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Chapitre IV : Résultats et discussions
IV-3.1.3. Distribution des pélites et de la matière organique :
IV-3.1.3.1. Distribution des pélites :
La répartition des pélites montre que dans la majorité des stations, le taux de la fraction fine
(<63µm) dépasse les 50 %. Les stations situées près de la côte (profondeurs < 40m) sont
caractérisées par des taux faibles en pélites. Ainsi, certaines stations, où le taux des pélites est
faible, abritent des sédiments de nature quasi biogène. Ils sont riches en débris calcaires, ce
caractère confirme l’origine autochtone des sédiments dans ces stations. En général, en allant des
stations côtières vers celles profondes, un grano-classement croissant est révélé, il est
probablement établi par les courants transversaux, qui déposent, lors du déferlement, les particules
grossières près de la côte et au niveau de la plage sous-marine peu profonde. Les particules fines
sont transportées par les courants de retour vers les stations profondes. Ce phénomène peut être
accentué par les structures géomorphologiques sous-marines et côtières au niveau de plusieurs
endroits dans la côte algérienne. Péna et Picot (1991) ont montré que les répartitions spatiales des
métaux traces sont étroitement liées aux paramètres environnementaux tels que la teneur en
matière organique, la granulométrie du sédiment et l'existence de courant de fond.
IV-3.1.3.2. Distribution de la matière organique :
La répartition de taux de la matière organique suit un gradient croissant côte – large. En effet, les
teneurs élevées sont observées dans les stations les plus profondes (S18, S39, S43, S36, S25, S50,
S49, S54, S48, S33, S29, S52, S44 et S47). Cette répartition qui suit un gradient croissant (côte –
large) a été mise en évidence dans les travaux de Rezzoug (2000) dans les golfes de Béjaia et de
Skikda, ce qui confirme le rôle important de la bathymétrie dans le contrôle de la répartition de la
matière organique, sachant que les sédiments profonds auraient un aspect différent de ceux des
zones les plus littorales (Leclaire, 1972). Ainsi, les détritus phytoplanctoniques et
zooplanctoniques et les excrétions d’organismes constituent la principale source d’apport de
matière organique naturelle en mer (Riley et Chester, 1971 et Cauwet et Faguet, 1981). Ces
derniers, se sédimentent via un processus de transit vertical (Bailley et al, 1987) par le biais des
agrégats (Rouibah, 1993). Généralement, les faibles taux de matière organique des sédiments
superficiels côtiers pourraient s’expliquer par la faible production planctonique dans la colonne
d’eau de mer peu profonde et aussi par la dégradation et l’oxydation plus rapide da la matière
organique produite. En plus, l'exportation de la matière organique de la surface vers le fond marin
change de manière significative son comportement dans les différentes régions océaniques
(Mollenhauer et al, 2004). Cependant, les taux de transit les plus importants sont observés le long
des marges continentales, et en particulier dans les zones d’upwelling (Berner, 1982 ; Marcio,
2008), car la haute productivité biologique observée dans ces zones eutrophes induit un important
flux de matériel organique vers le fond (Valdes et al, 2004).
Chapitre IV : Résultats et discussions
IV-3.1.3. Distribution des pélites et de la matière organique :
IV-3.1.3.1. Distribution des pélites :
La répartition des pélites montre que dans la majorité des stations, le taux de la fraction fine
(<63µm) dépasse les 50 %. Les stations situées près de la côte (profondeurs < 40m) sont
caractérisées par des taux faibles en pélites. Ainsi, certaines stations, où le taux des pélites est
faible, abritent des sédiments de nature quasi biogène. Ils sont riches en débris calcaires, ce
caractère confirme l’origine autochtone des sédiments dans ces stations. En général, en allant des
stations côtières vers celles profondes, un grano-classement croissant est révélé, il est
probablement établi par les courants transversaux, qui déposent, lors du déferlement, les particules
grossières près de la côte et au niveau de la plage sous-marine peu profonde. Les particules fines
sont transportées par les courants de retour vers les stations profondes. Ce phénomène peut être
accentué par les structures géomorphologiques sous-marines et côtières au niveau de plusieurs
endroits dans la côte algérienne. Péna et Picot (1991) ont montré que les répartitions spatiales des
métaux traces sont étroitement liées aux paramètres environnementaux tels que la teneur en
matière organique, la granulométrie du sédiment et l'existence de courant de fond.
IV-3.1.3.2. Distribution de la matière organique :
La répartition de taux de la matière organique suit un gradient croissant côte – large. En effet, les
teneurs élevées sont observées dans les stations les plus profondes (S18, S39, S43, S36, S25, S50,
S49, S54, S48, S33, S29, S52, S44 et S47). Cette répartition qui suit un gradient croissant (côte –
large) a été mise en évidence dans les travaux de Rezzoug (2000) dans les golfes de Béjaia et de
Skikda, ce qui confirme le rôle important de la bathymétrie dans le contrôle de la répartition de la
matière organique, sachant que les sédiments profonds auraient un aspect différent de ceux des
zones les plus littorales (Leclaire, 1972). Ainsi, les détritus phytoplanctoniques et
zooplanctoniques et les excrétions d’organismes constituent la principale source d’apport de
matière organique naturelle en mer (Riley et Chester, 1971 et Cauwet et Faguet, 1981). Ces
derniers, se sédimentent via un processus de transit vertical (Bailley et al, 1987) par le biais des
agrégats (Rouibah, 1993). Généralement, les faibles taux de matière organique des sédiments
superficiels côtiers pourraient s’expliquer par la faible production planctonique dans la colonne
d’eau de mer peu profonde et aussi par la dégradation et l’oxydation plus rapide da la matière
organique produite. En plus, l'exportation de la matière organique de la surface vers le fond marin
change de manière significative son comportement dans les différentes régions océaniques
(Mollenhauer et al, 2004). Cependant, les taux de transit les plus importants sont observés le long
des marges continentales, et en particulier dans les zones d’upwelling (Berner, 1982 ; Marcio,
2008), car la haute productivité biologique observée dans ces zones eutrophes induit un important
flux de matériel organique vers le fond (Valdes et al, 2004).
