Chapitre troisième
Matériels et Méthodes
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Ø’ : exprime L’indice de performance de croissance ou la vitesse de croissance.
On peut calculer Ø’ de la région d’étude ; cela permet d’estimer la vitesse de croissance moyenne
(Ø’).
Le coefficient de croissance K est ensuite déterminé par l’équation :
Log10K= Ø’- 2 Log10 L∞
Après avoir déterminé L∞ (cm) et K (ans-1), une estimation grossière de t0 peut être obtenue à
partir de la relation de Pauly (1985).
Log10 (- t0) = - 0,3922 - 0,2752 Log10 L∞ - 1,038 Log10 K
t0, appelé «paramètre de condition initial», détermine le point du temps ou le poisson à une
longueur zéro. D’un point de vue biologique, cela n’a pas de sens, étant donné que la croissance
commence à l’éclosion lorsque la larve a déjà une certaine longueur (Sparre et Venema, 1996).
2.2.2.3. Méthode d’ELEFAN I
Sparre et Venema (1996) ainsi que Pauly et Moreau (1997) sont les documents de base pour la
description de la méthode d’ELEFAN I.
Le Programme ELEFAN I porte sur l’estimation des paramètres de croissance (L∞, K).
Le problème clé qu’on risque de rencontrer lors de l’analyse de la progression des modes est
l’identification des maxima, qui doivent être reliés les uns aux autres pour constituer de proche en
proche une courbe de croissance correcte. Cette difficulté est posée pour la méthode de Petersen,
les méthodes graphiques telles que Bhattacharya (1967) ou programmes tel que NORMESEP
(Abramson, 1971 ; Pauly et al., 1986).
Le programme ELEFAN I (Electronic LEnght-Frequency ANalysis) est une démarche destinée à
augmenter l’objectivité et la fiabilité des courbes de croissance ainsi obtenues, ce programme est
incorporé dans le logiciel FISAT II version 1.2.2.
Le principe de fonctionnement du programme ELEFAN I, consiste à réaliser une distribution de
fréquences de taille puis l’identification des maxima et des minima. Le programme procède ensuite
à l’enregistrement des maxima sommés et nommés ESP (Explained Somme of Peaks) et même la
modification des paramètres de croissance jusqu’à ce que le rapport ESP/ASP ne puisse être plus
élevé ainsi que le calcul du tracé de la courbe de croissance.
2.3.Croissance relative
Chez un même individu certaines relations entre deux grandeurs mesurables du corps peuvent être
formulées en équations permettant de comparer leur croissance et de passer d’une dimension à une
autre. De même, à partir de la relation taille-poids et de la croissance en longueur, il est possible
d’estimer la croissance pondérale chez les poissons (Harchouche, 2006).
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