plus importante par son volume
(fig. 111.7), qui s’apparente davantage à la croissance des deltas.
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FIG. 111.7.
—
Croissance d’une accumulation sédimentaire au rebord continental par
progradalion & grande échelle (marge « nourrie >> par d’importants apports sédimen—
taires). (D’après Walcott, 1972.)
c) Les effets de l’émersion des plates-formes continentales.
Emergée, une plate—forme continentale est soumise à tous les agents de
l’érosron et de la sédimentation subaériennes. A nouveau submergée, elle garde
les traces de la regressmn dans les sédiments (dépôts résiduels : cf. a, p. 53), mais
egalement dans sa morphologie : vallées uviatiles, emplies d’alluvions et de
depots recents, localement exhumées, ce qui donne des dépressions fermées;
karsts, souvent bien développés parce que les roches de faciès néritique qui
constituent le plateau sont le plus souvent de nature carbonatée ; auges glaciaires
sous les hautes latitudes ; sillons marginaux, qui sont des dépressions creusées à la
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limite du socle et de sa couverture, et qui peuvent parfois dépasser 100 ou 200 m
de creux ; plaies—formes d’abrasion littorales, élaborées aux niveaux de stationnement des mers quaternarres ; reliefs anciens (= bancs rocheux), fossilisés à leur
base par les sed1ments actuels, mais dénudés à leur sommet, etc.
