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Chapitre IV : Résultats et discussions
Ainsi, Langston et al. (2002), Bird et al. (2008) et Jebali et al. (2008) ont mis en évidence une forte
corrélation entre les niveaux de la methallothioneine hépatique et les charges des métaux,
respectivement, chez les anguilles de l'estuaire de la Tamise en Angleterre et la daurade de la Mer
de Salammbo en Tunisie. Les fortes teneurs en Zn, Ni, Cu et Hg enregistrées au niveau du foie du
pageot, merlu et rouget de vase peuvent s'expliquer par le comportement du foie comme organe
de détoxification, vue qu’il contient la plus forte teneur en enzymes de biotransformation
(Eastwood, et al., 2002). Ainsi, cet organe constitue un lieu de stockage et de redistribution des
substances nutritives dans les autres organes mous de l’organisme, tels que les reins et les muscles
(Zhang et Wang, 2007). Ces teneurs élevées dans le foie représentent les quantités réelles en
métaux stockées par les poissons (Tepe et al., 2008). En outre, pour le cas du zinc, plusieurs études
ont mis en évidence l’existence d’un brassage spectaculaire de cet élément dans le poisson pendant
la période de vitellogénèse, soit une mobilisation de ce métal induite par les œstrogènes à partir
d'autres tissus vers le foie qui augmenterait simultanément avec le rapport Gonado-Somatique
(RGS) (Olsson, 1996). De plus, les concentrations de métaux au niveau du foie peuvent être le
reflet de l'accumulation récente et peut être un indicateur utile de l'exposition récente (Romeo et
al., 0222). Pour le cas des gonades, les fortes teneurs en ETM peuvent être attribuées à
l’importance des gonades dans la physiologie de la reproduction (Zhang et Wang, 2007). Durant
cette période le corps est gorgé de réserves nutritives et en même temps de contaminants qui se
trouvent concentrés dans les gonades (Boutier, et al., 1993). Pour les faibles teneurs en ETM
révélées dans le muscle des trois poissons, il est généralement admis que le tissu musculaire n’est
pas un organe dans lequel s’accumulent les métaux (Legorburu, et al., 1988). D’après d’autres
auteurs, le tissu musculaire spécialement celui des poissons est à peine impliqué dans son
métabolisme (Guns, et al., 1984 et Hornung and Ramelov, 1987). Cependant, bien qu’il a été admis
que les teneurs en métaux dans le muscle sont inférieures à celles dans le foie et les gonades (Tepe
et al., 2008), comme constaté dans la présente étude, quelques concentrations révélées au niveau
de ces trois organes n’obéissent pas à ce classement. Il s’agit des teneurs de nickel qui sont
légèrement élevées dans le muscle par rapport au foie et gonades chez le merlu. Ainsi, chez la
même espèce, les teneurs de mercure dans le muscle sont supérieures à celles dans les gonades,
mais toujours inférieures à celles dans le foie. En outre, chez le rouget de vase, les teneurs des
quatre métaux (Zn, Ni, Cu et Hg) révélées dans le muscle sont légèrement inférieures et même
similaires à celles révélées dans le foie et les gonades. Ces résultats pour le rouget de vase peuvent
être expliqués également par le comportement des individus immatures qui fréquentent souvent
les zones peu profondes, généralement les plus contaminées. De plus, la faible implication des
processus de détoxification et d’élimination des métaux chez ces individus immatures contribuent
en partie dans cette situation de contamination.
Chapitre IV : Résultats et discussions
Ainsi, Langston et al. (2002), Bird et al. (2008) et Jebali et al. (2008) ont mis en évidence une forte
corrélation entre les niveaux de la methallothioneine hépatique et les charges des métaux,
respectivement, chez les anguilles de l'estuaire de la Tamise en Angleterre et la daurade de la Mer
de Salammbo en Tunisie. Les fortes teneurs en Zn, Ni, Cu et Hg enregistrées au niveau du foie du
pageot, merlu et rouget de vase peuvent s'expliquer par le comportement du foie comme organe
de détoxification, vue qu’il contient la plus forte teneur en enzymes de biotransformation
(Eastwood, et al., 2002). Ainsi, cet organe constitue un lieu de stockage et de redistribution des
substances nutritives dans les autres organes mous de l’organisme, tels que les reins et les muscles
(Zhang et Wang, 2007). Ces teneurs élevées dans le foie représentent les quantités réelles en
métaux stockées par les poissons (Tepe et al., 2008). En outre, pour le cas du zinc, plusieurs études
ont mis en évidence l’existence d’un brassage spectaculaire de cet élément dans le poisson pendant
la période de vitellogénèse, soit une mobilisation de ce métal induite par les œstrogènes à partir
d'autres tissus vers le foie qui augmenterait simultanément avec le rapport Gonado-Somatique
(RGS) (Olsson, 1996). De plus, les concentrations de métaux au niveau du foie peuvent être le
reflet de l'accumulation récente et peut être un indicateur utile de l'exposition récente (Romeo et
al., 0222). Pour le cas des gonades, les fortes teneurs en ETM peuvent être attribuées à
l’importance des gonades dans la physiologie de la reproduction (Zhang et Wang, 2007). Durant
cette période le corps est gorgé de réserves nutritives et en même temps de contaminants qui se
trouvent concentrés dans les gonades (Boutier, et al., 1993). Pour les faibles teneurs en ETM
révélées dans le muscle des trois poissons, il est généralement admis que le tissu musculaire n’est
pas un organe dans lequel s’accumulent les métaux (Legorburu, et al., 1988). D’après d’autres
auteurs, le tissu musculaire spécialement celui des poissons est à peine impliqué dans son
métabolisme (Guns, et al., 1984 et Hornung and Ramelov, 1987). Cependant, bien qu’il a été admis
que les teneurs en métaux dans le muscle sont inférieures à celles dans le foie et les gonades (Tepe
et al., 2008), comme constaté dans la présente étude, quelques concentrations révélées au niveau
de ces trois organes n’obéissent pas à ce classement. Il s’agit des teneurs de nickel qui sont
légèrement élevées dans le muscle par rapport au foie et gonades chez le merlu. Ainsi, chez la
même espèce, les teneurs de mercure dans le muscle sont supérieures à celles dans les gonades,
mais toujours inférieures à celles dans le foie. En outre, chez le rouget de vase, les teneurs des
quatre métaux (Zn, Ni, Cu et Hg) révélées dans le muscle sont légèrement inférieures et même
similaires à celles révélées dans le foie et les gonades. Ces résultats pour le rouget de vase peuvent
être expliqués également par le comportement des individus immatures qui fréquentent souvent
les zones peu profondes, généralement les plus contaminées. De plus, la faible implication des
processus de détoxification et d’élimination des métaux chez ces individus immatures contribuent
en partie dans cette situation de contamination.
