Chapitre 3
Résultats & Discussions
47
Vu le manque de nourriture disponible durant la période d’hiver, on suggère que
le merlu a consommé les protozoaires comme solution alternative au manque de nourriture
durant cette période de l’année.
La composition détaillée du bol alimentaire des jeunes merlus échantillonnés en hiver
(décembre 2011) est relativement variable avec la taille des merlus. Cette analyse montre
que le régime alimentaire des merlus dont la taille est comprise entre 10 et 13 cm de longueur
est diversifié par rapport aux autres classes de taille, ce qui nous laisse suggérer
que ces individus sont les plus actifs dans la recherche de la nourriture.
Concernant l’échantillon du printemps (avril 2012), le spectre de l’évolution du régime
alimentaire confirme la dominance des crustacés et des poissons dans le régime des jeunes
merlus.
Il est à noter qu’au fur et à mesure que la taille des merlus augmente, le spectre
de proies diminue du fait de la diminution des crustacés. C’est au printemps (avril 2012)
que le nombre de crustacés est le plus important (84 au lieu de 52 en décembre 2011),
ce qui pourrait expliquer la meilleure condition somatique du juvénile de merlu (Kc=0,58
au lieu de Kc=0,50 en décembre 2011).
L’analyse simultanée de l’alimentation et de la condition des juvéniles de merlu montre
qu’il existe des relations étroites entre le niveau de condition et la présence de certaines
catégories de proies. Une alimentation constituée de crustacés suprabenthiques (amphipodes,
euphausiacés et mysidacés) est, en effet, associée à une condition élevée des juvéniles
< 15 cm (Ferraton, 2007). La condition d’un poisson reflète ses réserves énergétiques et son
état physiologique, et résulte donc de l’intégration des différentes caractéristiques
de l’environnement dans lequel vit l’organisme (nourriture, compétition, prédation, facteurs
physico-chimiques, infections parasitaires, pollution) (Lambert et Dutil 1997). Parmi
les divers facteurs mis en jeu, la disponibilité de la nourriture que reflète leur alimentation.
Ce facteur influence principalement la condition des poissons (Flinkman et al., 1998, Green
et McCormick 1999, Cardinale et al., 2002, Möllmann et al., 2003, Berumen et al., 2005).
Résultats & Discussions
47
Vu le manque de nourriture disponible durant la période d’hiver, on suggère que
le merlu a consommé les protozoaires comme solution alternative au manque de nourriture
durant cette période de l’année.
La composition détaillée du bol alimentaire des jeunes merlus échantillonnés en hiver
(décembre 2011) est relativement variable avec la taille des merlus. Cette analyse montre
que le régime alimentaire des merlus dont la taille est comprise entre 10 et 13 cm de longueur
est diversifié par rapport aux autres classes de taille, ce qui nous laisse suggérer
que ces individus sont les plus actifs dans la recherche de la nourriture.
Concernant l’échantillon du printemps (avril 2012), le spectre de l’évolution du régime
alimentaire confirme la dominance des crustacés et des poissons dans le régime des jeunes
merlus.
Il est à noter qu’au fur et à mesure que la taille des merlus augmente, le spectre
de proies diminue du fait de la diminution des crustacés. C’est au printemps (avril 2012)
que le nombre de crustacés est le plus important (84 au lieu de 52 en décembre 2011),
ce qui pourrait expliquer la meilleure condition somatique du juvénile de merlu (Kc=0,58
au lieu de Kc=0,50 en décembre 2011).
L’analyse simultanée de l’alimentation et de la condition des juvéniles de merlu montre
qu’il existe des relations étroites entre le niveau de condition et la présence de certaines
catégories de proies. Une alimentation constituée de crustacés suprabenthiques (amphipodes,
euphausiacés et mysidacés) est, en effet, associée à une condition élevée des juvéniles
< 15 cm (Ferraton, 2007). La condition d’un poisson reflète ses réserves énergétiques et son
état physiologique, et résulte donc de l’intégration des différentes caractéristiques
de l’environnement dans lequel vit l’organisme (nourriture, compétition, prédation, facteurs
physico-chimiques, infections parasitaires, pollution) (Lambert et Dutil 1997). Parmi
les divers facteurs mis en jeu, la disponibilité de la nourriture que reflète leur alimentation.
Ce facteur influence principalement la condition des poissons (Flinkman et al., 1998, Green
et McCormick 1999, Cardinale et al., 2002, Möllmann et al., 2003, Berumen et al., 2005).
