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Chapitre IV : Résultats et discussions
La répartition spatiale des teneurs du nickel (Ni) suit celles du Mn, Co, V et Cr, avec des teneurs
élevées dans les stations des secteurs Centre et Est et faibles dans les stations du secteur Ouest.
L’exception se manifeste dans les stations du golfe de Ghazaouet, notamment, les stations S10 et
S20 situées, respectivement, dans Ghazaouet et Beni Saf qui montrent des teneurs similaires et/ou
supérieures à celles des stations des secteurs Centre et Est. En effet, cette répartition pourrait être
contrôlée par la contribution des apports anthropiques qui arrivent en premier lieu aux fonds des
stations côtières via les oueds et les émissaires d’eaux réparties tout au long de la côte algérienne.
Néanmoins, des teneurs élevées ont été révélées dans des stations profondes (S10 dans le secteur
Ouest, S33, S48, S54 et S18 dans le secteur Centre et S35, S39 et S43 dans le secteur Est) la cause
peut être un événement isolé dans le temps (rejet ponctuel) et/ou un transport par les courants du
fond du matériel de la couche néphéloide du fond des stations côtières vers ces stations profondes.
Ainsi, le nickel pourrait être associé aux oxydes de fer et de manganèse (Rapin et al, 1982) qui
sont abondants dans la couche oxique ou bien à la matière organique, généralement riche dans les
sédiments des marges continentales. Toutefois, malgré la proximité et la multitude des sources en
cet élément le long de la frange littorale, ses teneurs dans les stations côtières ne sont pas
excessives. Une remise en suspension du nickel par le brassage du sédiment superficiel dans ces
zones peu profondes en serait la cause. En outre, l’éventualité d’une exportation de cet élément
par les courants de surface vers d’autres zones, notamment vers le large, n’est pas à omettre.
La distribution du plomb (Pb) montre que les teneurs les plus élevées se manifestent dans les
sédiments des stations de la baie d’Alger et du golfe de Ghazaouet, et à moindre degré dans le
golfe de Skikda. Cette situation peut être liée directement à la pression anthropique exercée ces
trois zones, vu qu’elles sont parmi les grandes métropoles industrielles situées dans la côte
algérienne. Alors, dans les sédiments côtiers, la contamination par le plomb est très largement
répandue (Cossa et al., 1992). Les principales sources actuelles de plomb sont les l’industrie des
accumulateurs, les alliages, les câbles et les pigments (Manahan, 2010). A cela s’ajoute le plomb
tétraéthyle issu de la combustion des carburants au niveau du trafic du réseau routier terrestre et
en mer. Ce plomb assez toxique est émis dans l’atmosphère par les moteurs à combustion pour se
condenser et se précipiter et s’achemine vers les sédiments marins. Ainsi, Kabata-Pendias (2011)
signale une accumulation importante entre 10 et 40 mg/kg dans les roches acides et les sédiments
argileux. De fait, les taux élevés de la fraction fine des sédiments peuvent expliquer en partie cette
distribution. Cependant, la majorité des stations où les teneurs de plomb dépassent la valeur de
fond géochimique établie pour la côte algérienne et qui de l’ordre de 34µg/g, se trouvent au niveau
des secteurs Centre et Ouest. Tandis qu’au niveau du secteur Est, les teneurs en plomb au niveau
de la plupart des stations sont inférieures à la valeur du fond géochimique.
Chapitre IV : Résultats et discussions
La répartition spatiale des teneurs du nickel (Ni) suit celles du Mn, Co, V et Cr, avec des teneurs
élevées dans les stations des secteurs Centre et Est et faibles dans les stations du secteur Ouest.
L’exception se manifeste dans les stations du golfe de Ghazaouet, notamment, les stations S10 et
S20 situées, respectivement, dans Ghazaouet et Beni Saf qui montrent des teneurs similaires et/ou
supérieures à celles des stations des secteurs Centre et Est. En effet, cette répartition pourrait être
contrôlée par la contribution des apports anthropiques qui arrivent en premier lieu aux fonds des
stations côtières via les oueds et les émissaires d’eaux réparties tout au long de la côte algérienne.
Néanmoins, des teneurs élevées ont été révélées dans des stations profondes (S10 dans le secteur
Ouest, S33, S48, S54 et S18 dans le secteur Centre et S35, S39 et S43 dans le secteur Est) la cause
peut être un événement isolé dans le temps (rejet ponctuel) et/ou un transport par les courants du
fond du matériel de la couche néphéloide du fond des stations côtières vers ces stations profondes.
Ainsi, le nickel pourrait être associé aux oxydes de fer et de manganèse (Rapin et al, 1982) qui
sont abondants dans la couche oxique ou bien à la matière organique, généralement riche dans les
sédiments des marges continentales. Toutefois, malgré la proximité et la multitude des sources en
cet élément le long de la frange littorale, ses teneurs dans les stations côtières ne sont pas
excessives. Une remise en suspension du nickel par le brassage du sédiment superficiel dans ces
zones peu profondes en serait la cause. En outre, l’éventualité d’une exportation de cet élément
par les courants de surface vers d’autres zones, notamment vers le large, n’est pas à omettre.
La distribution du plomb (Pb) montre que les teneurs les plus élevées se manifestent dans les
sédiments des stations de la baie d’Alger et du golfe de Ghazaouet, et à moindre degré dans le
golfe de Skikda. Cette situation peut être liée directement à la pression anthropique exercée ces
trois zones, vu qu’elles sont parmi les grandes métropoles industrielles situées dans la côte
algérienne. Alors, dans les sédiments côtiers, la contamination par le plomb est très largement
répandue (Cossa et al., 1992). Les principales sources actuelles de plomb sont les l’industrie des
accumulateurs, les alliages, les câbles et les pigments (Manahan, 2010). A cela s’ajoute le plomb
tétraéthyle issu de la combustion des carburants au niveau du trafic du réseau routier terrestre et
en mer. Ce plomb assez toxique est émis dans l’atmosphère par les moteurs à combustion pour se
condenser et se précipiter et s’achemine vers les sédiments marins. Ainsi, Kabata-Pendias (2011)
signale une accumulation importante entre 10 et 40 mg/kg dans les roches acides et les sédiments
argileux. De fait, les taux élevés de la fraction fine des sédiments peuvent expliquer en partie cette
distribution. Cependant, la majorité des stations où les teneurs de plomb dépassent la valeur de
fond géochimique établie pour la côte algérienne et qui de l’ordre de 34µg/g, se trouvent au niveau
des secteurs Centre et Ouest. Tandis qu’au niveau du secteur Est, les teneurs en plomb au niveau
de la plupart des stations sont inférieures à la valeur du fond géochimique.
