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Chapitre IV : Résultats et discussions
En revanche, la consommation des poissons contaminés peut être une source de contamination,
vue que l’apport d’origine alimentaire représente plus de 90% de l’apport total en éléments traces
métalliques pour la population générale.
L’objectif ici est de déterminer dans quelles mesures et pour quelles quantités, la consommation
du poisson entraine un risque sanitaire pour le consommateur Algérien.
Avant d’évaluer le risque sanitaire sur le consommateur, on a calculé les facteurs de
bioaccumulation de chaque métal par les trois espèces de poissons. Les résultats montrent que ces
facteurs de bioaccumulation sont faibles et très variables d’un métal à un autre et d’une espèce à
une autre. Toutefois, il faut noter que la bioaccumulation, pour un même élément chimique, peut
varier considérablement selon l’espèce considérée, le stade de développement des individus, les
caractéristiques du biotope (pH, salinité et température), le sexe, le régime alimentaire, les
propriétés du contaminant,…etc. (Casas, 2005). Ainsi, la bioaccumulation de chaque métal est liée
étroitement à sa biodisponibilité (Belfroid et al., 1995). Alors, la bioaccumulation d’un composé
dans un organisme est typique de ce composé, du milieu aquatique dans lequel il se trouve et de
l’organisme cible (Ney et Van Hassel, 1983).
Pour le risque toxicologique, il a été évalué par le calcul de deux indices, la dose journalière
d’exposition (DJE) et le quotient de danger (QD). En effet, les résultats des valeurs de la DJE
calculées par croisement de la consommation et des concentrations moyennes en ETM dans le
tissu musculaire des trois poissons montrent que l’exposition journalière au zinc et au cuivre,
respectivement, pour les enfants et les adultes sont les plus élevées. De même, pour la DJE au zinc,
elle est environ 3 fois plus élevée chez les enfants de moins de 15 ans par rapport aux adultes.
Pour la DJE au cuivre, ce sont les consommateurs adultes qui s’exposent environ 2.5 fois de plus
que les enfants. Tandis que, les DJE au mercure et au nickel sont les plus faibles au niveau des
quatre zones de pêche pour les deux catégories d’âge. Cependant, les DJE au mercure, au nickel,
au zinc et au cuivre sont élevées dans le golfe de Ghazaouet par rapport aux autres régions.
En outre, les valeurs des quotients de danger qui dépassent la valeur de 1 sont celles du nickel
issus de la consommation du pageot et de rouget de vase et cela pour les enfants. Ce qui implique
qu’un effet néfaste sur la santé des enfants lié à la contamination par le nickel ne peut pas être
exclu lors de la consommation du pageot péché dans la baie d’Alger et de rouget de vase péché
dans les régions de Ghazaouet, Mostaganem, Bou-Ismail et Alger.
Tandis qu’au niveau de la baie de Beni Saf, la consommation de ces deux poissons ne présentent
aucun risque de contamination par le nickel, que ce soit pour les adultes ou les enfants. A noter
que le danger n’est pas énorme pour le consommateur, car le nickel est considéré comme un métal
probablement essentiel. En effet, il ne figure pas dans les seuils limites des contaminants
chimiques dans les produits de la pêche et de l’aquaculture de la législation algérienne.
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