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Chapitre IV : Résultats et discussions
Ces dernières peuvent alors constituer un risque pour la santé humaine (ex. consommation de
mollusques ou de poissons de fond contaminés). Ainsi, il a été démontré dans plusieurs études que
les espèces aquatiques concentrent les éléments traces en fonction de leur biodisponibilité dans
leur biotope (Gnandi, 2002 ; Youssao et al., 2011) et de la capacité des poissons à les
biotransformer (Martínez-Gómez et al., 2012).
Cependant, les concentrations en ETM sont très hétérogènes dans les poissons, et varient selon les
paramètres physiologiques et biologiques pris en considération tels que l’âge, la taille, la
croissance, la période de reproduction, la perméabilité des membranes, les habitudes et régimes
alimentaires, ainsi que la nature des ligands internes (Barghigiani et Ranieri De, 1992 ; Zyadah,
1999). De même, Ghosn et al., (2020) signalent que les espèces de poissons herbivores ont montré
des niveaux de contamination supérieurs aux autres espèces de régimes alimentaires différents.
De ce fait, les teneurs des métaux analysés dans la présente étude s’avèrent très variées en fonction
de la taille, du sexe, des organes et des sites d’échantillonnage pour les trois poissons étudiés.
Ces variations sont discutées ci-dessous :
IV-3.2.1.1. Variations des teneurs en ETM en fonction des organes :
Par rapport aux organes, les teneurs en contaminants métalliques analysés dans la présente étude
sont, d’une manière générale, plus importantes dans le foie et les gonades par rapport à celles
observées dans le tissu musculaire des trois poissons. Ce constat a été révélé pour ces mêmes
poissons et pour d’autres dans des études réalisées sur les côtes occidentales d’Algérie :Aoudjit
(2001) pour la bogue, Bensehla (2001) et Bentata-Keddar (2015) pour le rouget de vase, Benadda
(2009) pour la saurelle, Ayad (2010) pour le sar, Benamar (2011) pour la sardine, Bouhadiba
(2011) pour le mulet, Belhoucine (2012) pour le merlu et Borsali (2007 et 2015) pour le rouget
de roche). Pour les fortes concentrations en zinc et en cuivre, c’est pratiquement due à leur
présence à l’état physiologique dans les tissus mous comme co-facteurs enzymatiques, mais
également le fait qu’ils sont l’objet d’une élimination plus rapide dans le muscle (Marcovecchio
et Moreno, 1993 ; Cinier et al., 1999). Ainsi, selon Bryan et Hidalgo (1976), et Amiard-Triquet et
al. (1983), la prise de ces deux éléments est soumise à une régulation par l'organisme quel que soit
leur concentration et leur biodisponibilité biologique dans le milieu ambiant. Néanmoins, la
distribution et la bioaccumulation des éléments métalliques dans les tissus ne se contrôlent pas par
un mécanisme unique. En effet, selon Boudou (1982), la quantité des métaux bioaccumulés dépend
à la fois de l'exposition de l'organe considéré et des capacités de fixation intracellulaire. De ce fait,
la tolérance à une telle forme de contamination par les organismes marins a été attribuée à la
présence de métallothionéines, protéines intervenant dans les processus de stockage, de
bioaccumulation, de transport et de détoxication (Coombs, 1977 ; Capene et Vasak.¸ 1989 ;
Hogstand et Haux ¸ 1990 ; Linde et al., 1999 ; Evoglu et al., 2005 et Atli et Canli¸2008).
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