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Chapitre IV : Résultats et discussions
IV-3.1.4. Evaluation de la qualité des sédiments :
La structure, la composition et la diversité biologique des sédiments varient, même au niveau d’un
endroit unique. Les différences physico-chimiques qui caractérisent les sédiments, comme la taille
et la forme des grains et leur composition organique, peuvent influencer profondément la
biodisponibilité et le degré de toxicité des contaminants qui leur sont associés. De plus, l’écologie
des organismes benthiques varie à un tel point que les habitudes et régimes alimentaires, les
exigences liées à l’habitat et la physiologie de ces espèces benthiques influencent l’exposition aux
contaminants et les voies de leurs transferts et assimilations par le benthos (Manon, 2007).
Ces différences expliquent la diversité d’approches d’évaluation de la qualité des sédiments qui
ont été mises au point jusqu’à présent. Alors, pour l’évaluation de la qualité des sédiments en
termes de pollution et des valeurs guides de contamination associées à un impact considéré,
plusieurs approches ont été développées. Ces dernières peuvent être regroupées en trois groupes
(Clozel-Leloup, 2003) :
1. L’approche géochimique : dans ce type d’approche, les valeurs considérées comme
acceptables pour l’environnement sont celles qui sont censées correspondre au « fond
géochimique», c’est-à-dire à la concentration naturelle en un élément, en un composé ou en
une substance dans le sédiment, en l'absence de tout apport extérieur spécifique, telle que
l'activité humaine.
2. Les approches à l’équilibre : dans ce type d’approche, les phases du sédiment sont censées être
à l’équilibre (équilibre entre particules de sédiment et eau interstitielle…etc.). Il suffit
d’appliquer les critères de qualité déterminée pour l’eau et de les traduire en concentrations
dans le sédiment grâce à des coefficients de partage eau/sédiment.
3. Les approches écotoxicologiques : dans ce type d’approche sont regroupées des méthodologies
distinctes, parfois complémentaires. Elles font toutes appel à des données portant sur les effets
biologiques observés en fonction des concentrations en polluants dans le sédiment ; qu’il
s’agisse de tests in vitro, in situ (sur sédiment naturel) ou artificiellement dopé ou encore des
études de population dans le milieu naturel (diversité des taxons, état de santé…etc.).
Dans la présente étude, les approches 1 et 3 ont été utilisées, respectivement, par le calcul des
indices chimiques par rapport au fond géochimique et l’évaluation du risque écologique, de la
toxicité potentielle et de comparaison avec les SQGs. En effet, la contribution anthropogénique
des ETMs sur les sédiments des principales zones de pêche chalutables le long de la côte algérienne
a été évaluée à partir de l’enrichissement relatif à la valeur du fond géochimique local. Pour cela,
nous avons choisi de calculer le facteur de contamination (FC), le facteur d’enrichissement (FE)
et l’indice de géoaccumulation (Igeo), en utilisant cette valeur du fond géochimique local.
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