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Chapitre IV : Résultats et discussions
La répartition spatiale de l’arsenic (As) est différente de celles des autres métaux. L’arsenic est
un métalloïde, avec des propriétés, en partie, similaires à celles des métaux. En effet, les teneurs
élevées se manifestent dans les sédiments des stations du golfe d’Arzew. Néanmoins, les stations
situées dans l’extrême Est des côtes algériennes révèlent aussi des teneurs assez importantes. Elles
peuvent être associées aux déversements des eaux usées industrielles et domestiques de grandes
métropoles comme Annaba et Skikda. Cependant, la distribution de ce métalloïde qui diffère des
autres métaux nécessite de faire l’objet d’autres études approfondies. En outre, dans la roche
sédimentaire, une teneur moyenne en arsenic de 13 mg/kg est généralement acceptée comme
valeur de référence. D’ailleurs, c’est exactement la valeur qui a été établie comme valeur de fond
géochimique pour les côtes algériennes. Cette valeur de fond géochimique a été largement
dépassée dans plusieurs stations. En fait, le contenu ordinaire dans les sédiments marins varie entre
5 et 20 mg/kg (Pierre, 1993). Les roches sédimentaires les plus riches étant les argilites avec 11
mg.kg
-1 environ. Toutefois, des valeurs nettement plus fortes ont été relevées jusqu'à 100-200
mg.kg
-1 dans les calcaires du jurassique moyen de Lorraine (Chaussidon et Albardle, 1992).
Cependant, des niveaux beaucoup plus élevés peuvent être trouvés dans certaines zones
estuariennes ou côtières (Joselyn J., 2016). Ainsi, la matière organique peut contribuer à la
rétention/libération de l’arsenic par compétition sur des phases porteuses telles que les oxydes et
hydroxydes de fer ou les argiles (Xu et al., 1988; 1991; Wang and Mulligan, 2006 et 2009).
La distribution du cadmium (Cd) montre des fluctuations assez importantes dans les sédiments
des stations des trois secteurs (Est, Ouest et Centre). Ce chevauchement entre les faibles et les
grandes teneurs en cadmium dans des stations côtières pourrait être en relation avec l’importance
des sources de pollutions, notamment celles anthropiques. Cependant, comme le montre certaines
études, la concentration en cadmium dans les sédiments varie en fonction de la salinité. Cette
salinité peut être déterminante sur la mobilité et la disponibilité des ETMs, comme dans le cas du
cadmium qui peut être libéré de la phase solide à la colonne d’eau sous forme de complexe chloré
avec une augmentation de la salinité (Du Laing et al., 2008 et Acosta et al., 2011). Dans ce
processus, il devient potentiellement biodisponible. Ainsi, tout comme le plomb et le mercure, le
cadmium, métal non essentiel, n’a aucun rôle à jouer dans le cycle biologique des organismes
marins. Sa présence dans les biotopes de ces organismes (eau et sédiment) se considère comme un
risque, même à des faibles concentrations. Cependant, toutes les valeurs révélées dans les
sédiments des principales zones de pêche chalutables sont inférieures à la valeur du fond
géochimique établie pour la côte algérienne et qui de l’ordre de 0.5µg/g. L’exception se manifeste
dans de la station S4, située dans la baie d’Alger où les teneurs révélées dépassent légèrement la
valeur du fond géochimique. Tout en considérant la baie d’Alger comme l’un des hots spots de la
méditerranée occidentale, cette situation de contamination par le cadmium n’est pas alarmante.
Chapitre IV : Résultats et discussions
La répartition spatiale de l’arsenic (As) est différente de celles des autres métaux. L’arsenic est
un métalloïde, avec des propriétés, en partie, similaires à celles des métaux. En effet, les teneurs
élevées se manifestent dans les sédiments des stations du golfe d’Arzew. Néanmoins, les stations
situées dans l’extrême Est des côtes algériennes révèlent aussi des teneurs assez importantes. Elles
peuvent être associées aux déversements des eaux usées industrielles et domestiques de grandes
métropoles comme Annaba et Skikda. Cependant, la distribution de ce métalloïde qui diffère des
autres métaux nécessite de faire l’objet d’autres études approfondies. En outre, dans la roche
sédimentaire, une teneur moyenne en arsenic de 13 mg/kg est généralement acceptée comme
valeur de référence. D’ailleurs, c’est exactement la valeur qui a été établie comme valeur de fond
géochimique pour les côtes algériennes. Cette valeur de fond géochimique a été largement
dépassée dans plusieurs stations. En fait, le contenu ordinaire dans les sédiments marins varie entre
5 et 20 mg/kg (Pierre, 1993). Les roches sédimentaires les plus riches étant les argilites avec 11
mg.kg
-1 environ. Toutefois, des valeurs nettement plus fortes ont été relevées jusqu'à 100-200
mg.kg
-1 dans les calcaires du jurassique moyen de Lorraine (Chaussidon et Albardle, 1992).
Cependant, des niveaux beaucoup plus élevés peuvent être trouvés dans certaines zones
estuariennes ou côtières (Joselyn J., 2016). Ainsi, la matière organique peut contribuer à la
rétention/libération de l’arsenic par compétition sur des phases porteuses telles que les oxydes et
hydroxydes de fer ou les argiles (Xu et al., 1988; 1991; Wang and Mulligan, 2006 et 2009).
La distribution du cadmium (Cd) montre des fluctuations assez importantes dans les sédiments
des stations des trois secteurs (Est, Ouest et Centre). Ce chevauchement entre les faibles et les
grandes teneurs en cadmium dans des stations côtières pourrait être en relation avec l’importance
des sources de pollutions, notamment celles anthropiques. Cependant, comme le montre certaines
études, la concentration en cadmium dans les sédiments varie en fonction de la salinité. Cette
salinité peut être déterminante sur la mobilité et la disponibilité des ETMs, comme dans le cas du
cadmium qui peut être libéré de la phase solide à la colonne d’eau sous forme de complexe chloré
avec une augmentation de la salinité (Du Laing et al., 2008 et Acosta et al., 2011). Dans ce
processus, il devient potentiellement biodisponible. Ainsi, tout comme le plomb et le mercure, le
cadmium, métal non essentiel, n’a aucun rôle à jouer dans le cycle biologique des organismes
marins. Sa présence dans les biotopes de ces organismes (eau et sédiment) se considère comme un
risque, même à des faibles concentrations. Cependant, toutes les valeurs révélées dans les
sédiments des principales zones de pêche chalutables sont inférieures à la valeur du fond
géochimique établie pour la côte algérienne et qui de l’ordre de 0.5µg/g. L’exception se manifeste
dans de la station S4, située dans la baie d’Alger où les teneurs révélées dépassent légèrement la
valeur du fond géochimique. Tout en considérant la baie d’Alger comme l’un des hots spots de la
méditerranée occidentale, cette situation de contamination par le cadmium n’est pas alarmante.
