Généralité 2018
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diverses lésions tissulaires particulièrement chez les invertébrées aquatiques et chez les
poissons (Ramade, 2005).
 Le cuivre : Il peut affecter de nombreux organismes : algues, mousses, micro-organismes
marins, champignons microscopiques. Sa toxicité en milieu marin dépend de sa forme
chimique et de son état d'oxydation. Il provoque l’inhibition de croissance du phytoplancton à
partir de 4 µg/l (Miguel, 2009).
2.11 Quelques réseaux de surveillance
2.11.1 Réseau national d’observation de la qualité du milieu marin (RNO)
C’est un réseau coordonné par l'IFREMER a été mis en place en France par le ministère
chargé de l’environnement destiné à l’évaluation des niveaux et des tendances de contamination
et des paramètres généraux de la qualité du milieu dont les métaux sont inclus. C’est un réseau
de type « passif » dont les premiers prélèvements ont débuté en juin 1974 et ont essentiellement
porté jusqu’en 1978 sur les eaux marines. Par la suite, se sont développé les programmes de
surveillance des contaminants dans la matière vivante, compartiment mieux adapté pour
répondre aux objectifs du RNO. Ce réseau d’observation a été arrêté en 2006 pour être remplacer
par le Réseau d’Observation de la Contamination CHimique du littoral (ROCCH). Depuis 2008
ce dispositif est l’un des rares en Europe à comporter une surveillance pérenne en routine, les
organismes marins, moules et huîtres, sont alors utilisés comme indicateurs quantitatifs de la
contamination (Stellio, 2005).
2.11.2 Réseau Intégrateurs Biologiques (RINBIO)
Le réseau Intégrateurs Biologiques (RINBIO), c’est un réseau de type actif, a été développé
en partenariat entre l’Ifremer, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse (RMC) et l’Institut
de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) depuis 1996. Il a pour objectif d’évaluer les
niveaux de contamination chimique et radiochimique dans chaque unité du référentiel
géographique du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin
Rhône Méditerranée Corse (Le SDAGE du bassin RMC délimite le littoral par une double bande
terrestre et marine, découpée en cinquante zones homogènes. C’est à travers ces cadres
territoriaux qu’a été conçu le Réseau Littoral Méditerranéen (RLM) pour disposer d’un dispositif
intégré de connaissance et d’évaluation de la qualité des eaux littorales à l’échelle de la façade.
Parmi les propositions opérationnelles du RLM, le premier objectif concrétisé a porté sur la
connaissance du niveau moyen de la contamination chimique dans la zone de dilution des
apports polluants affectant la partie marine de la zone côtière (champ moyen), en utilisant un
organisme biointégrateur notamment les moules (Stellio, 2005).
2.12 Le choix des moules comme bio indicateur
Dans le cadre de suivi de l’évolution de la qualité des eaux marines, les démarches
physico-chimiques sont primordiales car elles informent sur la présence, la nature et la quantité
des contaminants. Comme les organismes aquatiques sont en constante interaction physique, chimique
et biologique avec leur écosystème, l’étude et l’évaluation d'une contamination quel que soit sa source se
base donc sur le choix d'organismes bio indicateurs (Pichaud, 2005), qui indique non seulement des
changements environnementaux, mais fournit également des informations au sujet de l'intensité
d'exposition à certaines substances par des réponses "mesurables", physiologiques, biochimiques
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Biosurveillance des métaux traces chez deux espèces de moules (Mytilus galloprovincialis (Lamarck 1819) et Perna perna (Linnaeus 1758)) dans le littoral algérois: - 28/82

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