Chapitre 3
Résultats & Discussions
48
La majorité des travaux réalisés mettent en avant l’aspect quantitatif de la nourriture
soit en reliant directement la condition des poissons à la disponibilité des proies, soit par
le biais de facteurs qui agissent indirectement sur la disponibilité de la nourriture tels que
la compétition (Schmitt et Holbrook 1996, Cardinale et Arrhenius 2000, Casini et al., 2006)
et les facteurs physico-chimiques (Copp, 2003 ; Rönkkönen et al., 2004 in Ferraton, 2007).
En l’absence de données sur les biomasses dans le milieu naturel des différents types
de proies des juvéniles de merlu (crustacés notamment), une estimation de l’effet quantitatif
de la nourriture sur la condition des merlus demeure impossible.
Le rôle fondamental des ressources alimentaires sur le métabolisme et les différentes
fonctions biologiques d’un organisme, en particulier la croissance, résulte non seulement
de la quantité mais aussi de la qualité de la nourriture (Wootton 1990, Clifton 1995). D’après
Hüssy et al., (1997), un stress alimentaire prolongé peut engendrer une mortalité élevée
chez les stades juvéniles.
Les résultats des études suggèrent une contribution importante de l’alimentation lors
de la période de post-installation sur l’abondance des juvéniles de merlu : les crustacés
suprabenthiques semblent être des proies favorables à la croissance et à la survie des juvéniles
de merlu dans les principales zones de nourricerie situées sur le plateau continental qui
se situent au large. L’ensemble de ces résultats valide donc l’hypothèse de Maynou et al.,
(2003), selon laquelle la survie des juvéniles de merlu dans les nourriceries est augmentée
avec la disponibilité d’une alimentation adéquate, et met en avant le rôle clé de l’alimentation
sur la qualité des zones de nourricerie des juvéniles de merlu (Ferraton, 2007).
Le régime du merlu échantillonné au printemps est moins diversifié en termes de type
de proies que celui échantillonné en hiver (décembre 2011). Cela pourrait être expliqué
par la grande disponibilité des crustacés pendant cette période de l’année et comme c’est
une des proies préférentielles du merlu, elle est consommée en grande quantité. Ce groupe
de proies préférentielles constitue presque la totalité des prises du merlu pour toutes
les classes de taille de cet échantillon (6 à 12 cm) avec la dominance des décapodes
et des crevettes du groupe des crustacés.
Résultats & Discussions
48
La majorité des travaux réalisés mettent en avant l’aspect quantitatif de la nourriture
soit en reliant directement la condition des poissons à la disponibilité des proies, soit par
le biais de facteurs qui agissent indirectement sur la disponibilité de la nourriture tels que
la compétition (Schmitt et Holbrook 1996, Cardinale et Arrhenius 2000, Casini et al., 2006)
et les facteurs physico-chimiques (Copp, 2003 ; Rönkkönen et al., 2004 in Ferraton, 2007).
En l’absence de données sur les biomasses dans le milieu naturel des différents types
de proies des juvéniles de merlu (crustacés notamment), une estimation de l’effet quantitatif
de la nourriture sur la condition des merlus demeure impossible.
Le rôle fondamental des ressources alimentaires sur le métabolisme et les différentes
fonctions biologiques d’un organisme, en particulier la croissance, résulte non seulement
de la quantité mais aussi de la qualité de la nourriture (Wootton 1990, Clifton 1995). D’après
Hüssy et al., (1997), un stress alimentaire prolongé peut engendrer une mortalité élevée
chez les stades juvéniles.
Les résultats des études suggèrent une contribution importante de l’alimentation lors
de la période de post-installation sur l’abondance des juvéniles de merlu : les crustacés
suprabenthiques semblent être des proies favorables à la croissance et à la survie des juvéniles
de merlu dans les principales zones de nourricerie situées sur le plateau continental qui
se situent au large. L’ensemble de ces résultats valide donc l’hypothèse de Maynou et al.,
(2003), selon laquelle la survie des juvéniles de merlu dans les nourriceries est augmentée
avec la disponibilité d’une alimentation adéquate, et met en avant le rôle clé de l’alimentation
sur la qualité des zones de nourricerie des juvéniles de merlu (Ferraton, 2007).
Le régime du merlu échantillonné au printemps est moins diversifié en termes de type
de proies que celui échantillonné en hiver (décembre 2011). Cela pourrait être expliqué
par la grande disponibilité des crustacés pendant cette période de l’année et comme c’est
une des proies préférentielles du merlu, elle est consommée en grande quantité. Ce groupe
de proies préférentielles constitue presque la totalité des prises du merlu pour toutes
les classes de taille de cet échantillon (6 à 12 cm) avec la dominance des décapodes
et des crevettes du groupe des crustacés.
