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Chapitre IV : Résultats et discussions
De plus, des corrélations positives significatives (p <0,05) ont été également trouvées entre le Cd,
Cr, Fe, Cu, V, Ni, Pb et Zn et la matière organique. Donc, la distribution de la plupart de ces
métaux est régie en partie par la matière organique, connue pour sa capacité à complexer et à
concentrer les métaux traces (Span, 1984 et Lyngby et Brix, 1986 ; Steinnes, 2013 ; Madejon, 2013
et Alloway, 2013). Ce qui confirme qu’à cette échelle, la matière organique peut jouer le rôle
moteur (adsorption et transport) de la pollution métallique (Cauwet et Faguet, 1982 ; cauwet et al.,
1990). En revanche, l’association avec la matière organique peut dans certains cas rendre les
métaux disponibles pour les organismes vivants (Bryan and Langston, 1992). Ce processus
pourrait se produire principalement par deux mécanismes (Lesven, 2008) : de façon directe, une
fois complexé sous forme de complexes organométalliques (chélates …etc.) ou à partir de la
dégradation de la matière organique qui libère les métaux à l’état dissous dans la colonne d’eau et
qui seront par la suite adsorbés par les organismes marins. Cependant, la grande affinité des métaux
vis-à-vis de la matière organique a été démontrée dans plusieurs études réalisées sur les côtes
algériennes (Added et al., 1982, Maouche, 1987, Rezzoug, 2000, Matmed, 2004, Athmani, 2008
et Inal, 2011). De même, cette relation matière organique – métaux traces dans les sédiments
aquatiques a fait l’objet dans plusieurs travaux de recherche (Donazzolo et al., 1981 ; Donazzolo
et al., 1984 ; Fernex et al., 1984 ; Windom et al., 1989 ; Péna et Picot, 1991 ; Naudin et al., 1992 ;
Blanchard, 2000 ; Thomson et al., 2001 ; Yuan et al., 2004 ; Hélali, et al., 2009 ; Loustau Cazalet,
2012 ; Zhao et al., 2013 ; Zaaboub et al., 2015 et Joselyn, 2016).
L’analyse antérieure montre que les facteurs et les mécanismes qui contrôlent le comportement
des ETMs dans les sédiments sont multiples et il s’agit souvent de combinaisons de différents
paramètres qui expliquent certains phénomènes. Il devient donc nécessaire d’utiliser des analyses
statistiques multiparamétriques de type analyse en composantes principales (ACP). Les résultats
de celle-ci, pour les métaux dans les sédiments de la côte algérienne, montrent qu’ils pourraient
être regroupés dans un modèle à trois composantes, qui représentent 85,7% de toutes les variations
de données. Le groupe (V, Cr, Fe, Co, Ni, Cu et Zn) affiche des valeurs élevées dans la première
composante, correspond au groupe des stations : S18, S27, S29, S35, S36, S43, S48, S49 et S54.
Tandis que c’est l’As qui montre des valeurs élevées dans la deuxième composante, correspond à
la station (S28). Enfin, la troisième composante présente seulement le Cd, et correspond aux
stations S16, S20, S23, S44, S45 et S49. Dans les deux cas (ACP par métaux ou ACP par stations),
les principales différences entre les stations se manifestent dans les concentrations en As et en Cd.
Ces deux métaux diffèrent des autres métaux dans leurs distributions, comportements et relations.
Alors, l’arsenic est un métalloïde, il devrait avoir des différences dans son comportement et
évolution géochimique par rapport aux métaux. Tandis que, le cadmium est un métal toxique et
son comportement dans les sédiments marins est régi en grande partie par sa biodisponibilité.
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