Synthèse bibliographique
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La surveillance de la qualité du milieu marin est principalement basée sur l'analyse chimique des
contaminants dans les principaux compartiments de l'environnement : eau de mer, sédiments,
organismes, L'intérêt respectif de ces différentes matrices est discuté, et les bases fondamentales
de l'utilisation des bivalves (car ils sont reconnus comme des bioindicateurs de pollution)dans le
programme « Mussel Watch » qui est un programme de surveillance côtière mis par les états unis
pour fournir des informations pertinentes afin de soutenir la prise de décision. Le programme est
principalement reconnu pour son évaluation de l'état et des tendances des contaminants chimiques
mesurés dans les tissus bivalves (moules et huîtres) à l'échelle nationale (W. E.
JOHNSON;WINSTON et DI GIULIO, 1991).
Et dans sa version française, le Réseau National d'Observation de la qualité du milieu marin. Les
objectifs du RNO sont d'évaluer :
- les niveaux et les tendances des contaminants et des paramètres généraux qui caractérisent la
qualité de l’environnement ;
- les effets biologiques des contaminants.
L’analyse des contaminants chimiques dans les organismes est un complément indispensable à
l'approche biologique car elle permet de quantifier leur fraction biodisponible. Cependant, seule
une fraction des xénobiotiques incorporés est biologiquement active et peut exercer un effet
néfaste sur le vivant de façon complémentaire (AMIARD-TRIQUET et al., 1999)
Utilisation des Biomarqueurs pour évaluer l'état biologique du milieu marin :
Depuis de nombreuses années, les programmes de surveillance des milieux aquatiques s’articulent
autour de deux approches complémentaires. La première est basée sur l’analyse chimique d’un
certain nombre de polluants dans les matrices environnementales et permet d’évaluer la
contamination du milieu. La seconde intègre l’occurrence et l’abondance d’espèces bioindicatrices
afin de diagnostiquer la qualité de l’eau et des biocénoses a posteriori d’une perturbation.
Ces deux approches ne sont toutefois pas exclusives et ne permettent pas de prendre en
considération les effets précoces de la contamination sur les organismes. Afin de combler cette
lacune, les biomarqueurs apparaissent comme des outils pertinents (SANCHEZ et PORCHER,
2009).
Outre que l’utilisation des indicateurs chimiques et biologiques dans les moules indigènes utilisées
dans les programmes de biosurveillance de la pollution à grande échelle, les biomarqueurs sont
utilisés pour la surveillance des effets dans les études environnementales exploratoires à court
terme (MARTÍNEZ-GÓMEZ et al., 2017).
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Contribution à la mesure du stress chez Mytilus galloprovincialis (Lamarck, 1819): - 17/61

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