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Chapitre IV : Résultats et discussions
Il est essentiel pour les animaux, les plantes et les bactéries et responsable de la synthèse d’uréase
et impliqué dans d’autres processus enzymatiques. Mais à de fortes concentrations, il peut devenir
toxique (Bradl, 2005). Pour l’être humain, il n’est pas encore considéré comme essentiel malgré
ces effets bénéfiques (os et déficit en vitamines B12), par contre, son effet cancérigène à
concentration très élevée est bien documenté.
Dans le cas du merlu, les quotients de danger (QD) des quatre métaux (Hg, Zn, Ni et Cu) pour les
adultes et les enfants sont tous inférieurs à 1. Ce qui implique que la survenue d’un effet toxique
provenant des quatre métaux lié à la consommation du merlu des quatre régions (Ghazaouet, Beni
Saf, Mostaganem et Bou-Ismail) est peu probable. De plus, pour les trois métaux (Hg, Cu et Zn),
les valeurs du quotient de danger renseignent sur un faible risque toxicologique lié à la
consommation du pageot et du rouget de vase par les enfants et les adultes dans les régions de
Ghazaouet, Beni Saf, Mostaganem, Bou-Ismail et Alger. Ainsi, les résultats de cette évaluation de
risque toxicologique montrent que les enfants de moins de 15 ans sont toujours les plus exposés
aux éléments traces métalliques analysés (Hg, Zn, Ni et Cu) que les consommateurs adultes, et par
conséquence, ils sont les plus vulnérables aux effets de santé que présentent ces métaux. Cela peut
être en raison de leur faible poids corporel et de leur fragilité sur le plan physiologique, étant donné
que les contaminants sont facilement absorbés dans leur organisme (RCAP, 1996). L’organisme
des enfants absorbe potentiellement plus de contaminants et reste incapable de les éliminer aussi
facilement que les adultes, étant donné que leurs systèmes d’élimination sont moins développés
(Hounkpatin et al. 2012). Néanmoins, le niveau de mercure dans les muscles des trois poissons
était inférieur au niveau maximal fixé par l’US EPA, 2016 ; ce qui indique que la consommation
de ces espèces de poissons n'est pas susceptible d'avoir des effets néfastes sur la santé humaine.
Cependant, l'exposition dépend des habitudes alimentaires de la population et une exposition
continue à cet élément peut entraîner des effets indésirables.
Dans le cas de la présente étude, l’évaluation du risque toxicologique suivie est celle de type
« substances », c.-à-d. que le risque toxicologique de chaque métal a été évalué tout seul. Toutefois,
les effets toxiques d’un mélange de contaminants sur un organisme cible doivent être pris en
compte dans ce genre d’études pour avoir une évaluation réelle du risque toxicologique. Ces effets
toxiques peuvent être de type additif, antagoniste ou synergique (Warne and Hawker, 1995).
L’additivité des réponses se produit lorsque la somme des réponses de chaque substance est égale
à la réponse toxique du mélange (Langley et al., 2003). On parle d’antagonisme lorsque
l’écotoxicité du mélange conduit à une réponse toxique inférieure à la somme des toxicités
observées par les substances prises individuellement (Otitoloju, 2002), et de synergie lorsque la
combinaison des réponses d’un mélange est supérieure à la somme des réponses de chaque
substance qui le compose (Lewis, 1992).
Chapitre IV : Résultats et discussions
Il est essentiel pour les animaux, les plantes et les bactéries et responsable de la synthèse d’uréase
et impliqué dans d’autres processus enzymatiques. Mais à de fortes concentrations, il peut devenir
toxique (Bradl, 2005). Pour l’être humain, il n’est pas encore considéré comme essentiel malgré
ces effets bénéfiques (os et déficit en vitamines B12), par contre, son effet cancérigène à
concentration très élevée est bien documenté.
Dans le cas du merlu, les quotients de danger (QD) des quatre métaux (Hg, Zn, Ni et Cu) pour les
adultes et les enfants sont tous inférieurs à 1. Ce qui implique que la survenue d’un effet toxique
provenant des quatre métaux lié à la consommation du merlu des quatre régions (Ghazaouet, Beni
Saf, Mostaganem et Bou-Ismail) est peu probable. De plus, pour les trois métaux (Hg, Cu et Zn),
les valeurs du quotient de danger renseignent sur un faible risque toxicologique lié à la
consommation du pageot et du rouget de vase par les enfants et les adultes dans les régions de
Ghazaouet, Beni Saf, Mostaganem, Bou-Ismail et Alger. Ainsi, les résultats de cette évaluation de
risque toxicologique montrent que les enfants de moins de 15 ans sont toujours les plus exposés
aux éléments traces métalliques analysés (Hg, Zn, Ni et Cu) que les consommateurs adultes, et par
conséquence, ils sont les plus vulnérables aux effets de santé que présentent ces métaux. Cela peut
être en raison de leur faible poids corporel et de leur fragilité sur le plan physiologique, étant donné
que les contaminants sont facilement absorbés dans leur organisme (RCAP, 1996). L’organisme
des enfants absorbe potentiellement plus de contaminants et reste incapable de les éliminer aussi
facilement que les adultes, étant donné que leurs systèmes d’élimination sont moins développés
(Hounkpatin et al. 2012). Néanmoins, le niveau de mercure dans les muscles des trois poissons
était inférieur au niveau maximal fixé par l’US EPA, 2016 ; ce qui indique que la consommation
de ces espèces de poissons n'est pas susceptible d'avoir des effets néfastes sur la santé humaine.
Cependant, l'exposition dépend des habitudes alimentaires de la population et une exposition
continue à cet élément peut entraîner des effets indésirables.
Dans le cas de la présente étude, l’évaluation du risque toxicologique suivie est celle de type
« substances », c.-à-d. que le risque toxicologique de chaque métal a été évalué tout seul. Toutefois,
les effets toxiques d’un mélange de contaminants sur un organisme cible doivent être pris en
compte dans ce genre d’études pour avoir une évaluation réelle du risque toxicologique. Ces effets
toxiques peuvent être de type additif, antagoniste ou synergique (Warne and Hawker, 1995).
L’additivité des réponses se produit lorsque la somme des réponses de chaque substance est égale
à la réponse toxique du mélange (Langley et al., 2003). On parle d’antagonisme lorsque
l’écotoxicité du mélange conduit à une réponse toxique inférieure à la somme des toxicités
observées par les substances prises individuellement (Otitoloju, 2002), et de synergie lorsque la
combinaison des réponses d’un mélange est supérieure à la somme des réponses de chaque
substance qui le compose (Lewis, 1992).
