171
Chapitre IV : Résultats et discussions
Alors, les essais d’une durée de 96 heures ne sont pas suffisamment longs pour évaluer, par
exemple, les effets des métaux lourds sur les organismes aquatiques (Eisler, 1971 ; Price et Uglow,
1979 ; Pesh et Stewart, 1980 ; Amiard-Triquet, 1983). Cependant, un contaminant pris isolément
n’aura pas la même toxicité que dans un mélange de polluants (encore appelé "cocktail") (Da
Cunha et Ruegg, 2003). Des effets de synergie sont alors souvent observés (Kabata-Pendias,
2011). Comme il faut prendre en considération que, contrairement aux contaminants organiques,
les ETM ne sont pas dégradables et ils peuvent s’accumuler dans les sédiments (Zhang et Pu, 2011
; Zhang et al., 2011). Les résultats de la somme des unités toxiques (∑TU) pour chaque station
basés sur les concentrations en Cd, Cr, As, Cu, Ni, Pb et Zn montrent que leur valeurs sont faibles
et fluctuantes. Ainsi, la valeur maximale de cet indice est révélée dans la station S20 située à Beni
Saf dans la partie occidentale de la côte algérienne. Cette station abrite les teneurs les plus élevées
pour la majorité des métaux analysés. Cependant, le taux de contribution de chaque métal à la
somme des unités toxiques ∑TU) montre que la contribution maximale est celle du Ni, suivie par
le Cr et l’As. Alors, en raison de la contribution importante de Ni dans la somme des unités
toxiques (∑TU) et compte tenu de son caractère cancérigène (Homady et al., 2002), les apports de
ce métal dans le milieu marin devraient être mieux surveillés et sa toxicité réelle devrait être remise
en question. Cependant, les résultats obtenus pour la somme des unités toxiques (∑TU), en se
basant sur les concentrations totales des ETM dans les sédiments sont insuffisants pour évaluer la
toxicité potentielle des sédiments contaminés (Diks et Allen, 1983 ; Forstner et al., 1986). Alors,
la prise en considération de la mobilité potentielle des comportements chimiques des éléments
traces, de leur spéciation (forme chimique et/ou localisation) et de leur biodisponibilité est
indispensable pour l’estimation de leur toxicité potentielle dans les sédiments (Geffard, 2001).
Ainsi, le pH, la salinité, la température, la matière organique, la présence de matière en suspension
et d'acides humiques sont d’autres paramètres qui peuvent agir en partie sur la toxicité d’un métal
dans l'environnement marin.
IV-3.1.5. Relations et comportements des ETM dans les sédiments :
Une analyse binaire a été développée pour déterminer les relations entre les métaux analysés les
uns par rapport aux autres et par rapport à la distribution de la matière organique. Les résultats de
cette analyse montrent que tous les métaux sont en corrélation significative et positive les uns avec
les autres (p <0,05), à l'exception de deux métaux, l'As et le Cd. Les corrélations positives peuvent
indiquer qu'ils ont des sources communes et des comportements d’évolution géochimique
similaires pendant leurs transports et leurs migrations (Jamshidi et Bastami, 2016). Ils reflètent
également des niveaux similaires de contamination et / ou de rejets de mêmes sources de pollution.
Souvent, des sources anthropiques de ces métaux traces se trouvent dans les combustibles fossiles,
comme éléments accessoires, ainsi que dans les pesticides (Bradl, 2005 ; Alloway, 2013).
Chapitre IV : Résultats et discussions
Alors, les essais d’une durée de 96 heures ne sont pas suffisamment longs pour évaluer, par
exemple, les effets des métaux lourds sur les organismes aquatiques (Eisler, 1971 ; Price et Uglow,
1979 ; Pesh et Stewart, 1980 ; Amiard-Triquet, 1983). Cependant, un contaminant pris isolément
n’aura pas la même toxicité que dans un mélange de polluants (encore appelé "cocktail") (Da
Cunha et Ruegg, 2003). Des effets de synergie sont alors souvent observés (Kabata-Pendias,
2011). Comme il faut prendre en considération que, contrairement aux contaminants organiques,
les ETM ne sont pas dégradables et ils peuvent s’accumuler dans les sédiments (Zhang et Pu, 2011
; Zhang et al., 2011). Les résultats de la somme des unités toxiques (∑TU) pour chaque station
basés sur les concentrations en Cd, Cr, As, Cu, Ni, Pb et Zn montrent que leur valeurs sont faibles
et fluctuantes. Ainsi, la valeur maximale de cet indice est révélée dans la station S20 située à Beni
Saf dans la partie occidentale de la côte algérienne. Cette station abrite les teneurs les plus élevées
pour la majorité des métaux analysés. Cependant, le taux de contribution de chaque métal à la
somme des unités toxiques ∑TU) montre que la contribution maximale est celle du Ni, suivie par
le Cr et l’As. Alors, en raison de la contribution importante de Ni dans la somme des unités
toxiques (∑TU) et compte tenu de son caractère cancérigène (Homady et al., 2002), les apports de
ce métal dans le milieu marin devraient être mieux surveillés et sa toxicité réelle devrait être remise
en question. Cependant, les résultats obtenus pour la somme des unités toxiques (∑TU), en se
basant sur les concentrations totales des ETM dans les sédiments sont insuffisants pour évaluer la
toxicité potentielle des sédiments contaminés (Diks et Allen, 1983 ; Forstner et al., 1986). Alors,
la prise en considération de la mobilité potentielle des comportements chimiques des éléments
traces, de leur spéciation (forme chimique et/ou localisation) et de leur biodisponibilité est
indispensable pour l’estimation de leur toxicité potentielle dans les sédiments (Geffard, 2001).
Ainsi, le pH, la salinité, la température, la matière organique, la présence de matière en suspension
et d'acides humiques sont d’autres paramètres qui peuvent agir en partie sur la toxicité d’un métal
dans l'environnement marin.
IV-3.1.5. Relations et comportements des ETM dans les sédiments :
Une analyse binaire a été développée pour déterminer les relations entre les métaux analysés les
uns par rapport aux autres et par rapport à la distribution de la matière organique. Les résultats de
cette analyse montrent que tous les métaux sont en corrélation significative et positive les uns avec
les autres (p <0,05), à l'exception de deux métaux, l'As et le Cd. Les corrélations positives peuvent
indiquer qu'ils ont des sources communes et des comportements d’évolution géochimique
similaires pendant leurs transports et leurs migrations (Jamshidi et Bastami, 2016). Ils reflètent
également des niveaux similaires de contamination et / ou de rejets de mêmes sources de pollution.
Souvent, des sources anthropiques de ces métaux traces se trouvent dans les combustibles fossiles,
comme éléments accessoires, ainsi que dans les pesticides (Bradl, 2005 ; Alloway, 2013).
