Chapitre 3
Résultats & Discussions
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Le merlu est déjà prédateur de poisson dès son jeune âge. Le cannibalisme a été détecté
chez un merlu de 9 cm de taille qui avait ingéré un autre merlu de 4 cm. Ce comportement
est très répandu chez le merlu Atlantique (Kacher, 2004 ; Mahe et al., 2007), contrairement au
merlu Méditerranéen (Bozzano et al., 1997 ; Velasco et Olaso,1998 ; Mahe et al., 2007).
Dans notre cas, le cannibalisme a été détecté chez un seul individu capturé au printemps (avril
2012). Ce résultat confirme ce qui a déjà été avancé par Mahe et al (2007) en affirmant
que ce comportement dépend de l’abondance des juvéniles.
Les proies ont un impact positif sur l’abondance des prédateurs (Neira et Arancibia,
2004). En interprétant des images satellitaires de la Méditerranée, et en baie de Jijel. Nous
pouvons remarquer le changement dans la densité de la chlorophylle entre la saison d’hiver
et du printemps. En effet, il y a un excès de chlorophylle durant la période du printemps
(Figure 3.11). Donc la production primaire en phytoplancton est plus élevée et le zooplancton
sera abondant en surface. À ce moment, ce zooplancton va attirer les prédateurs pélagiques,
ce qui crée une forte compétition pour se nourrir.
Figure 3.9: Concentration de la chlorophylle en eau de surface de la baie de Jijel
à partir d’une photo satellitaire au début du printemps (15/03/2012)
(Source : www.myocean.com)
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Etude de la variabilité du taux de croissance et écologie alimentaire des juvéniles du Merlu (merluccius merluccius,L.,1758) de la Baie de Jijel: - 61/84

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