Chapitre I : Synthèse bibliographique
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I-2-3-4-1-2 Les facteurs intrinsèques
a. Age, poids ou taille des poissons
Pour une même espèce, les concentrations en métaux varient selon les individus, principalement
en fonction de leur poids et de leur taille, donc de leur âge.
En général, les poissons les plus âgés sont les plus contaminés. (Heit et al., 1986)
b. Sexe du poisson
Dans la plupart des études, femelle et mâle d'une même espèce contiennent des quantités
métalliques relativement identiques. Cependant, des différences existent parfois et sont
probablement liées à la période du début de la reproduction, car les femelles consomment plus de
nourriture et accumulent des réserves adipeuses à cette période (Noppe, 1996)
c. Régime alimentaire
Les espèces accumulent les métaux traces différemment, selon qu'ils sont prédateurs ou au bas de
la chaine alimentaire (Kidwell et al., 1995). Le régime alimentaire est un facteur important et
présente une influence sur l’accumulation des métaux au niveau de la chaîne trophique.
I-2-4 Présentation des principaux ETM étudiés
Les métaux traces étudiés sont : le plomb, le cadmium, le cuivre, le zinc, le nickel, le chrome, le
fer, le manganèse, l’arsenic, le cobalt et le vanadium. Ce choix est basé essentiellement sur leurs
double importance vis avis des organismes marins et l’écosystème marin littoral.
I-2-4-1 Le plomb :
Il est très souvent associé au zinc dans les minerais mais aussi à de nombreux autres éléments (Fe,
Cu, Cd, As…) qui sont en grande partie récupérés lors des opérations métallurgiques.
Le principal minerai de plomb est la galène (PbS), très souvent associée à la blende (ZnS) et à la
pyrite (FeS2). Les apports de plomb au milieu aquatique se font majoritairement par voie
atmosphérique. La source principale étant, à l’heure actuelle, la combustion des énergies fossiles.
Le seuil de toxicité du plomb inorganique en milieu aquatique apparait à partir de 0,5 kg/l (i.e. :
un retard de croissance chez le phytoplancton). Des eaux côtières, avec des teneurs inférieures à
50 ng.l
-1 peuvent être considérées comme non contaminées. Les niveaux de bioaccumulation chez
les organismes aquatiques engendrent, à terme, une plus forte toxicité pour l’homme.
Absorbé par ce dernier, les ions Pb
+2 entrent en compétition avec les ions Ca
+2 pour la formation
des os (saturnisme) (Chiffoleau, 2001 et Fairbrother et al, 2007).
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